VINGT=CINQUIÈME OBSERVATION
Arachnitis de la convexité dés hémisphères) par hydrophobie. — Hydropisie des ventricules.
Une servante , âgée de quarante-cinq ans, est mordue par un chien malade qui lui fait une légère blessure à la mainjelle n'y porte point awention, la plaie se cicatrise, et pendant douze jours cette fille jouit de la meilleure santé et se livre à tous ses travaux ordinaires.
Première période: — Douze jours'aprës l’sc— cident, son moral change, elle éprouve du malaise, de l'inquiétude, de la douleur et des pesanteurs de tête ; le sommeil devient agité; un sentiment de ARS se fait ressentir 4 la gorge; il s'y joint de la chaleur et de l'ardeur dans cêtte région; les machoires se resserrent d'une manière spasmodique. Ces accidens persis-
C195 ) tent pendant huit jours au même degré , en présentant fréquemment des intervalles lucides fort courts, pendant lesquels la malade pent avaler des alimens solides et même quelques liquides, mais en bien petite quantité.
Seconde période.—Le huitième jour de l'invasion; tous les symptômes relatés ci-dessus pren— nent un grand degré d'intensité ; la face s'altère d'une manière horrible, les yeux deviennent hagards, vifs et brillants, des présages sinistres viénnent épouvanter la malade qui se croit en— vironnée de fantômes ; la bouche se dessèche, la déglutition devient de plus en plus difficile et enfin impossible ; la malade fait des efforts con tinuels pour cracher ; elle entre de tems en tems dans desaceès de fureur, erie, s’agite, vocifère ; puis retonibe dinsun étatd'affaissement extréme * ét perd'connaissance ; enfin la bouche se remplit d'écumevisqueuse, et Ja mort arrive d'une manière calme et paisible.
‘Ouverture du cadavre: —19. Arachnoïde épaissieet très-rouge dans plusieurs points de la face supérieure des hémisphères,
ra0.Pie-mère gorgée de sang et de sérosité.
3°: Trois onces de sérosité dans les ventricules Jatéraux ; quantité assez abondante à la base du crâneet dans le canal vertébral, — Pulpe cérébrale plus molle que dans l'état naturel.
Cr98)
- Rougeur trés-vive. de la muqueuse intestinale qui était épassie dans ma gronda rs Éf TA étendue.
(Observation phaelrerene enr René
170. Sans vouloir atwibuer à leseule phlegmasie de l’arachnoïde , les symptômes cérébraux présentés par cette malade, qu'il nous soit permis d'observer que les résultats de l'autopsiesont open rapport avecla plupart d'entr'eux , pout qu onpuisse se refuser à leur attribuer du moins la forme qu'a prise la maladie. La rougeur de l'a= rachnoïde s'accorde parfaitementavee l'agitation et le véritable délire qui en.ont été les prinçis paux caractères. Le calme.on pour mieux 1dire le coma qui précéda la mort, me, paraïtil pas ici, Peffet nécessaire de l'abondante,sérosité épanchée dans les ventricules. Cependant loin de nous de penser, que l'hydrophobien'aitpoint prêté à l'arachnitis une. partie des phénomènes observés , loin de nous également de-regarder cette dernière, comme la seüle canse qui a frappé de mort cénte malheureuse ; mais nous sommes portés à croire, que la forme particulière que peut prendre la rage; laforme délirante, tétani= que, élc.;tient souvent lacomplication arachnitique ; plusieurs hydrophobes que nous avonseu occasion d'observer, nous poele d'avancer cette upimion..
Quant à l'action réelle de la cause rabicique comme pouvant developperl'arachnitis, ellenous semble assez prouvée pour que nous ne nous y axrêtions pas davantage.
£1 in. Causes internes non appréciables ; ou complétement fugaces.
172. Les causes susceptibles de jeter quelque jour sur le diagnostic de l'argchnitis venant d'être examinées, mous allons passer actuellement à l'étude de-celles qui nous échappent; la connaissance-des: caractères, arachnitiques, que nous avons acquise par les faits précédens, va nous mettre kimôme de distinguer les phénomènes propres à la phlegmasie de la séreuse céphalique } avec autant de certitude que s'il existaitune cause bien sensible. Û
XINGTSSIXIÈME OBSERVATION.
