Capit. t. i, p 667, g
(1) Il s’agit du costume des moines, auxquels on permet de porter des gants et des moufles en été et en hiver.
.... In salva, quæ vulgo vocabulü Dervus dicitur. — Super fluvium Barsan. — In fluvio Barsith.
Galliæ Christiana. Monasterium Arrimarense (dioc. de Troyesj, 857 et 864.
Acium in Engilenheim palatio,
841. Édit de Lothaire , relatif à Ebon , archevêque de Reims (Ij.
LANGUE ROMANE. — LANGUE BANQUE. — IXe SIÈCLE.
Serments de Louis-le- Germanique et de Charles-le~
Chauve. (2)
Anno Dominius Incarnationis d. ccc. xlii, xvi kalend. martis Lodhuuviciis et Karolus in civitate, quæ olim Argenta ria vocabatur, (nunc autem Strasburg vulgo dicitur) convenerunt et sacramenta , quæ subter nolata sunt Lodhuuvicus Romanâ , Karolus verô Teudeceâ linguâ juraverunt. At sic ante sacramenta circumfusara plebem aller teudiscâ aller romanâ linguâ alloquuti sunt. Lodhuuvicus autem , quia major natu, prior exorsus sic cœpit.
Sacramentum Lodhuuvici : — {Langue romane.)
Pro Deo amur, et pro Xristian poblo et nostro commun salvament, d’ist di en avant, in quant Deus savir et podir me dunat, si salvarai co cest meon fradre Karlo, et in ajudha et in cadhuna cosa, si cum om per dreit son fradra salvar dist. in o quid il mi altresi fazet ; et ab Ludher nul plaid nunquam prindrai, qui meon vol cest meon fradre Karle in damno sit. (5).
(1) A cette époque, on ne trouve plus de textes latins aussi barbares que ceux publiés ci-dessus. La langue latine est devenue une langue savante; les clercs seuls en font usage. Elle constitue le langage officiel , compris en tout lieu par les fonctionnaires. Mais le peuple ne l’entend plus. — La race Gallo-romaine parle roman. Les Francs parlent la langue Franque. 11 fallait donc posséder trois idiomes distincts pour être officier du roi ou prêtre.
(2) Nithard, recueil des Historiens des Gaules et de la France. D. Bouquet, t. 7.
(3) Traduction littérale. — Pour de Dieu l’amour et pour du peuple chrétien et le notre commun salut, de ce jour en avant,
Sacramentum Karoli. {Langue franque.)
In Godes minna, ind durch tes chrislianes folches ind unser bedhero gealtnissi, fon thesemo dage frammordes so fram so mer Got guerizei indi madh furgibit, so hald in lesan minan bruodher (Ludliuuige) soso man mit rehta senan bruoder seal , inthi ut hazermig soso maduo. Indi mit LuUierem inno theinni thing ne gegango, zhe minan vuillon imo ce scadhen vuerhen (1).
Sacramentum populin {Langue romane.)
Sé Loduuigs sagrament, que son fradre Karlo jurât, conservât, et Karlus, meos sendra, de suo part non lo stanit ; si io returnar non Tint pois, ne io, ne neuls cui io returnar int pois, in nulla ajudha contra Lodhuuig nun li iver (2).
Sacramentum populi. ( Langue des Francs.)
Oba Karle thea eid, then er sine mo bruodher Ludhuuige gesuor, geleisteit, ind Ludhuuvig, min herro, then er imo gesuor forbrichit, ob ih inanes arwenden ne mag, noh ih, noh thero thun hes iruvenden mag imo ce follusti widhar Karle ne virdhit f5).
en quant que Dieu savoir et pouvoir me donne, assurément sauverai moi et mon frère Charles, et en aide et en chacune chose, ainsi comme homme par droit son frère sauver doit, en cela que lui à moi pareillement fera : et avec Lothaire nul traité ne onques prendrai, qui à mon voloir à ce mien frère Charles en dommage soit. — Rajnouard : Troubadours, t. 2, p. 3. Voici le premier monument de la langue romane. Comme on le voit, chaque mot a sa racine latine. On rencontre encore des mots latins intacts, des tournures de phrases latfnes. C’est le roi des Germains, qui prononce la formule romane. Le roi de France parlera franc pour être compris des soldats allemands. Les deux races, qui n’ont pu se fondre, vont se séparer pour toujours.
(1 ) Ce serment répète mot à mot celui prononcé par Louis-le- Germanique : la traduction en doit être la même.
(2) Ce serment est celui prêté par les sujets de Charles-le- Chauve, roi de France. En voici la traduction : — Si Louis le serment, qu’à son frère Charles il jure, conserve, et Charles mon seigneur de sa part ne le tient, si je détourner ne l’en puis, ni moi, ni nul, que je détourner en puis, en nulle aide contre Louis ne lui irai,