‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 19 sur 66 · RIGIDITÉS · texte numérisé non relu

RIGIDITÉS

PanALYSIES . »

Convuzsions., | di côté opposé des contractüres, DÉVIATIONS .. rigidités et paralysen

(ri) "ARTICLE I.

. Traitement (+).

98. Si le travail que nous venons de présenter sur l’arachnitis a accéléré son diagnostic et jeté quelque jour sur sa véritable nature, il doit être plus facile d'en diriger le traitement et de remplir les différentes indications qu'elle peut offrir. |

Pourquoi faut-il que dans cette affection, plus

emment encore que dans 1outes les autres, le médecin soit souvent réduit à n'être que le spectateur des ravages rapides de la maladie, sans pouvoir en arrêter la marche, ou même en ErAÿEr. quelques symptômes.

‘Cependant, comme tous les sujéts attaqués

W'atichnitis ne paraissent point irrévocablement tondamnés à ln mort, et qu'il Semble que les Moyens mis en usage peuvent et doivent réussir,

(x) Nous ne prétendons pas traiter ici de tous les moyens qui ont été proposés contre l'arachnitis; nous voulons seule— ment poser les bases d'un traitement rationnel, D'un autre part , nous n'entrons pas dans Les modifications que néces- Btent les diverses complications de ls maladie qui nous oecupe ; les méthodes thérapeutiques qui leur sont particulières, se lrouvant amplement développées dans les ouvrages qui Waïteot de cette branche de T'art.

(112) d'autant plus souvent que la maladie sera plus promptement reconnue, et combaltue par dés agens convenables, voyons ce que l'art prescrit dans ces circonstances, et rappelons auparavant, qu'en aucun es, le précepte principiis obsta, u’a été d’une plus impérieuse nécessité,

Dans l'ordre à adopter pour l'exposition de ces moyens, nous commencerons, par les. plus efficaces, en traitant ensuite successivement cha cun d' eux, suivant son importance particulière; nous appuierons également sur l'époque et la période de la maladie, où il convient davantage de les employer.

99. Saignee. — La saignée est, sans contre dit, le moyen le plus puissant et sur lequel il faut principalement compter dans le traitement de l’arachnitis; elle est surtout utile, au moment de l'invasion, chez les sujets jeunes, forts er vi: goureux, chez lesquels on remarque des symp= tômes de pléthore où de congesjion vers’ les extrémités supérieures ; l'action de la saignée est toujours d'autant plus marquée et plus sensible, qu'elle est faite par une plus large ouverture, qui opère en peu de tems une déplétion sue bite, et amène un état voisin de la syncope; nous avons eu plusieurs fois l'occasion de yérifier l'avantage que l'on pouvait obtenir de cette espèce de défaillance, qui a fait cesser comme

Cu) par enchantément des céphalalgies atroces, .ac= compagndes de divers accidens, qui tous, poubee faire craindre l'invasion prochaine de

'arachnitis, si déjà ils n'en caractérisaient pas Er

Nous ne doutons nullement des bons effets qu'on pourrait obtenir, en ouyrant deux vcines différentes 4 la fois, pour avoir dans le. même espace de, tems une plus grande quantité de sang ; les faits que nous possédons, ou dont nous avons été témoins, sont en trop petit nombre, LITRES puissions les citer à l'appui de notre opinion; nous n'avons vu réellement que de simples essais, mais qui sont suffisans pour mous permettre d'avoir sur eux des idées fixes , surtout lorsque nous en rapprochons les succès constans et presque inespérés que nous ayons obtenus.ayec cette, méthode, dans quelques

es de la poitrine,

Es il une région que l'on doive choisir de préférence, pour pratiquer la saignée? Les faits observés par nous mêmes n'ont point été assez

, pourquenous puissions avoir sur ce sujet

des données bien certaines; car, par un hasard singulier; Ja saignée du bras a été. presqu'exclusement mise en usage, chez Jes malades dont nous rapportons les histoires ;.elle a été plusieurs fois, il est vrai, couronnée de succès, mais quel

