Les lésions organiques
$o. Les commotions.
6°. Enfin, les névroses, ordre dé maladies très-importantes , dont paraissent exemptes les enveloppes, et qui, sans y comprendre les
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et de son amitié. Tout le monde connait les services éminens qu'il a rendus à la science ; partieulièrement sous le rapport des affections cérébrales, sur lesquelles il a le premier attiré Lauention etrépandu la clarté.
- ‘Felest le plan d'un travail pour lequel nous pere beaucoup de matériaux , et dont #ous publions aujourd'hui la ER partie:
Nous sommes encouragés dans nos effarts par plusieurs personnes auxquelles nous avons eru devoir soumettre ce uraité dans le cours de l'année dernière, bien avant de le présentér à l'Insütut. L'accueil favorable que cette société savante a bien voulu lui faire, est
pour nous d'un heureux augure, et nous autorise à penser que nous n'avons pas tout-àfait travaillé en vain.
Quelque soin que nous ayons apporté dans cette description de l'arachnitis , nous sommes loin, cependant, de la croire parfaite, nous en voyons les défauts et les imperfections, il en existe sûrement que nous n’apercevons pas; et sur lesquels nous nous faisons illusion‘: c'est pour ceux-là que nous sollicitons les avis
trois membranes qui enveloppent le cerveau, Elle est mince, incolore, transparente , ne pou= vant, sans se déchirer, se détacher des parties sur lesquelles elle est appliquée, continuellément humectée par une rosée lymphatique, et tellement disposée que, tout en recouvrant le cerveauà l'extérieur, elle rapisse encore les parois de ses cavités intérieures, et revêt tonte la face interne de la dure-mère.
Sur le cerveau, l'arachnoïde est très-apparente à la convexité de ce viscère ; elle revêt d’abord Jos deux hémisphères, l'intervalle qui les sépare et le corps calleux ; en arrière elle se prolonge sur les lobes postérieurs, passe de leur face inférieure sur la face supérieure du cerveler, et se <ontournant sur sa circonférence, elle vient tapisser la face inférieure de ce viscère. >
A la partie antérieure du -cerveau, l'arach= noïde descend sur les lobes antérieurs et les enveloppe exactement ; sur les côtés elle passe du lobe antérieur sur le lobe moyen, sans pénétrer dans la scissure de sylvius, de manière à être très-dpparente au-dessous de cétte scissure. Dans le milieu, la membrane que nous décrivous, s'enfonce en haut, dans tout l'intervalle qui sépare les'deux lobes antérieurs, et le laisse urès= profond et très-apparent, tandis qu'en bas, elle ne s'enfonce ainsi que dans sa partie antérieure ;
décrite par Bichat ; cette ouverture n’est que l'otifice d'un canal pratiqué dans la portion de la pie-mbre , qui va former la toile choroïdienne. Prolongé sous les veines de Galien ; entre la glande pinéale et les tubereules quadrijnmaux , ce canal vient s'ouvrir dans le troisième ventri= cule , et dühné passage à l’arachnoïde, où plutôt fournit le seul point de continuité que présente l'arachidide antérieure, avec le prolongement qui va d'abord tapisser le ventricule moyen et la face inférieure de la toile choroïdienne.
A l'aide des ouvertures de communication, l'a xachnoïde passe du troisième ventricule dans les deux latéraux; elle y recouvre le pléxus choroïde, bouche les fentes découvertes pat Bichat, qui existent entre le tigone cérébral, les corps * frangés et les couches des nerfs optiques, et pénètre enfin par l'aqueduc de sylviusf dans le ven: aicule du cervelet dont elle ferme tontes les ou= vértures, F
1 faut observer que l'analogie seule a conduit Bichat à découvrir ln présence de l’arachnoïde dans l'intérieur des ventricules, où elle est si Mince dans l'état naturel , qu'elle ne peut y être aporçue pur les procédés ordinaires ; mais les différentes altérations pathologiques dont l'inté= rieur de ces cavités est susceptible , l'épaississe= ment, les granulations ; la suppuration, les exha-
Les rapports de l’arachnoïde avec la pie-mère sout les suivans.
