‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 20 sur 66 · Cataplasmes. — Ona Fiona et nous · texte numérisé non relu

Cataplasmes. — Ona Fiona et nous

avons vu employer un cataplasme tenu habituellement sur la tête ; les deux malades qui ont supporté cctte application ; n'en ont éprouvéni bien

croire que ce moyen n'est pas sans avoir tion néelle, et qu'il ne mérite. pros sans examen:

109. Nous tour nee tail, la série des moyens que l'on l'arachnitis, et sur Jesquels il faut, principale. ment compter ; ceux dontnous in ï tous occuper, quoiqne d'une ntilité ne sont pas moins. dignes Ide. PRO tion. +00 0

A peine est-il Rte rappeler quels diète la plus rigoureuse doit être sé at servée. ‘ Com +110: Toutes les boissons doivent être.

parmi celles que l'oua indiquées sous lenomde délayantes et dé rafralchissantes, telles-queila li. monde, le petit-lait doux; l'eau d'orge miellée et émulsionnée, l'eau de veau, de: poulet,.ou autressemblables, qui toutes peuvent se modifier suivant les circonstances et le goût. desymes

‘lades. LT

111. Dans l arachnitis comme düns toutes! les autres maladies de la tête, la position qu'il) faut donner. à celte partie; mérite une sérieuse attention ; il faut toujours la tenir élevée et dansun plan approcbant de laverticale ; on évite ; parce.

sujet supporte avec peine la lumière, lorsqu'il est agité, lorsqu'il est tourmenté par la fièvre, la céphalalgie, l'insomnie. On diminue parcette précaution. la plupart des accidens, et on des rend plus supportables; elle est surtout de rigueur lorsque la sensibilité extrême des yenx est le symptôme prédominant, ou le seal qui caractérise la maladie ; on conçoit que l'éloignement du bruit, que le silence auprès du malade , ele calme le plus parfait, doivent être derigueur: | - 14.Compression desCarotides --Enterminant ce qui regarde le traitement de l'arachnitis, nous ne devons pas passer sous silence, un moyen qui a été proposé par M. Blaud, de Beaucaire, et qui se trouve, consigné dans le soixante-deuxième volume de la bibliothèque médicale. >

Il consiste à comprimer avec force les deux ca= rotides, pour empêcher l'abord du sang vers l'or gûne affecté.

Ge moyen fort ingénieux qui fut Re & M. Blaud, dans un eas pressant où il ne pouait pratiquer une saïgnée fortement indiquée, mérite quelqu'attention. Voici les préceptes qu'il donne à ce sujet: Ou peut exercer la com= pression des carotides, en les rapprochant J'ane de l'antre, et en les appuyant fortement contre Ja partie inférieure des régions latérales da, la= rynx, avec le pouce et l'index chez les eufans,

(133) avetle premier de ces doigts et celui du milieu chez les adultes, ou bien en les comprimant d'avantén arrière avec le pouce et l'index, ou avec le pouce et le doigt du milieu, ou bien avec ce dernier et l'index, et en prenant Je fes die Fe sur la colonne Yertébrale.

Le premier procédé peut être employé A le malade est maigre ; que les carotides sont trèsapparentes, faciles à saisie, où que le larynx est peu proéminent ; Je deuxième est applicable aux individus gras, dont les carotides sont entourées d'un tissu cellulaire très-abondant,

Un effet constant de cette compression, a été une diminution très-grande dans la fièvre et la fréquence du pouls, ce qui à engagé M. Blaud à neila jamais prolonger au-delà de 50 à 60 se condes: !

| Au reste cette durée doit variernécessairement beaucoup}, suivant la constitution de, l'individu ex l'intensité des accidens. Ghez un individu vigoureuxy d'un témpéramment sanguin , ayant le pouls fort, plein, bien développé, elle peut être prolongée plus long-1ems que chez un sujet d'une constitution opposée; on doit aussi l'exercer pendant un tems plus long, lorsque

en mentcérébral est très-considérable, que lorsqu'il est modéré.