Cu) '

ques faits particuliers qui nous sont propres, et qu'il nous a été possible par cela même d'ébserver avec plus d'attention, nous ont prouvé que la signée du pied avait une action beaucoup plus promple, et que son effet était plus tran- <hé, ce qui nous engage à lui donner la préférence; nous ne sommes pas d’ailleurs les près miers qui aient fait ces remarques, sur l'effica= cité plus grande de la saignée du pied dans ces sortes de circonstances ; la pratique particulière de plusieurs médecins célèbres, qui én orit été surpris tout comme nous, confirme ce que nous avançons ici; elle est encore conseillée par tous les bons observateurs qui ontécrit sur les coñges* sions cérébrales et les autres maladies de la tête.

Peut-on recourir à la saignée de la veine jne gulaire, ou des ranines, ou même à la section des artèrés temporales et frontales, cémnie où le faisait autrefois, et comme le conseillent presque tons les anciens? Quoique nous ayons vu prati= quer toutes ces saignées, excepté celle des ra nines, noùs ne pouvons rien dire de positifà cetégard, rien qui puisse être appuyé sur un nombre suffisant d'observations ; nous pouvons assurer que la section de l'artère frontale, oude la temporale, n'est pas sans efficacité dans lés congestions cérébrales, mais nous ignorons ab= solument jusqu’à quel point on peut y compter,

et sielle a sur les autres snignées tn avantage bien tranché et bien réel. Nous sonimes plus

avancés sur la saignée de la jugulaire, nous l'avons vu pratiquer dans plusieurs circonstances, nous l'avons même va épétér jusqu'à deux et trôis fois chez le même sujut, mais toujours imfrüctiensement; nous ne croyons pas pour Cela qu'il faille y renoncer entièPëment ; mais la difficulté qu'on éprouve à lupratiquer, la compréssion qu'il faut exercer sur le coù pendant et après l'opération, nous donné pour elle de la répugnance. :

Al est impossible d'indiquer d'une manière précise, le nombre d'évacuations sanguines géné. rales qu'il est nécessaire dé faire dans le cours d'anearachnitis, et Ja quantité de sang que l'on doit tirer à chaque opération ; ceci est entièrement subordonné à la constitution et à l’âgé du malade, à l'intensité de la maladie, à la force et à T4 diréction de La congestion, ét à mille autres circonstances qu'il'est impossible d'indiquer où de prévoir, On peut dire, en général, que les

‘sontutiles que dans la première période et'dans le commencement de la deuxième ; c'est alors qu'il faut les répéter autant de Vois qu'elles paraissent indiquées, et se garder de perdre envessais et èn ‘1atonnémens uit tems précieux; Une faut guère compter sur elle à la

fin de la seconde période, et encore moins daus la troisième. Si cependant il survenait encore dans le cours de ces deux dernières, quelques symptômes de pléthore générale, comme cela arrivé quelquefois, il faudrait y avoir recours, non dans la conviction de sauver le malade, mais dans l'intention de ge gner du tems et de prolonger son existence; encore faudrait-il attendre qu’elle fûtmanifestement indiquée. Si cette pléthore n'était que lo= cale, il faudrait recourir de préférence aux irritans inférieurs, et s'ils ne suflisaient spas, taux saignées locales, c'est-à-dire, aux sangsues.

Quelques praticiens font usage de la saignée générale chez les jeunes enfans; nous pensons que l'on peut très-bien débuter par elle, toutes les fois qu'ilssont forts, bien constitués, et que celle-ci est ménagée avec prudence.