&. L'arachnoide recouvre toutes les anfracluo= sités cérébrales en traversant de Pune à l'autre, tandis que la pie-mère seule y pénètre. Ces deux membranes n'adhèrent point ensemble danstoute Jour éténdue ; souvent elles sont séparées par de grands intervalles’, ‘ou #implement appliquées l'une sur l'autre sans nulle communication : elles
n'offrent d'adhérences intimes qu'au niveau des
ciréonvolutions, ce qui fait que dans cet endroit on ne peut Jes enlever isolément. Sur la moëlle épinière , J'arachnoïde est seulement 2pphquen sur ln membräte qui remplace la pie-mère.
6. On distingue facilement l'arachinoïde isolée de toutes parts, Sur plusieurs points du cerveau et principalement entre les circonvolutions éérébrales ; vis-h-vis Ju scissure de sylvius , etaudevant du corps calleux; dans l'intervalle qui sépare antérieurementles deux lobes. A la base, on ha voitentre les deux lobes du cervelet; au
u de la raïnure qui sépare le cerveau du jgerveles au-dessous de la protubérance cérée; ; entre cette protubérance et l'union des “nerfs 6 optiques ; etentre les prolongemensanté- | rièurs etles rainures quileshordent latéralement. ” L'arachnoïde passe encore, d'une manière bien visible, sur les sillons plus où moins profonds
ment douloureux. Bichat a.eu souvent occasion de faire cette remarque dans des expériences directes sur les animaux vivans : ce phénomène a également lieu dans beaucoup de plaies de tête, comme la pratique journalière le démontre dans un grand nombre de cas. Cest à ce chans gement dans le mode de sensibilité, qu'il faut atiribuer la céphalalgie plus ou moins violente, mais toujours constante, qui établit le caractère spécial de l'arachnitis, et qui, sous ce rapport, mérite Ja plus grande auention de la part du praticien.
L'analogie qui existe entre l’arachnoïde et les antres séreuses, se remarque encore dans les lésions organiques. Sauf quelques modifications parüculières aux fonctions et à la position.de l'arachnoïde, elle est enflammée par les mèmes causes qui agissent sur les autres membranés séreuses; comme chez ces dernières, des collec tions aqueuses y ont souvent lieu ; on y trouve fréquemment aussi des adhérences entre les surfaces naturellement contiguôs ; enfin , cette analogie se remarque encore jusques dans le mode de suppuration, qui, sur l'atachnoïde comme sur la plèvre, le péritoine, etc. présente le même aspect blanchätre, membraniforme et séroso-albumineux , etc. etc. :
Nous pensons que ces considérations | rapides
(ro) posant aux congestions cérébrales, un épanchement sanguin dans la pulpe; enfin, les affec= tions morales tristes.
10. On doit mette au rang des secondes, les métastases goutteuses , rhümatismales, etc. ; les suppressions de flux, l'hydrophobie, l'usage des boissons alcoolisées , et toutes les causes communes aux autres phlegmasies, lesquelles pourxaïent aussi bien produire une pleurésie, une gastrite , une péripneumonie , qu'une arachnitis.
11. Si nous examinons ces différentes causes d'après leur ordre de fréquence, nous voyons que nous devons mettre en première ligne les percussions du crâne , qui suffisent pour la produire, alors même qu’elles ne sont point assez violentes pour déterminer une fracture ou un grand désordre : en effet, le plus grand nombre de nos malades n’ont souvent éprouvé que de très-légères commotions. Cette cause présente une particularité remarquable , c'est qu'elle détermine plus promptement et plus fréquemment que toutes les autres la suppuration ; car, si on en excepte deux eus particuliers, nous l'avons rencontrée chez tous ceux qui ont succombé # V'arachnitis ogcasionnée par une violence extérieure.