Arachnits de la base. — Sérosité abondante dans Les ventricules.
. Crozinet, âgé de trente mois, était indisposé depuis deux mois, lorsque sans cause connue , cetteindisposition s'aggrava touthcoup et pritune marche aiguë, se: caractérisant par des vomissemens répétés, des eris jour et nuit, des convulsions du globe des yeux e1 des muscles du thaxor ;
intense de toute la portion de nas à recouvre la base du cerveau. :
2°. Sérosité très-abondante dans les sventricules. (Observation recueillie par M. ;
172. La seule cause présamable est ici l'âge du sujet ; en effet, l'excessive activité de l'en céphale à cette époque de la vie, peut très-bien. développer une irritabilité telle dans cettetorga= ne, que l'inflammation de l'arachnoïde puisse | être la suite. La vive sensibilité de l'enfance l'a rend plus: propre aux convulsions que l'on observe aussi plus fréquemment. Mais unedes
grandes difficultés, attachée à la connaissance du. véritable diagnostic de l'arachnitis chez les enfans, c'est l'impossibilité où ils sont, de rendre compte de leurs sensations ; aussi faut il un œil très=exercé, pour reconnaître la céphalalgie, aux cris qui en sont ordinairement l'expression ; ainsi qu'aux mouvemens automatiques qui leur font porter la main vers la tête.
Nous ne voulons point ici nous arrêter sur les caraétères de l'arachnitis de la base, tels que l'agitation du globe de l'œil, le renversement de la 1ète en arrière et tous les autres symptômes offerts par ce sujet, puisque nous allons l'examiner à fond dans la section suivante.
NINGT-SEPTIÈME OBSERVATION .
Arathnitis de la convexité des hémisphères cérébraux. — Sérosité abondante dans lé Canal vertébral,
Manceau, âgé de vingthuit ans, fortement constitué, entra à l'Hôtel-Dieule ving-six juin 1819. Depuis dix jours, il éprouvait un violent mal. de tête, qui avait toujours été en augmen— tant: depuis quelques jours il était survenu du dévoiement. L'état dans lequel il était ne lui permeuait de donner aucun renseignement ; voici ce que l'on observa.
Deuxième période, — Dixième jour présumé:
C2021) Etat de stupeur continuelle, dont on ne peut leirer qu'avec peine; lorsque l'on obtenait quelques réponses justes, il se plaignait de souffrin dela tête ; le plus souvent il divaguait ou ne répondait pas. La face était animée, les yeux fermés, les pupilles contractées. ' 1e 00 Luigi
La sensibilité de la vue étaittelle; asie lade s'agitait fortement et poussaît des cris aus sitôt que l'on entr'ouvrait les paupières. Agitation des membres qui sant dans un état de régidité; soubresauts des tendons; langue sèche et rouge à sa pointe, noirâtre à sa base; dents fuligi neuse ; expression desouffrance dela face; lors que l’on comprime.le ventre; dévoiement peau brülante ; pouls plein, fréquent et dur; respira— tion haute et suspiricuse; poitrine sonore.
— Eau de gomme; sinapismes aux pieds; vingt sangsues sur le ventre; fomentations émollientes.
Onzième jour: point de changement;mémedtat.
Dousième jour: augmentation des symptômes.
Troisième periode. — Treizième jour: coma continuel ; roideur tétanique desmuscles du col; éruptions de phlycrènes sur les mains, les jam bes et les parties qui supportent le poids du corps, avec aspéet gangreneux.—Saignée du pied. Cependant les symptômes décrits eonseryent toute leur intensité ; un délire tranquille s'établit;
C0) les pupilles cessent d'être contractées et sensibles à la lamière ; la cornée se couvre d’une couche muqueuse épaisse’ les membres conservent de da roidewr; et le Lee expire la nuit, en poussant des eris.
Ouverture A apinirs ss Les. membres ‘sont roides ; phlyetènes gangrencuses sur les parties indiquées. — Dure-mère ri sinus contenant peu de sang.