100. Sangsues. — Quoique les saignées générales doivent faire la base du traitement de l'a: rachnitis, il faut convenir cependant, que les saigaées locales, principalement celles que l'on obtient par le moyen des saugsues, offrent des ressources trop précieuses pour qu'il soit permis de les négliger; c'est surtout chez les enfans, chez les sujets fables, sans énergie, chez éeux sur lesquels on a déjh employé les saignées gé= uérales, et auxquels on ne peut, sans inconvé=

nient, tirer une trop grande quantité de sang, qu'elles conviennent. Le lieu de leur application est ordinairement le cou, les tempes, la nuque, et le derrière des oreilles. Le nombre qu'il faut appliquer varie beaucoup, à raison de l’âge et de la force du sujet. Chez les très-jeunes enfans, quatre! à six sangsues derrière chaque ‘oreille procurent un dégorgement suffisant; chez un sujet de dix ou douze ans, on peut en mettre jusqu'a huitoudix de chaque côté; etchezun adulte on peut porter leur nombre jusqu'à quinze et vingt, etmême au-delà, sans inconvénient. Dans Ja plupart des cas, une seule application ne suffit pas, aussi faut-il les renouveler autant de fois que des accidens persistent, surtout lorsqu'ils semblent tenir à une congestion. Nous avons observé un grand nombre de malades chez les— quels on avait appliqué de cette munièré, dans l'espace de quatre jours, jusqu'a cent et cent Lrente sangsues.

Nous dirons des sangsues, ce que nous avons dite la saignée générale, qu’on peut les laisser couler jusqu’à la syncope; mais de mème quepour la saignée générale, on ne doit y avoir confiance que dans la première période, lorsque rien n’annonce des désordres organiques, au-dessus de tonte espèce de moyen.

Les précautions, qu'exige l'application des

(u8) sangsues, nous portent à croire qu'on en rétirera de bien plus grands avantages dans la pratique particulière que dans les hôpitaux, où mille cir= constances se trouvent réunies pour orrpédher d'apprécier leur véritable action. Que d'atten= don ne faut-il pas, en effet, de la part des nssistans ? La quantité de sang ne varie--elle pas, suivant que les sangsues sont grosses ou petites, suivant qu’elles se remplissent complètement} ou que la plupart tombent immédiatement après avoir piqué la peau, suivant que le saignement des piqûres qui en résultent , est entretenu avec soin ou qu'il est négligé? Leur action ne varie= t-elle pas encore, suivant qu’elles sont a] quées sur telle partie ou sur telle autre?

que bien monté que soit le service d'un hôpital, jamais on ne parviendra à un résultat certain, qu'on peut tout au plus espérer chez un malade opulent qui concentre sur lui les yeux etats tention de tous.

Au reste, il est extrémement important chez les sujets un peu forts, de faire précéder ces sai gnées locales, d'une ou de deux saignées géné= rales ; sans cela, elles augmentent la congestions à moins qu'elles ne soient elles-mêmes extrème= ment abondantes.

Les sangsues sont encore très-avantageuses , et remplacent très-bien Jes saignées générales, lors—

Car9°) que l'arachnitis survient h la suite de la suppression d’un flux quelconque; ee de rappeler.

Cher lesadultes, Jacquet emble des symptômes fait présumer que c’est l'arachnoïde, de la convexité du cerveau qui est enflammée, on pent avec beaucoup d'avantage appliquer une calone de sangsues sur le sommet de la 1ète.

Nous avons vu cette méthode produire de mer veilleux effets, dans les mains de M. Récamier praticien si riche moyens thérapeutiques ; nous avons pu encore apprécier son efficacité chez une femme qui, à la suite d'un coup àx la tête, avait été immédiatement plongée dans un coma Ë '

101: Searifications. — Quelques médecins ont proposé de faire un grand nombre de scarifications sur la tête préalablement rasée ; nous n'avons jamais vu mettre en usage ces scarifications, mais nous pensons que Ja facilité avec Ja

quelle on peut appliquer des sangsues sur cette région, peut faire négliger en leur faveur éerte méthode.

403: ere: — Les ventouses wo ge gées dans la médecine actuelle, peuvent être d'un grand secours dans l’érachnitis, lorsqu'on les emploie conjointement aveclesautres moyens; elles sont surtont utiles &hez les sujets frèles.

