LANGUE FRANQUE
Oraison dominicale.
Faterunser, thu in himilonbisl, Pater noster, qui es in cœlis, Giuuihit si namo thin ; Sanctificetur nomen tuum ;
Quœme richi thin ; Adveniat regnura tuum ;
Uuerde uuilleo thin, sama so in Fiat voluntas tua in ccelo et in hiraile endi in erthu. terra.
Broot unseraz emezzigan gib Panem nostrum quotidiannm da uns hiutu : — Endi farlaz uns nobis hodiè : — et dimittenobis scuîdhi unsero , débita nostra,
Samo so uuir farlazzan scolom Sicut nos dimittimus debitoribus unserem. — Endi ni giledi nostris. — Et ne nos inducas in
unsih in costunga. tentationem.
Auh arlosi unsih fona ubile. Sed libéra nos à malo.
Amen. Amen.
fl) Litanies de l’abbaye Sainte-Marie de Soissons, recueillies par D. Mabillon. Vetera analecta. Edition in-12, 1676. T. 2, p. 687. — Le clergé et la magistrature soutenaient la langue latine contre l’idiôme des Francs. Mais il leur fallait faire des concessions au temps qui détruisait la langue de l’ancienne Rome. Les litanies de Soissons nous montrent l’article le remplaçant le latin nie. Seulement il revêt encore une forme barbare ; il subit une désinence de transition. De lo , et de los on fera bientôt le et les
(2) V. le Symbole des Apôtres et celui desaint Athanase dans le t. 1, des Actes de la province ecclésiastique de Reims, p. 654, qui nous donne ce t^'xte.
Mots et noms Francs ou Gaulois admis dans des textes latins.. — 800-842.
.... De Lingonis ad Bissancion villam partis Burgundiæ. 802. — Capitul. Baluse, t. i, p. 377.
g .XI. De Meziban, id est de latrone forbannito.