1, L'arachnoïde qui revêr les bécsiophèves cé: rébraux étaitopaque, rugueuse au toucher, épais sieetplus résistante que dans l'état naturel. Dans quelques points elle était rouge , fortement injectée; ceue couleur ne disparaissait mi par les lotions, ni en la ratissant avec le bistouri. L'arachnoïde qui recouvre le cervelet était encore plus enflammée ; elle contenait dans ses mailles beaucoup de sérosité blonchâtre ; elle était très=épaissie. Il s'échappa une assez grande quantité de sérosité blanchätre du canal rachidien qui ne fut
av. La séreuse des ventrieules latéraux était rouge et parassait enflammée : elle ne contenait que peu de sérosité. = Cerveau etcervelet soins; mais sablés de sang.
— Organes thoraciques sains. — Simple rougour-peu vive de la muqueuse gastro-intestinole qui était un peu épaissie.
Caof)
173. Dans cette observation la caüse nous échappe encore, mais les caractères de l’arachnitis sont si bien dessinés, qu'iln'est pas possible de se méprendre sur la nature dela maladie, Une violente céphalalgie l'annonce, lle délire, l'agitation des membres ; la rigidité du col ;"suffisent pour l’établir, et le coma de la troisième période vient compléter letableau-Lavstnpeur tenait en parte à l’inflammation de larmuquense gastro-intestinale qui fut trouvéerougeltre ;la rougeur, la sécheresse de la langue eul’état fuli= gineux des dents en: étaient totalement dépendans. La sérosité blanchätre qui s'échappa abondamment du canal vertébral, dénote quel’arachnoïde du commencement de la moëlle épinière, avait pris partà l'irritation,-et motive la roïdeur du col et peut être bien celle des membres:
Nous n'osons pas regarder la rongenr des ventriz cules, comme ayant euuneinfluence bien directe surles symptômes observés, cetterongenrétantnn peu vague: l'arachnitis de la convexité du ceryen et surtout celle du cervelet qui était encore plus prononcée, sont plus que suffisantes pores rendre un compte satisfaisant.
SECTION IL Siège.
174,Chaque portion de l’arachnoïdeenflammée
manifeste son «existence par des signes particu= liers. Jusqu'à ce jour , l'on n'avait point encore déterminé ces diversesrégions; l’on n'avait point exposé les caractères propres à chacune d'elles et les moyens de les reconnaître sur le vivant. C'est ici que nous allons essayer de faire. disparaître cette lacune ; et que nous allons traiter avec toute l'extension que nécessite l'intérêt du sujet , une question que nous n'avons pu couler à fond dans notre histoire générale.
175.Nousavons déjà prouvé quel’arachnitis affecte des siéges différens, selon l'âge de l'individu qui en est atteint; que l’inflammation de la con vexité appartient spécialement aux adultes ét aux jeunes gens, tandis que celle de la base est presque la seule à laquelle, l'enfance soit expo— sée (1). Nous avons démontré dans le même article, que l'épanchement séreux est d'autant plus fréquent et abondant, que l'inflammation se rapproche davantage de la base, d'où l’on conçoit facilement l'existence constante de l'hydropisie des ventricules dans l'arachnitis des enfans. Nous avons également reconnu que chez les adultes , la pblegmasie de l'arachnoïde ne se bornait pas comme chez les enfans à la seule région qu'elle affectait de préférence, mais qu'elle s'étendait
ee
{r) Voyez le septième tableau,
souvent à celle de la base ; d'où la combinaison des divers symptômes qui caractérisent chacune de ces régions, et la plus grande difficultévdu diagnostic dans ces cas. Ge ne:sera-point pardes faits choisis ad hoc ; que mous allons prouver ces diverses propositions, mais bienspar desifaits quechacun peut avoir observés commemous.Que chaque praticien veuille bien se reporter wpour nn moment, sur ce qu'il a pu voir, l'slassurers de la.vérité de ce que nous avançons. Maistilest un point que nous nous sommesemvain"efforcés d'éclaircir; nous voulons parler de -la cause en vertu de laquelle l'arachnoïde dela bases'enflamme de préférence k1oute autre région, dans l'enfance, tandis que l’arachnitis dela vonvexité se montre davantage dans un âge plus avancé:
Donnons d'abord une idée de ce que nous éntendons par convexité e1 par base car cesexpressions ne sont pas restrointes pour nous; à Mn seule acception du mot, les nommant ainisi"par abbréviation. Le
176. Sous le nom d'arachnoïde de laconveæité, nous comprenons toute la portion-de cette metbranc qui recouvre la périphérie du cerveaux, n'exceptant que la partie de cet organe (quise trouve logée dans la fosse moyenne déla base du crâne. Ainsi lorsque nous-disons-arachnitis dela convexité, nous n'entendons pas la seule phlég-
masie de la face supérieure des hémisphères, mais bien celle deceute région, ou celle des parties latérales, oucelle de la base da lobe antérieur.ou postérieur ; ou celle enfin qui tapisse les faces postérieure ct supérieure du cervelet : toutes ces différentes régions sont comprises sous le nomide conveæité, qu'elles soient enflammées simultanément, qu'elles le soient séparément.