Cu20)

déliçats, qu'on ne peut affaiblir par des évacuatianssanguines ; et qu'on ne veut pas WOp tôûrmenter par des irritans extérieurs; on) put muhiplier leur application d'une manière en quelque sorte illimitée ; c'est aux tempes, aux parties latérales ct postérieures du cou, surda poitrine et les épaules, qu'on les place dans ces circonstances; à défaut de sangsues, elles peuvent, en quelque sorte, en tenirlieu, surtout lorsqu'on a soin de faire quelques mouchetures à la peau, ayant leur application; jamais, ce» pendant, elles ne les remplacent complètement:

103, Pédiluves. — Immédiatement après le saignée, et souvent même pendant l'application des sangsues, il faut employer les bains de pieds, soit simples, soit rendus plus irritans par l'addition de la moutarde, du sel, ou de l'acide hydrochlorique, 3

Le baingde pieds ordinaire se donne à la tem= pérature de vingt à vingt-quatre degrés; sa durée est alors d'une demi-heure à trois quarts d'heure; il augmente le calibre des veines evdes artères, et, dérivant le sang qui se porte aux extrémités supérieures ; il procure un soulage= ment assez constant.

L'action lente et peu marquée de ce bain, fait qu'il n'est véritablement utile que dans le cas! dé simplé-congestion. Lorsque les accidens sont

(ri) graves, il faut peu compter sur lui. En élevant la température, on obtient un effet dérivatif plus prompt, et surtout plus intense; la sensibilité particulière de chaque individu, qui varie à V'infini, fait qu'il est impossibile de déterminer, méme d'une manière approximative, jusqu'où doit être portée cette température. En général, il faut qu'elle soit assez haute pour rougir fortementla peau, sans faire éprouver au malade une sensation pénible ; on remplit facilement ces deux conditions en plongeant les pieds dans l'eau tiède, que l'on réchauffe ensuite graduel- Jement, en y ajoutant peu à peu une quantité suffisante d’eau bouillante; portée à cêtte tem pérature, on ne doit y laisser le malade que dix à douze minutes, et ne point élever l'eau audessus des malléoles. On complète l’action déri= vaüve du bain de pieds par l'addition de subslances âcres et irritantes, comme le sel, la farine de moutarde ; où l'acide hydrochlorique ,'dans Ja proportion de deux poïgnées de sel, d'une livre de moutarde, et de deux ou trois onces d'acide, sur huit pintes d'eau. On ne réunit point ordimaîrement ces substances, on choisit pour l'usage l'une ou l'autre: L'eau dans laquelle on a ajouté du sel, ou de l'acide hydrochlorique, peut resserviran grand nombre de fois ; il n'en’est pas de même de celle dans laquelle on ‘a joint la mou-

tarde, qui perd par l'action de lachaleur, sa pro priété excitante. Comme il n'est pas toujours nécessaire d'employer huit pintes d'eau pour | un simple bain de pieds, il faut avoir soin | lorsqu'on en diminue la quantité, de réduire | dans la même proportion les substances qu'on y ajoute.

La puissance exwrêmement active de çes derniers bains, fait qu'on ne peut les employer que deux ou trois fois, tout au plus, dans la journée, et ny laisser les pieds que l'espace de huit à dix minutes. Si les bains simples sont moins actifs} ils ont au moins l'immense avantage de ne pro duire jamais d'excoriations et de pouvoir être répétés autant de fois qu'ils sont jugés nécessaires, On peut rendre leur action en quelque sorte permanente, en enveloppant les pieds, dans l'in: tervalle d'une immersion à l'autre, de linges trempés dans de l’eau wès-chaudé ; c'est princi= palement lorsqu'on tient constarament des réfi= gérans appliqués sur la tête, que célte excitation simultanée et continuelle des pieds, mous a paru avantageuse. C’est pendant le cours della première et au commencement de la seconde période, que ces moyens trouvent particulière= ment Jenr application.

104. Sinapismes, — Les sinapismes ont absolument le même effet que les pédiluves, ‘avec

Cue3) cette différence cependant, qu'agisant avec beaucoup plus d'intensité, ils déterminent sou ventune réaction générale qui favorise la congestion, alors même qu'on veut la diminuer.

