L. MARTINET Er PARENT-DUCHATELET
viÿ-— se moubre, elle constitue toujours une maladie d'antant plus grave que la céphalalgie particulière quila caractérise peut plus aisément et plus long-tems être confondue avec des maux de têtes ordinaires, et que lorsque Le: développement du mal ne permet'plus aucune équivoque, la maladie est souvent parvenue à un degré qui laisse peu de ressources à l'art, ct ne Jui présente presque plus d'espoir de succès,
IL est donc bien essentiel de la distinguer dès l'origine, des affections moins redoutables avec lesquelles il serait dangereux de Ja confondre. 2
C’est dans cette intention que MM. Martinet elParent ont entrepris les recherches qu'ils ont soumises à notre examen;ilsnese sont occupés que de cas où l'arachnitis existait comme maladie-principale.et primitive. C'est, dans ‘cet état qu'on en peut saisir plus facilement les vrais, caractères, et établir son diagnostic d'une mn mière plus propre à en écarter les incertitudes. On connaît beaucoup d'observations sur l'inflammation-de l'arachnoïde ; mais nous ne connaissons pas d'ouvrage où ellessoyent réunies etcomparées demanière à réma plir le but spécial qu'en s'est proposé dans le travail dont nous allons présenter l'analyse,
Après un court exposé de l'anatomie, et de la phy> siologie del'arachnvïde, les auteurs traitent de l'inflams mation de cette membrane observée d'abordisur l'encéphale,, et ils: en tracent d'après leuxs.observations ; toutel'histoire. -
Cette histoire comprend la description de Ja ma hdie, son anatomie pathologique ;| la théorie de ses.
Plusieurs ont été données aux auteurs, par M. Réeanier, lui-même, et par M. l'Herminier. Un petit nombre n été, emprunté à .des observateurs célèbres tels que Morgagni. Les noms des auteurs ont constamment été joints à chacune des observations. Toutes celles qui ont eu pour terme une Ën malheureuse, et c'est de beaucoup le plus grand nombre, sont accompagnées des détails de, l'ouverture des corps, et présentent la comparaison des lésions avec les symp- Lômes observés pendant la maladie, Quelques-unes de ces ouvertures ont été faites lorsque les malades, guéris quelque tems auparavant de la maladie qu'on a dû regarder comme une arachnitis, ont succombé en suite à une anlre muludie ; dans les ens de cette nature on a pu voir les traces de la maladie éteinte, est-i-dire les altérations organiques qu'elle a laissées après elle, et on a pu constater leur rapport ayec les symptômes observés peudant la maladie, en les come parant avec les autres onvertures faites immédi: tement après des arachnitis terminées por In mort. Sur ces ébservations les auteurs ont dressé un nombre assez copaidér rable de tbleuux de comparaison, propres à fäire connaître I mesure d'influence des causes extérieures, des sexes et des fges, sur le développement de la maladie, les différentes propors tions de sn durée, et les rapports dé ces proportions avec l'âge des sujets qui en sant atteints ; les régions de l'srachnoïde le. plus généralement nn tées; les rapports de ces régions avec les Ages où Ja maladie se développe; Ja fréquence de certains
oux les âges, les auteurs n'ont pas pris de di timériquement régalières ; ils ont préféré les joque marquées par les révolutions les plus [es de la vie; 3 ils divisent l'enfance en trois
le Ta naissance à à ans, de 5 à B et à 14; , de 15 à 1 et à 3; l'âge adulte
à 60; la vieillesse de 61 à 80.
er, lyena 4 dans le cours de l'aee: 38 Pari à adulte, et ag pour l'enfance.
Dans l'enfance, le plus grand nombre à lieu de gans à 143 ce nombre est de 15 malades. Le moindre
il a eu lieu de la naissance à l'âge * dé 5 ans. Dans les deux divisions de l'adolescence, le
plus nombre se trouve dans la ‘emière, c'est = sà2r ; ce nombre est vas Les 38 0b- : les adultes s se trouvent partagées divisions decette époque; pour chacune, Il nya que 5 obscivations
sur ta vici RS mr La durée ‘de la : maladie est moindre ou Fur
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de l'inflammation constituée, Ja douleur plus forte, “est accomprgnée ordinairement de mouvemens spas= modiques, surtout des mernbres thoraciqnes, et très souvent d'un trouble dans les facultés intellectuelles 3, la troisième période qne les auteurs désignent pan T'expression de cal/apsus, présente pour Gamiclères un, alfaissement général, un état comateux, l'abolition des. sens, la perte du mouvement par une paralysie, où générale ou Jocale.
