ARTICLE PREMIER
Ÿ Arachnitis cérébrale simple.
150, li, nous allons considérer l'arâchnitis cérébrale d'une manière isolée, en passant tour-h-tour en revue chacune de nos observa= tions, 1°, sous le rapport des causes tant extèrnes qu'intérnes ; 2°. sous le rapport du siége de la porüon de l'arachnoïde enflammée , soit que la phlegmasie existe à la convexité des hémisphères, soit qu'elle existe seulement à la base, qu'elle soit bornée aux ventricules, ou bien qu'elle affecte tout l'ensemble de la sérèuse ; 3. enfin, sous le rapport des divers symp- 1ümes particuliers que peut présenter chacun des appareils, sensitif, locomoteur, digestif, où circulatoire.
Cetre manière d'examiner la phlegmasié de l'arachnoide, nous fournira d’amples considérations qui serontà notre histoire générale, ce qu'un individu est à la classe à laquelle il appartient,
(168) ce qu'an fait particulier est au résultat d'une masse de faits, Ainsi sans rien changer à ce que ñous avons pu dire jusqu'ici, nous trouverons de nouveaux développemens dans des sources nouvelles, et nous aurons occasion de donner quelqu'extension à certains points de l'histoire générale, qui demandaient peut être des éclaircissemens. Transportés, pour ainsi dire, au lit du malade, nos réflexions deviendront aussi variées que le seront les divers faits qui leur ser- Viront de base ; maïs tout en considérant chacune de ces observations, sous le point de vue et d'après la marche que nous venons d'indiquer, ce qui formeralecomplément naturel et la preuve de ce que nous avons. avancé dans notre Histoire générale, nous appuierons sur les caractères particuliers et distinctifs de chacune d'elles, selon leur degré d'importance, en même tems. que nous établirons les applications pratiques qui s'y. rattachent Nous espérons que le lecteur pourra facilement nous suivre dans ce nouvel examen, à l’aide des connaissances qu'il a déjà acquises. S'il nons arrive, par hasard, de présenter quelques faits où l'on remarque des complica= tions, l'influence de ces dernières ne sera jamais
assez grande pour donner lieu à des difficultés.
SECTION PREMIÈRE, Causes.
151. Comme c'est de la sûreté et surtout de la promptitude du diagnostic de l'arachnitis, que dépend le succès de son traitement, le praticien doit non-seulement étudier avec soin les caractères qui peuvent le mettre à même d'acquérir cette connaissance, mais il doit encore s'attacher particulièrement à ceux qui peuvent lui faire prévoir ceue phlegmasie, avant même qu'elle n'existe : et comme ces derniers caractères se tirent spécialement de la parfaite connaissance de Ja nature des causes qui peuventla produire, c'est aussi de ce côté que doivent de preférence se porter ses regards. Mais dès qu'il se croira suffisamment éclairé, il ne devra point balancer ; il faut qu'il agisse et surtout qu'il agisse promptement, tout délai pouvant avoir les plus fàcheuses conséquences; en effet, l'expérience n'a quetrop démontré que l’arachnitis parvenue à sa deuxième période est souvent au-dessus des ressources de l'art.
Ce que nous venons dedire suffira, sans doute, pour faire sentir l'importance des causes, dans V'arâchoitis, et pour nous mettre à même de passer de suite à leur examen.
C1%) $: 1". Causes externes.
152. Les causes externes sont celles qui apportent la plus grande somme de probabilités, pour l'existence de Parachnitis. Mais de toutes ces causes, celles qui ont le plus de valeur, sans contre dit, sont les violencés exercées sur le crâne. L'examen de ceue boîte ossense, joint aux détails que peut fournir le commémoratif, suffit en général, pour arriver à la vérité et pour permette de découvrir la véritable nature de la maladie.
153. Les violences extérienres ontcela de particulier, qu’elles entraînent fréquemment à leur suite une foule de complications qui peuvent jeter beaucoup de difficultés sur le diagnostic, em même tems qu'elles rendent la gnérison souvent impossible, Ces complications sont le plus ordimairement des plaies du cuir chevelu, des fractures du crâne, sa nécrose, les épanchemens sanguins entre l'os et la dure-mère, la meurtrisure de la pulpe cérébrale, quelquefois mème son inflammation où bien celle de x méninge, les érysipèles consécutifs , les divers effers de commotion, qui ont lieu immédiatement après l'accident, ete., etc.
154. Plus que toutes les autres causes, celles dont il s’agit ici, tendent ä produire la sup
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puration , mais il n'est pas d'époque déterminée pour cet établissement, de même qu'il n'en est pas pour l'instant de l'invasion de l’arachnitis qui peut avoir lieu aussitôt après le coup, commé quelques heures, quelques jours plus tard.
155. Ainsi donc : après toute contusion à la tète , après toute isolation de cette partie, l’on devra redoubler d'auention et se tenir prêt à agir dès qu'apparaîtra le moindre symptôme eérébral ; mais de tous ces symptômes , celui qui devra davantage éveiller la sollicitude du médecin; sera la céphalalgie, dont il devra se rendre maître par un traitement antiphlogistique et dérivatif , quelle que peu prononcée qu’elle puisse être.