Pour éviter cet inconvénient attaché & l'usage des sinapismes, il faut faire beaucoup d'attention à la constitution du malade et à l'époque de la maladie où on les emploie.

En général, ce n'est pas par ces derniers désivaufs qu'il fant débuter chez les personnes fortes, vigoureuses, sanguines, et qui présentent une réaction vive; il est indispensable chez elles, decommencer par des évacuations san guincs, proportionnées à l'intensité des accidens, etpar les bains de pieds ordinaires, et recouriren= suite aux singpismes, lorsqu'on peut raisonna= blement les employer, sansrien craindre de leur action.

Les sinapismes exigent encore quelques mo= difications, dans leur usage, chez les personnes d'une sensibilité exquise , où qui ontune grande mobilité nerveuse; c'est chez ces personnes surtout, qu'il faut évitera douleur trop vive qu'éxcite ordinairement l'application prolongée de ce genre de stimolant ; aussi devra-t-on les retirer aussitôt que la peau commence à rougin; on peut encore modérer l'action de ce opique ,soit.en unissant la moutarde à uné par-

tieplus on moins considérable d'uncorps muci- | lagineux, soit encore en interposant entre luiet | la peau un tissu léger, comme serait un lingé ou | une mousseline wès-claire; ces deux dernières

- méthodes nous paraissent mériter la préférence, parce qu'en diminuant la violence) du moyeñ, elles lui laissent toutes ses vertus, et en petmettent l'action pendant un -1ems pour ainsi dire illimité,

Malgré l'usage généralement reçu, nous n'approuvons pas l'application des smapismes: à la plante des pieds, parce que, déterminant sou vent des excoriations et des phlyctènes, ils pri vent alors de la ressource des pédilaves ; qui, agissant presque instantanément, sOnt toujours nécessaires; mais nous pensons qu'il faut les promener sur les jambes, au-dessus des male Jéoles, et sur l'un et l'autre genou.

105. Vésicatoires. — Les vésicatoires, dont l'action est absolument semblable celle des sinapismes, et qui n’en diffèrent que par la perma= nence et l'intensité plus grande de leureffet} exigent dans leur emploi, les mêmes précautiôns que nous avons indiquées relativement à ces der niers ; communément on en metun où deux) aux cuisses, et l'on.a soin de les faire suppurerston les applique encore aux tempes ; à la nuque, et même sur tout le sommet de la tête préalablement

Cu25)

rasée. Nous ne pouvons pas dire jusqu'k quel point peut aller la confiance dans les vésicatoires appliqués de cette manière ; car les circonstances dans lesquellesils ont été employés devant nous, sont trop peu nombreuses etnullement concluan- - 1es; cependant, comme nous avons vu des accidens éminemment cérébraux, dissipés par une calotte de vésicatoire, nous pensons quecemoyen neserait pas sans influence, dans l’éminence de la maladie, et peut-être méme dans une époque plus avancée, dans le cours de la période comatense , si toutefois il existeencore quelque chance de succès. Mais comme dans ee.cas on cherche x obtenir une irritation, tout à la fois vive et prompie, et que les vésicatoires ordinaires agis= sent avec beaucoup de peine sur le euir chevelu, nous pensons qu'on leur substituerait avec avantage la pommade Fee proposée par le docteur Gondret.

106. Purgatifs. — Dans une maladie aussi graveique J'arachnitis, et qui exige, des moyens aussi prompts, il w’est pas de région du corps qu'on ne doive irriter pour tâcher d'y faire converserles efforts de la vie, et empêcher ainsi qu'ils ne se concentrent sur, l'organe menacé ; c'est ce qui doit engager à ne pas rejeter certainessubstances qui, appliquées sur le eanal intestie nal, y produisent des cllcts analogues x ceux

de ces moyens, en 7 joignant quelques 4 d'une des résines drastiques; ces

d'tutantplus indiquées, Te tems à combattre la constipation,

si constant chez les sujets affectés dti et à dissiper l'influence que l'embarras dx'etfil intestinal pourrait alors opérer sur le cervéau. S'ilexistait dé la diarrhée où d'aûtres Signes de phlegmasié de la muqueuse” guétro-intéstinale, on doit bién penser que ces divers moyens ne pourraient point étre misen usage. Les

sont uné des méthodes les plus avantageuses pour administrer les purgatifs dans cette circons® tärice ; aussi ont-ils été employés de tout téms; le vin PEN trouble , à la dose de quelques