= Quand la maladie est très-aigué', c'est-à-dire quand sa marche est très-accélérée , il est impossible d'en. bien distinguer les périodes, et le délire et même, état comateux se montent quelquefois dès le dé— but. Alors il est Irès-difficile de reconnaître les carac tères propres de la maladie ; mais aussi elle est pres que inévitablement mortelle.
Quand la maladie au contraire , marche Len tement, les symptômes de son invasion sont si fuibles , quelle est aisément et long-tems méconnue ; 5l y a peu où point de fièvre notable, l'état ambigu dumuluide, semble tenir le milieu entre laganté et la maladie ; la céphallgie est souvent prise pour un mal de tête ordinaire, dont on ne s'occupe pas d'une ma mière efficace, quoiqu'une attention plus scrupulense quisie en faire soupçonner la nature, et la maladie qui dans cet état pourrait être plus facilement arrêtée, fait insensiblement sous ces apparences trompeuses, des progrès qui la rendent insurmontable,
C'est ce qui fnit que Jes auteurs, dans l'exposé des symptômes, insistent principalement sur ceux qui ac=
dont nous allons aussi indiquer les principaux #ésul=" fats.
6°. Un premier tableau, le sixième de tout l'ouvrage,
comprend les lésions observées sur différentes régions de l'arachnoïde ; et le nombre compuré d'observations. dans lesquelles ces régions ont été intéressées. Sur 1 17 observations, g1 ont montré les traces de l'inflammation de J'arachnoïde étendues sur la convexité de Jun et Fautre hémisphères, et vingt-six seulement où ces traces étaient bornées à la convexité d'un seul. Dans cinquantesix, linflummation s'était étendue sous læ base du corveau; dans dix-neuf, sur la convexité du cervelet; dans quatorze, atx parois de la cavité des xentricules latéraux ; dans neuf, à la protubérance an nulaire; dans cinquante-six observations , l'inflnmmation avait été suivie d'épanchement dans un des ven tricules qu dans les deux; dans quinze, cet épanchement était à la surface même du cerveau.
- On a observé dans quarante-hnit malades des lésions deln pulpe cérébrale ou de celle du cervelet, telles que ramollissement de ces pulpés, eto, réunies avec les traces qui caractérisaient inflammation de Parach= noïde; enfin les cas où cette inflammation a éLé suivie desnppuration , forment dans ce tableau ainsi que dans tous les précédens, une colonne spéciale dont le-résuliat forme toujours plus des deux tiers de la somme des observations réunies,
1gfa Les régions affectées d'inflammation ne sont pas dans des rapports indifférens avec les âges dans les quels ln maladie se déclare, Les arachnitis à la base
leur dilatation et leur contraction, ln rotatiôn du globe des deux côtés où d'un seul, le strabismé double ow simple, sont dessymptômes fréquens dans l'arachnitis La comparaison du nombre d'observations où ces divers symptômes ont eu lieu, wa donné aucun ré= Suüllat suffissminent constant, excepté celui dé là rôtas tion du globe que les auteurs n'ont jamais observé, qu'à l'ouverture ils aient rencontré one suppuration établie, Quant aux autres symptômes, le coma à été observé surtout dans les enfans et particulièrement quand l'arachnitis occupait la base du cervenu. Le dédire paraît plus spécialement lié à l'inflammation de l'arachnoïde des convexités ; la céphalalgie, quand elle n'est pas masquée par le coma on par le délire est tn symptôme constant de l'urachuitis ; mais s0n siége apparent ne répond pas constamment à la région enflammée, L'héniplégie accompagne plus souvent l'arachnitis , lorsqu'elle dépend d'une cause externe ÿ elle occupe constamment le côté du corps opposé à celui de l'épanchement , mais elle n'en est pas une suite nécessaire dans les épanchemens partiels. Les convulsions ont en général lieu du côté opposé à la paralysie et du même côté que l'inflammation. Enfin Jes vomissemens sympathiques sontun symptôme qui accompagne très-communément l'invasion de l'arach= nitisetquisemontre danstontes ses variétés, quelleque soit la région que l'inflammation affecte spécialement.
Nous xious permettrons une remarque relative à ce dernicr phénomène, sur lequel nous avons quel: duéraison d'appele d'une manière spéciale l'attens
si être utiles. Les soignées générales ou locales, où les unes et les autres successivement, selon l'intensité del'inflammation ét la constitution des maludes; les moyens de révulsion parles pédiluves, les sinapismes, Îles épispastiques ; Les applications froides à Insuite dés saignées; les précautions relatives aux choses envi= xonnantes, aux boissons et au régime ; les affasions froides, le tems et les circonstances qui les indiquent, Je degré de leur température et la manière de les adamivistrer, indications déduites des effets de tous ces moyens, sont exposés d'après les journaux du traitement, et accompagnés d'observations. Seize cas de guérisons sont rapportés, ct parmi eux il s’en trouve un, ‘où le malüde ayant ensuite succombé à un autre maladie, les traces laissées par l'inflummation an térienre ont pu étre évidemment reconnues à l'ouverture du corps.