En général, il faut interrompre cette com=

C4) pression de tems à autre, et ÿ revenir à plusieurs reprises ;- -mêine lorsque lé com, Ja congestion. ras #FAQuE les autres acgidens,ont disparu, | \ 4 es Nous, partageons antiérement Je

voir de M. Blaud, et nous croyons; corime lui, que ce moyen ne peut être mp re © le début d'une inflammation cérébrale, :

le tissu n'a point encore éprouvé, notable; nous pensons. qu'il serait. purs qué,ssi l'affection cérébrale existait depuis quelque tems, et qu'il, pourrait. alors: ed des accidens font grave. la quete à

Quelque concluantes que soient : DRE 2 11 aspect, les. observations citées par M. Bland en faveur de ce procédé, nous pensons qu'il abe= soin d'être étudié de nouveau, pour qu'on puisse l'apprécier à sa juste valeur, et qu'on doit le placer | jusqu'à cemoment, parmiles autres moyens déntrous avons parlé, etsur lesquels il est, bon d'atires l'attention des, praticienss, Voici ya veste, lus observations Leu cite Arr db,ce pañode lraitement.… ualogam)

, StaÈNE rh neige . Var phpohan |

gro Age de.S anses demi rbitele ligente pour son âge, se plaint, le,26 juin 1848, àcinq heures du soir; de douleur dans Je bras

(135 ) gauche-eu dans. le côté de Ja face correspondant ; on s'aperçoiten même tems que les doigts.de la main affectée sont faibles et laissent échapper les objets que l'enfant veut, saisir; même état jusqu'hesix heures et démie; alors perte subite

lit, on ln secoue, on l'agite de toutes les manières, rien ne peut la retirer de J'assoupiséementiprofondoù elle est plongées

A huitheures, les imonvemens convalsifs cessent, D rnepeen Sr 5 et insensibilité

complètes.

AM Blaud, arrivé auprès de Fes, Sears desisymptômes saiväns +

Face colorée, rouge; animée; yeux à omis ouverts; fixes; rougédires; tuméfiés eb.comme poussés hors desvorbites; affection comateuse, résistant aux secousses les plus faites, au chatouillement; à la pression des parties les plus sensibles dela peau, aëxpiqres ; respiration précipiée(fo/inspirations par: EEE cart ‘qüent, 130), fort, pleih, développé; bauemen "violéntides artères temporales et.des | Res

C8) chaleur vive de la peiu;- moiteur générale:

M. Blaud ne pouvant à l'instant pratiquer la sais gnée, quoiqu'elle für fortement indiquée veut l'idée de comprimer-les curotides, enusant d'un des procédés indiqués plas haut ;cette compres=

- sion était exercée depuis dix-sept secondes; lors:

que toutla coup l'enfant s'agita ; et de Tam gauche saisissant celle qui exerçait la compres= sion , Jui fit bientôt lâcher prise ; après quoi elle retomba dns san assompissement ; on :compriria! de nouveaa les carotides;et.à la treizième ses conde ; l'enfant se mit brusquement: sur son séant; au grand étonnement de, tout: les assis= tns, ouvrit légèrement-les yeux , rappelansaæ mère à grands cris, se. débattit-vivement fer força encore d'interrompre la manœuvre ; elle resta quelques tems àsregarder /autoursd'elle d'un air étonné, appelant toujours sa! mère; mais peu à peu les yeux-s'appe:

paupières se fermèrent, ct-elle tomba sur sont sans:monvement; on eut de-nouvean recours ln ln compression, et à Jxnenvième:socondo; Len” fant-serréveilla aussi brusquement qne la-ders nière fois, se remit sur son séant, ! appela de‘ñnou veau s,mère,-se débattit violemment ; snhlgré ses eflorts-er ses cris; on:continua de comprimer pendant viug-cinq:sécoudes : pour cette fois;tle

retoûr-de l'assoupissément-n’eut pas lieu, l'en»

On revint quinze ou seize fois Men aRr à Ja compression, en ne l’exerçant chaque fois que quelqués secondes et dans la vue de s'opposer au retour, des accidens; l'enfant s'endomit à aoïs heures du matin ; son sommeil était léger et paisible; on l'en retrait très-aisément. À sept heures ; elle se réveilla dans son état de santé:ordinaire, se plaignant seulement d'une légère cé phalalgie frontale qui fut, dissipée complétement dans le courant de Ja journée, par un lavement d'eau salée, et un bain de dame mel

4 + 3 nsernÈue OBEKYATION. as

François Niquet, lagé duty certe ayant été exposé toute la journée à l'ardeur du soleil ; se, plaignit le 10 août 1818, Sr lalgie assez vive à larégion frontale. - 4