(127) gros h une on deux onces, est en quelque sorte Ja formule banale pour ées sortès de cas; on peut très-bien le remplacer par un sel neutre, ou par une décoction de quelques gros deséné.

mous n'ayons jamais vn mettre en usage dans l'arachinitis, L'emploi continuel de l'émétique en lavage, méthode qui a si souvent réussi à Desaut dans les plaies de tête, et qu'il nous soit par conséquent impossible d'en apprécier la valeur, nous conseillons fort de l’'essayer : qui oscrait mettre en doute l'efficacité d'un moyen regardé comme héroïque par deux hommes tels que Desant et Bichat? Nous ferons cependant observer, qu'il ne faut pas y avoir re= couts chéz les enfans, où il arrive fréquemment qu'ane phlegmasie gastro-intestinale simule une arachnitis; par cé mode de traitement on ne fo— rai iqu'augmenter la difficulté du ‘diagnostic. C'ésr aù calomélas que l'on doit donnee la pré férence dans ce cas, il n'irrite que très peu la muqueuse, et cependant il débarrasse souvent l'encéphale, en évacuant le canal intestinal qui dans cetté maladie," paraît toujours plongé dans un état d'inertie.

207 Application du Froid. A est un moyen dont on peut retirér les plus grands avantages , et quisécünde puissamment l'action de tous ceux dont nous nous sommes occupés jusqu'ici; ce

(8) moyen est le froid. Nous ne conn de cas, surtout dans la première. et.

période où il ne doive être employ

“constamment dans le voisinage do la p de, on explique son action en supp détermine une astriction, qui, se communiquant de proche en proche, des parties les plus superficielles de la peau, jusqu'aux organes empèche le sang d'y affluer ct d'y " des désordres que sa présence ne ne de déterminer,

Quoique l'action du froid soit utile br VE tes les périodes de la maladie, lorsque Ja con gestion cérébrale se renouvelle, elle n'a cependant une action bien tranchée , eusur laquelle on, puisse compter, que dans l'imminence des rachnitis, et dans sa première périodes) tion est d' autant plus marquée, qu’on ù simultandment les saignées et les dérivati dE qu agissent dans un sens contraire.

L'eau estordinairement la substance qui, peut avoir reçours à celte expression, S@et au froïd de véhicule, soit Le on Jemploie. seule, soit qu'on l'unisse au vinaigre On abaisse le pl qu'il est possible sa température, et à Taide & compresses qu'on renouvelle fréquemment , on l'applique sur les tempes, le front, et le sommet de la tête.

C9 ) L'action de ce moyen est presque. lojoutx constante, et \pour ainsi dire” instantanée; elle est agréable à Ja plupart des sujets, elle leur rend la connaissance, elle les soulage, evfait disparaître momentanément l’assoupissement, en même tems qu'elle calme la céphalalgie ; elle diminué encore sensiblement lu rougeur et: la chaleur du visage, ec vous les symptômes de congestion; c'est alors qu'on voities malades reve nirälleux-mêmes, etréndre compte de ce qu'ils éprouvent, mais si l'on discontinue. l'application du froid, ils FAST dans leur ape état Rat montut où le EE appliqué dé cette manière, ne produit plus d'effet, soit.que le malade s'y accoûtume, soit que le mul fasse dès progrès; aussi faut-il substituer à l'eau sim plemient réfroidie, de Ja glace pilée que l'on ap: plique immédiatement sur la tête, en! la tenant avecurliuge roulé en forme de couronne; où mieux encore ; en l’enfermant dns ane vessie qu'on ne lie que d'une manière fort lâche: à-fur età mesure que la glace se fond on lui en substitué de nouvelle. :

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