‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 11 sur 66 · Chez quatre, point d'hydropisie des · texte numérisé non relu

Chez quatre, point d'hydropisie des

tricules ; ; mais un épanchement à la surface. hé ières et à la base du cerveau. were

4°. Chez un seul, point d'hydropisie de s, Ne ticules, mais un FRARENEPAERE sur un seul À smisphère.

2, 59. Sur huit enfin, nous n avons a as: KrOUX “dk

plus légère trace d'épanchement,

Cinq malades nous ont offert j d'uneseule pupille ; chez: quatre d’e avait un épanchement dans les deux Venturi et chez, le cinquième un épanchement dans le entricule du côté opposé à la dilauution.

Si l'on räpproche de ces résultats toutes les ob- -servations d'arachnitis, avec épanchement, où l'on n'observe point la dilatation des pupilles

(83) on se persuadera encore davantage, que l'on ne doit pas avoir une confiance trop pus dans ce symptôme, et qu'il ne faut pas croire qu'il existé un épanchement, par cela seul qu'on trouve les pupilles dilatées. Cependant nous fe xons rémarquer que ce phénomène est beaucoup Plus fréquent dans l'arachnitis de la base oùl’hydropisie des ventricules est presque essentielle, bien que l'on trouve encore de nombreuses ex= ions,

Nous allons présenter un tableau qui fera enibrasser d'un coup-d’œil, le résultat que nous venous d'offrir, et d'où l'on pourra conclure , que Ja dilâtation des pupilles (1) n'a pas un rapport constant, essentiel, avec un épanchement soit dans les ventricules , soit dans toute autre partie.

a) Vaulant faire suivre de quelques histoires particulières ; chacun des symptômes dont nous essayons de donner ici la thévrie ; nous ävons pensé qu’il serait plus convenable de ne présenter que des extraits de ces observations ; le chapitre de h dlisique renfermant un nombre plus que suffisant de faits complets dans lesquels vu poutra prendre ane idée précise des frmes dont est susceptible dé se revêtir l'arachnitis.

(85) forteet vigourense, entre xl'Hôtel-Dieu le 15 juil Jet 1818:

+. On n’a que: des renseignemens vagues et incertains sur son état, ayant son entrée à l'hôpital ; il. paraît cependant que depuis long-tems elle éprouvait des anxiétés, du malaise, des lassitudes spontanées, du dégout pour toute espèce. d'exercice, des douleurs vagues dans les jambes et le dos, une céphalalgie très-vive ct, continuelle. Ces symptômes augmentant chaque jour d'intensité, li douleur de tête surtout étant portée. aù point, de \développer du délire, on prescrivit un émétique.

Après. Je vomitif, Ja céphalalgie devint plus forte ;. le délire augmenta, il y eut des mouvemens convulsifs dans les membres.

— Ces accidens durèrent trois jours, sans qu'on leur opposät le moindre traitement; ce ne fat quelle quatrième , que deux saignées furent pratiquées ;.ce jour-là, elle entra à l'Hôtel-Dieu ; elle était alors dans l'état suivant : Face pâle ei décolorée, langue humide sans rougeur, ventre souple, sensible, très-douloureux à la pression, surtout daps la région épigastrique et dans la fose iliaque droite; respiration génée, stértoreuse, plus. fréquente que dans l'état naturel, parfois soupirs profonds; poitrine. sonore, dans tousles points ; pouls lent, plein, fort errégulier ;

contraction des extrémités supérieures, crampes momentanées dans les doigts, soubresmuts dés tendons; yeux larmoyans , conjonctivesrouges et injectées, pupille du côté droit contractée ; celle du côté gauche dilatée, Yune ct l'aûtre immo bilés ;strabisme des yeux en dehors ; profond assoupissement; plaintes continuelles; les pau pières lentr'ouvertés laissent apercevoir Ie globe oculaire renversé ‘en haut ; chaleur peu élevée; peau souple, recouverte d'uné sueur peu abondante, et légèrement visqueuse.— Douze singsues de chaque côté du cou et douze sur le ventre, Mort dans la nuit.

Ouverture du cadavre. — Toute l'arachnoïde, qui tapisse la face supérieure ainsi que les parties latérales des hémisphères cérébraux, était épaisse, opaque et plus dense que dans l'état naturel. Lavée avec soin, cette membrane conservait un aspert laiteux et blanchâtre ; une couche purulente fort épaisse était uniformément répan dué entr'elleetla pie-mère, en même temsqu'elle était infihrée dans les mailles de la séreuse. L/a= rachnoïde des venticules guine conténaientrien nous parut saine, non grunulée, enfin dans son état naturel

Le cerveau et le cervelet avaient leur consistance ordinaire,

Les organes renfermés dans le thorex étaient parfaitement sains.

On ne trouva aucune trace d'inflammation Re rétanet <1 wc smart L x s

Verte -æ AUITIÈME nine LEE

Arachnitis dé la base. — Contraction d'une pupille ; dilatation de l'autre, puis difatation des der. — Epanchement abondant dans les dux ‘ventriculér:

Un enfant de dix'ans, qui avait toujours joui d'üné bôtine'santé, se plaignit, tout à coup, de lassitude générale ét de douleurs dans Le dos ; 1x tête ete ventre; une médécine futadminisirée, mais n'améliora pas sa position ; au cinquième jour; ‘il survint du délire, de la fièvre et d'autres accidens.