277« Par arachnoïde de la base, nous entendons la portionyde cette membrane , qui revêt la partie centrale du lobe moyen du cervenu, laquelle se trouve sitaée dans le centre de la fosse moyenne de la base du crâne ; celle en un mot, qui tapisse l'entrecroïsement des nerfs optiques, la protubérance annulaire et ses Ip à gemens postérieurs, :
SI". Arachnitis de la convexité.
198. Lorsque l'inflammation a son siége sur les faces supérieure, latérales, antérieure ou postérieure du cerveau où du cervelet, un wouble plus ou moins sensible maïs toujours évident, se fait apercevoir du’côté des facultés intellectuelles. Ce trouble, ou autfemént dit ee délire , est'en apport avec le degré d'exalté= tion où deréaction du malade , de sorte qu’il peut être exprimé par des cris, des vociférations, de méme qu'il peut ne consister qu'en unc Joqua-
cité, une légère incohérence des idées, an chan. gement dans le caractère, une difficulté, unembarras d'exprimer sa pensée, etc. (48) Le délire diminue d'intensité, à mesure que le cervem.
lui-même diminue d'énergie, à mesure qu'il perd le pouvoir de réagir, jusqu'au point où cet organe tombant dans une inactivité plus ou moins absolue, de même que cela s’observe dans la deuxième et la troisième période de l'arachnitis de Ja base ,tout acte intellectuel devient alorsimpossible, et le délire cesse naturellement. —
179. Dans cette espèce d’arachnitis, l'agitation générale ou seulement locale est-ordinairement su rapport avec l'intensité du troubléintellectuel; le coma n'a lieu qu'à la troisième période eine compte que trois ou quatre joursau plus de durée, il est immédiatement suivi de la mort, Le coma est d'an pronostic d'autant plus fâcheux, qu'il annonce le plus souvent l'épanchement éonsécutif, séreux ou purulent, en même tems qu'il indique l'état de collapsus du cerveau, collapsus qui est d'autant plus marqué ;. que la période du délire, de réaction a été elle-même plus fortement prononçée. Lorsque le sujet suecombe dns cette dernière période, dans la seconde, ee qui n'est pas rare, l'on ne trouve à l'autopsie qu'une simple rougeur de: l’arachnoïde et 1rès > peu de sérosité dans les yenwricules , ce que Von
(209) observe. jamais dans l’arachnitis de la base où l'épauchement séreux est constant. Enfin ceue arachnitis excessivement rare dans le premier septénaire de la vie et mème dans le second, est l'apanage exclusif des âges subséquens.
Tels sont les principaux phénomènes, qui distinguent l'inflammation de l’arachnoide de la convexité et auxquels on peut la reconnaître; mais nous le répétons, c'est le délire qui en forme le caractère, c'est sur lui que doit particulière= mentse fonder le diagnostic, H nous suffira de citer quelques observations pour démontrercette vérité qui sera rendue bien plus frappante, si l'on jette les yeux sur tous les autres faits d’arachnitis de la convexité placés dans cet ouvrage, et surtout si on les rapproche de ceux qui se trouvent à l'article base.
YINGT-HUITIÈME OBSERVATION.
Arachnitis de la convexité de l'hémisphére gauche.