Le lendemain onze, même état ; à ane res, de l'après-midi, :le malade va se coucher duns son grenier à foin ; à huit heures, sa mère le trouve sans sentiment, sans mouvement, ayant la: face rouge, violeue, tuméfiée, des yeux à demisouverts, injectés, proéminens ; la respira= Dh pSnérrde du secours kigrands

crisÿ où transporté le malade dans son lit, on le:

secoue, on l'age, on lui fait odeurs, le tout inutilement; on pratiquetune saignée du bras trèscopieuse, mais quiine pro duit aucun effet; on se décide alors brexercerh | compression , en appuyantsur les deux carotidés avec le pouce et le doigt du milieu de Jamais droite, et prenant un point d'appui sur lancé lonne vertébrale. À la trentième seconde ;'environ; la face reprend sa couleur näturelleÿ le malade sort brusquement de son assoupisse= ment; se met sur son sant, recouvre la parole, se plaint avec colère de ce qu'on lui fait, ets par ses mouvemens violens, force les personnes qui le comprimaient à cher prise ; mais peu &'peu l'affection comateuse revient, ‘et le malade retombe dans l'état où il était auparavant. Nouvelle compression des carotides ; et an bout de

secondes, nouveau rétablissement des mouvemens; dés fonetions des sons et dé 1d'pa: role ; forcé par! Je malade, ‘on est obligé de cessera compression, l' core, mais d'une manière plus lente ; la troisième Lois qu'elle futpratiquée, même effet; entiw; à læ quatrième, le-malade reprit usage devses sens, sans tetour de l'affection comatéuise ;Mét In guérison fut parfaire ; il ne: resta plus qu'une’cé: phalalgie frontale légère ;° que quelques sang sues appliquées aux tempes dissipèrent Le len-

demain.

qui, par lui-même, n'est spas sans

suffit d'examiner ce que nous avons

l'article que nous avons intitulé anato—

Nous avons monté dans, cet

“adcle, uniquement par des faits, quel'arachdé labase du cerveau est anse fréque celle de muconvexité, dans, l'arachnitis par cause éxterne, let juurs diflicile, de, distinguer le: lieu -T'épénchement. En: supposant

siéger.

Je trépan pût être placéisurilédlies £ il.en résulter de plus léger Lepus n'est jamais ramassé en

un toujours dissé-

Créo)

miné sur une large surface, qu'il est excessive ment mince, et qu'il adhère d'une :

ainsi dite intime avec les feuillets de J'arach= noïîde ? Il est donc d’un chirurgien n'opposer le trépan qu'aux lésions: purement externes, lorsqu'il faut relever quelquesrpièces d'os enfoneées qui compriment le ‘cerveau; lorsque cette circonstance n'existe pas, ou Jorsqu'on l’a fait cesser, s'il survient quelques symp= tômes de compression, ils sont dus à l’inflammation de l'arachnoïde, et doivent être traités par les moyens que nous avons exposés : la seule, expérience avait montré à Desaulr la conduite’ la plus avantageuse à tenir dans cette circonstanee; aussi tout le monde sait qu'il avait, sur la fin; en: tiérement rejeté le trépan dans le traitement des plaies dé tête, pour se borner aux seuls dérive tifs, à J'uidérdosquels il shine un grand nombre de succès. 1: tu 10m

116: Nous ne dirons vien d'une foule de moyens tour à tour vantés et Lour à tour ou bliésy qui peuvent avoir été suivis dans certaines ciréonstances d'amendemens plus oumoins'remarquables, mais auxquels la saine raison nous empêche d'ajouter trop de foi. C'est ainsi que nôus pouvons citer le muse, le camphre, le castoréum , le quinquina; l'éther et plusieurs autres, antispasmodiques, surtout lorsque nous voyons

Car)

ces moyens pronés et employés sur la fin de la seconde et dans le courant de Ja troisième période, dans Je moment où les accidens les plus graves annoncent des désordres au-dessus de toute ressource : cependant, on pourrait avoir recours à plusieurs d'entr'eux, s’il ne s'agissait que de soutenir la vie, et de ranimer la résistence vitale prête à s'étendre.

Les frictions mercuriclles ont souvent été mises.en usage dans l'arachnitis ; quelques pra ticiens les regardent même comme un puissant moyen contre les hydropisies cérébrales, et paraissent les administrer entièrement dans ces vues. L'on trouvera dans le cours de cet ou-, vrage, plusieurs observations où il est fait men tiontde la pommade mercurielle employée en friction dans le voisinage des mâchoires; nous mêmes ayons été plusieurs fois témoins de leur emploï.le long de la colonne vertébrale et des membres ; mais nous pensons que l'on ne peut y stuicher une grande confiance, lorsque l'on sait quelles sont les altérations organiques dont les divers, symptômes de l'arachnitis ne sont que l'expression, et lorsque déjà on a vu échouer cont'eux, un traitement méthodique et ra tüionnel..

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