Le sixième jour, céphiulalgié; loquacité, délazation des deux pupilles, agitation continuelle des membres supérieurs.

Le septième jour, même état.—Vésicatoire à la nuque, émétique.

1 Le hüitiëmne jour, loquacité, assoupissement ; paralysie de la paupière supérieure gauche; yeux fixés, pupille drotte contractée ; pupille gauche Targénient dilatée ; ventre balloné ; douloureux ; ünstipatiôi ; pouls petit ; fréquent. = Sangsues sûr | ; Sinnpismés.

"Le dehviëme jour, assoupissement plus con Bfaérabléh; eux dirigés en haut, dilatation des

(88°) deux pupilles qui sont insensibles à l'action de Ja lumière; mouvemens convulsifs des masse ters; lèvres fuligineuses; constipation; ventre rétracté ; pouls petit; fréquent. Mort dans la journée.

Ouverture du cadavre. — Cinq onces de sérosité légèrement lactescente, € HER nie les venwicules du cerveau,

L'arachnoïde de la base était épaissie; änfiltrée d'albumine demi-concrète et présentait. des traces manifestes d’inflammation.

Rien de particulier dans les autres cavités ,15i cén'est un peu de rougeur du canal digestif.

(Mitvié, Dissertation.)

NEUVIÈME, ONSERVATION:,

Arachnitis de la base. — Dilatation inégale des deux pupilles. — Epanchement abondant dans les deu “éñtricules.

‘Un enfant de trois ans, entre à l'hôpital pour une. angine gutturale,: un catarrhe, intense, et quelques symptômes cérébraux. légers. Obséryé plus particulièrement le sixième jour. de son entrée ; il était, dans, l'état snivant : Coma profond, rigidité très-forte des, membres,/plus grande à droite qu'à gauche; paupières à demi= formées; globes des yeux tournés en haut et:en

C8) dedans ; pupilles très-dilatées, immobiles rigidité des mâchoires, peau chaude et brülante ; respiration bruyante ; pouls fréquent; dur, ir régulier. — Glace sur la tête, sinapismes, vésicatoire au vertex.

Le huitième jour, même état que la *éllé.

— Quatre grains d'émétique , layement purgatif.

Le neuvième jour, les pupilles toujours dila- 1ées recouvrent leur mobilité ; rigidié des mémbres moindre à droite qu'a gauche.

Au dixième jour, la pupille gauche est beau coup plus dilatée que la droite; cris plaintifs. Cet état persiste jusqu'à la mort qui arrive le lendemain. Û

Ouverture du cadavre. — Quatre onces au moins de sérosité , réparties également dans les veniricules latéraux.

Infkimmation de l'arachnoïde dans le voisinage de la selle turcique, entre Ja protubérance aunulaiveet le,carré des nerfs optiques; elle est couverte dans tous ces points d'une concrétion AHibiiauss, = l'épaisseur de trois à quatre lignes:

tps di5s la substance “ip cer:

veau

L'Qbelqués:tabercules dans les poumons. .

(Observation recueillie par le docteur Moulin.) … 85. Contractions des pupilles. — Elle vient

C9) confirmer ce que nous avons avancé relativement à la dilatation. Même incertitude sur Ja cause réelle, et même variété dans: les altérations organiques:

Neuf malades nous ont offert cetté contraction sur les deux pupilles; chez six, il existaitun épanchement séreux dans les deux ventriculés, tandis que cher les trois autres; nous n'avons pas trouvé la moindre wace d'épanchement.

Dans deux cas, la contraction des pupilles n'ént lieu-qué d'an seul côté, quoique les deux ventricules fussent également pleins: \

Enfin, nous avons vu quatre fois an épañchement, dans les deux ventricules, corresponidre à des alternatives continuellés de dilatation et de résserrement. Dans tous ces cas, il y avait en outre du pus sur la convexité des ms hémisphères.

Ces derniers résultats touchant l'état mn. con traction des pupilles, rentrent essentiellement dans ce que nous avons dit de la dilatation ÿret sont une nouvelle preuve de l'inconstance derces deux symptômes auxquels on ne doit pas donner top de confiance, à moïns que l'ensembletdes phénomènes ne soit en rapport direct avec eux

‘est principalement dans la premièré péridde de l’arachnitis que l'on doit s'en méfier; car alors il y a moins de probabilité pour le dilatation et plus pour la contraction.

(ai) NEUVIÈME TABLEAU.

DE LA coxrRacHon DES PURES, MISE EN PARALLÈLE AVEG LES ÉPANCHEMENS CÉRÉDRAUX,

dans les. deux entricules latéranx, . « .

Coutraclion des deux pupilles, Contre te le papilles sroé au

Arrmire de contraction cHaililéten des papilles: ae épanchement dans les deux ventricules. ; - ; , .

Page 1