, —Erhalation séreuse abondante de toute la sur=
face de l'araclinoïde. — Petite quantité dans les rentricules :
Deuxième période. — Le 7 mars iB14 ; On ap= porte à l'hôpital Saint-Louis un hussard alsacien entièrement privé de connaissance : à l'exception du délire qui était violent , les autres symptômes
ne présentaient pas une grande intensité ; la face érit légèrement animée , les yeux assez rouges,
sans être saillans, la bia Ja respiration libre, le pouls peu fréquent; cependant V'artère avaitune sorte de roideur qui la faisait résister à la pression du doigt; l'agitation était très-sensible, mais les mouvémens des membres n’avaient rien de brusque ; le délire était caractérisé par de ka loquacité , sans aucune espèce d' emen
furieux. (]
Le 8 au matin, le malade commença ü chanter, ce qu'il fit toute la journée ; dès qu'on l'interro= geaiv, il se taisait aussitôt. Les autres symptômes prirent un caractère plus aigu dans la‘ soirée; Jes yeux devinrent plus rouges ainsi que la face, la langue se couvrit d'un enduit branâtre x la partie moyenne, elle se sécha; la respiration devint plus fréquente et comme entrecoupée ; le pouls “battait soixante-quatorze pulsations par minute, il était fort et vibrant ; le décubitus était extrémement variable, le malade changeait à.
chaque instant de position. — Petite saignée à la jugulaire ; glace sur la tête; pédiluyes, — Nuit Lrès-agitée.
Le 9: le délire persistait, mais il n'avait plus le mème caractère; la langue était brunâtre et avide ; les dents sèches, les yeux injectés ; sup= portant difficilement la lumière ; déglutition trés
(zu) difficile ; constipation opiniâtre ; urines abondan- Les ; point de changement dans le pouls. + - =
Glace sur la tête ; sinapismes aux pieds ; lave ment laxatif:
Troisième période. — Le 10; les symptômes deviennent plus alarmans ; depuis la veille au soir, le malade était dans une sorte: d’assoupissement ; Ja face était pâle, les yeux ternes et comme enfiicés dans les orbites ; la langue sèche et immobile ; la respiration entrecoupée par des hoquets ; carphologie ; pouls faible , facile à dé primer; extrémités couvertes d'une sueur vis— queuse.—Vésicatoires aux jambes ; vingt- ur grains de campbre dans une potion.
Le 11: coma profond ; respiration courte: et stertoreuse; pouls faible et intermittent; extré= amités froides et livides. Les symptômes se prolongent jusqu'au moment de la mort qui arrive lelendemain 12, malgré l'emploi d'un vésiçca= toire à la nuque.
Ouverture du cadavre. — 1°. Inflammation de l’araclinoide qui recouvre l'hémisphère gauche du cerveau ainsi que la partie postérieure. Les vaisseaux de cette membrane étaient injectés, et elle-même était considérablement épaissie,
A9: Une’ sorte d'épanchement séreux baïgnait Ja surface intérieure; il se trouvait plus particulièrement accumulé vers Ja base du crâne.
3.Les ventricules latéraux contenaient à pa une petité cuillerée de liquide.
49. La pie-mère était légèrement infiltrée "de Sérosité. La substance cérébrale était ramollie et comme imbibée de sérosité. Celle du cervelet offrait lt même disposition,
Le poumon gauche était rempli d'une foule de petits grains transparéns. — La rate ayaïit un volume double de celui qu’elle a ordinairement, — Les autres viscères étaicnt sains. |
(Dr. Bic. Dissert.)
180. La première période n'a point 46 ob servée, et c’est dans le cours de la: deuxième seulement que ce malade fur conduit à l'hôpital. Néanmoins les phénomènes qui existaient alors; portaient assez bien les caractères de l'arachnitis, pour qu'on pôt reconnaitre cette phlegmasier et même le siége de la région affectée. En céfet y si l'agitation des membres ; la rougeur dela face et des yeux, l'irritabilité de la vue, la dureté'du pouls, la constipation dénotaient une arachnitis Je délire spécifiait la convexité des hémisphères} ce que le coma de lu troisième, période, vient confirmer; ce derniersÿmptôme reconnait;comme nous l'avons déja dit, deux causes quilagissent concurremment ; l'exhalation de laséreuse/, plus abondante à cette époque de la maladie ; ele
(213) collapsus dans lequel tombe l'encéphole, xé— sultat de la forte excitation éprouvée par ce dernier.
181. Quoique l’arachnitis ait dominé sur l'h6misphère gauche ,-mous ne retrouvons point de symptômes partiels qui aient pu, durant la vie dumalade , faire soupçonner son existenec, Ceci rentre dans ce que nous avons déjh eu oc casion d'avancer sur l'inconstance des lésions partielles de l'appareil locomoteur , et que nous examinerons plus tard avec quelque détail.