On reconnaitra facilement l'importance de celle cause, quand on saura que parmi toutes
+4. Une disposition apoplectique, en vertu de laquelle le sang se porte avec plus d'abondance vers Ja tête, et fuit du cerveau une espèce de centre de fluxion où la vie s'exerce avec plus d'énergie, semble également, mais dans des cas très-rares, pouvoir à elle seule déterminer l'a= vachnitis. Si nous plaçons cette disposition au nombre des causes , c'est que, chez trois sujets, ilmous à été impossible , malgré la plus serupuleuse attention, d'en discerner aucune autre. Mais, nous layouerons , cette cause est telle- AREA ; que nous la notons, plutôt comme pouvant prédisposer en quelques cas à l'arachaitis, que comme réellement capable de la dé velopper-
15, On sera peut-être surpris de trouver en si petite proportion, parmi les canses de l'araclinitis, l’action des rayons solaires que nous n'avons rencontrée que deux fois ; mais il faut remarquer que nos observations ont été prises dans une grande wille, sur nne classe d'hommes; vivant, pour la plupart, dans des ateliers , er à l'abri de Pintempérie des saisons. Nous nc doutons pas que ceue cause ne soit beaucoup plus fréquente à Ja campagne et dans les pays méridionaux ; car on retrouve tous les symptômes que nous assignons à l'arachnitis, dans plusieurs observations de maladies développées sous cette influence, et que
mation qui, le plus ordinairement, était bornée à l’arachnoïde cérébrale, et qui s'étendait aussi quelquefois sur toute celle de la moëlle épinière. Ne soyons pas surpris, d'après cela, que certains médecins aient regardé l'hydrophobie comme étant assez souvent le résultat d'une arachnitis ; ce n'est pas ici le lieu de discuter la valeur de leur opinion; mais nous pensons qu'ils se sont trop empressés de généraliser.
La forme tétanique des accidens dans cette maladie , peuttrès-bien dépendre de l'arachnitis spinale dans certains cas; mais elle ne peut nullement caractériser l'hydrophobie qui ne s'accompagne pas toujours de lésion de l'appareil locomoteur. Un fait dont nous avons été témoins dernièrement, n'a offert au plus scrupuleux examen aucune trace de phlegmasie de l’arachnoïde, comme aucun trouble dans Les fonctions des appareils sensitif et musculaire.
18. Les boissons alcoolisées ont une action directe sur le cerveau, et contribuent sans doute par-là à prédisposer à larachnitis, plutôt qu'h en être la cause efficiente : cependant nous ayons en occasion de remarquer, à plusieurs reprises, des rochutes produites par cette seule cause.
19. Enfin, dans bien des cas, l'arachnoïde s'enflamme spontanément, sans qu'on puisse lui reconnaître aucune cause spéciale ; elle s'en-
non apprécieble, dans laquelle les séreuses s'affectent de préférence aux autres tissus , au point que, dans certains cas , tout l'ensemble de ce système peut s'enflammer.
20. Nous relaterons enfin les causes générales, épidémiques, miasmatiques , qui, dans certains cas, feront prendre aux maladies régnantes la forme de larachnitis, comme, dans d’autres, elles leur donnéront celle de la pleurésie, de la gastro’ entérite : C'est ce que l'on voit arriver souvent dans le typhus , dans la fièvre jaune , ete.
Ici se termine ce que nous avons à dire sur Vaction des causes susceptibles de provoquer l'affection qui nous occupe.
Voulant offrir, dans le cours-de cet ouvrage, les divers résumés relatifs aux causes, au sexe ; à l'âge, etc., nous avons adopté à cet effet le forme de tableaux, comme étant le moyen le plus convenable pour renfermer dans un cadre étroit 1ont ce qui aura déjà été dit sur ces différens su jets; amssi, toutes les fois que nous trouverons occasion d'y avoir recours, nous le ferons, persuadés que cet emprunt fait aux sciences phy= siques'en faveur de la médecine, ne pourra que tourner à son avantage, sous le point de vue de la clarté et de la précision:
puisque nous avons vu trois fois plus d'hommes que de femmes en être affectés. Il nous est impossibl= de nous rendre compte de cette différence ; cac dans les hpitaux où nous avons re-ueilli nos observations, les malades des deux sexes y étaient dans une égale proportion. En admettant même Faction des corpsextérieurs à laquelleles hommes sont plus exposés par leurs professions, cette différence ne peut pas encore s’expliquer.