“Lechapite dernier qui traite de Varachnitis spinale, n'a pas à beaucoup près ; l'étendue de celui qui est consacré à Purachnitis cérébrale. Les auteurs n'ont pu obtenir la communication des observations qui auraiént: présenté des exemples de l'arachnitis spi male simple: Celles qu'ils ont eu occasion de recueillivet dans lesquelles l'ouverture a présenté des preuves d'une inflammation de l'arachnoïde dns le canal ver= tébral, ont toujours été pendant la maladie, accom pagnées de symptômes d'un arachnitis étendue à quel- 4jues-unes des régions de l'encéphales et en ont pré sentédles traces à l'ouverture des corps. C’est donc en faisant déduction des symptômes propres à l'aruchnitis
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d’exactitude et de précision digne de louange. Cet esprit est également remarquable dans un certain nombre de dissertations publiées depuis quelques années par de jeunes médecins , que nos écoles modernes ônt droit de se glorifier d’avoir vu naître dans leur sein, et se former sons leur influence.
Le travail dont nous venons de donner Fanalyse , nous paraît pouvoir contribuer à perfectionner la conmaissance et le diagnostic, souvent bien difficiles, d'une maladie très-importante à bien caractériser <t par conséquent à assurer le succès de s0n traitement.
Nous pensons que cet ouvrage mérite d’être accueilli par l'Académie et d'être honoré de son approbation.
Signé PorTaL , DUMÉRIL, PELLETAN.
Harzé, Rapporteur.
L'Académie approuve le rapport , et en adopte les conclusions.
Certifié conforme à l'original.
Le Baron G. Cuvier.
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sur les altérations organiques des différens viscères, sur les diverses phlegmasies des membranes et des parenchymes, et sur ces mêmes phlegmasies passées à l’état chronique , déterminant alors des accidens d'une forme particulière, dont la véritable cause a été si longtems méconnue.
Si cette méthode nous fut utile pour appré- ‘cier Les travaux de ceux de nos contemporains, qui marchant sur les traces des Baillou , des Sydenham et des Morgagni, ont par leurs écritfimmortels ; si puissamment contribué à reculer les bornes de la science et commencé
pour elle une époque remarquable, elle nous servit aussi à reconnaitre qu'elle n’était pas également avancée sous plusieurs rapports, et que plus d'un sujet important avait encore besoin d'être éclairei,
En effet, malgré les recherches des anatomistes modernes , malgré les ouvrages estimables que nous possédons sur quelques ma- Rdies de l'appareil cérébral, et en particulier sur apoplexie que l'on peut regarder comme parfaitement connue, nous devons convenh:
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rot EE recueillis par nous -inémes , et dont quelques-uns nous ont été TETE nos confrères, nous nous occupons depuis long-tems, d'en faire l'analyse, de les rapprocher ; et d'en tirer des conclusions générales,
Dans l'examen ele résumé de ces obeerva tioiS dont nous pouvons garantir l'exactitude, ayanteu les d'écarter toutes céHles qui nous ‘ôt} paru tant soit peu défectueuses, nous nous sômnes scrupuleusement attachés à bannir tout. ie el loute hypothèse , afin de ne dont que le résultat des faits. Ainsi, dans les objets que nous traitons , nous exposons avec franchise ce qu'il ÿ à d'iconnu , ce qu'il y'ade faux, cc qu'il y a de douteux, ce qu'il y'a de certain. Si cette marche est monotone ét pair attrayante , élle a du moins l'avantage d'être cénforme à celle « qui est adoptée dans touts les sciences physiques; ec pdisqu'il est tecoirit ue ces séientes Jüi doivent les progrès! fitnuénsés qu'elles ont faits dépuis quel: ‘ques aïmnées, pourquoi né Padopterait-on pas en médecine, éette Belle partie de l'histoire naturelle qui doit marcher de pair, maintenant,
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Nous croyons pouvoir renfermer dans les cinq divisions suivantes , les maladies qui qui sont susceptibles d’affeeter chacune de ces membranes : :
10. Les congestions; 29. Les exhalations, séreuses et sanguines, 3. Les hémorragies. | -49, Les inflammations.
Ê bo: Les affections organiques. pans des titles de dé pulpe , soit du cerveau, soit du cervelet, soit de la moëlle
épinière, nous reconnaissons comme aux membranes : :
1°. Les congestions: ; 20. Les hémorragies.