DE LA DURÉE
ARACHNITIS SUPPURÉES.
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(x) Les âges paraïssent apporter peu de modifications à cette durée, comme l'indique le cinquième tableau.
(2) rentes que présente ordinairement l'arachnitis dans le cours de sa durée, lesquelles se caractérisent, chacune par un ordre de symptômes particuliers.
Nous reconnaissons à la phlegmasie de l'arachnoïde, trois périodes distinctes qui correspondent à ce que l'on reconnaît dans toutes les maladies, sous le nom d'accroissement , d'état et de déclin,
25. La première période se manifeste ordinairement par une exaltation de la Sensibilité, d'où naît la céphalalgie, un de ses caractères les plus constans. Quelquefois aussi elle s’accompagne d'une tendance à l’assoupissement, ce qui a plus particulièrement lieu pour l'arachnitis de la base, ou bien, d'un état sympathique de l'es- 1omac , qui alors donne lieu à des vomissemens ou à de simples nausées. Ordinairement aussi il s'établit en même tems un mouvement fébrile, Cet état de stimulation du cerveau est excessive= ment variable pour les formes qu'il prend chez chaque sujet; ces variations sont généralement en rapport avec l’âge , la région de l'arachnoïde cnflammée , avec la constitution, avec le degré de sensibilité du malade, ce qui fait que chez les enfans rien n'est plus varié que cette période.
Jamais elle ne présente l'ensemble des symptûmes qui caractérisent la troisième période, et
(24) meénpenractéristiques de l'arachnitis. Dans cette période, la céphalalgie estmoins constante que dans la première, le cerveau pércevant alors plus dif ficilement les sensations tant internes qu'externes.
Ceue période-est généralement celle dont la durée est la plus longue: elle varie de deux, trois, quatre jours, à un et même deux septénaires. Elle offre quelques différences selon les siéges de l'arachnitis. Dans celle de la base et dans celle des ventricules , la forme comateuse s'y trouve presque essentielle et.se combine avec les con: vulsions, l'agitation, les lésions du globe de l'œil, etc. , tandis que dans celle de la convexité, c'est le délire qui la caractérise et qui, par son début, Ja constitue réellement,
27. La troisième période es celle dout la durée est Ja plus coute; elle varie en général de quelques heures à trois ou quatre jours; rarement elle se prolongeau-delà, C'est li période de collapsus. L’abolition des sens , la perte du mouvement, d'où naït la paralysie locale et générale, le coma, sont les principaux symptômes qui la caractérisent. Les signes les plus fâcheux s'y trouvent réunis, aussi il n’est plus possible, dans ceue période où tous les symptômes des diverses affections cérébrales se trouvent confondus , de
altre avec certitude l'existence de l'arach= is. En effet, toutes les maladies de l'encéphale
(35) rurivées à ce dégré se présentent sous une même RE mm ge
coma et-les autres symptômes cérébraux ; n’ont offert, à l'ouverture de leur cadavre, aucune lésion ; soit des méninges , soit dn cerveau.
Le collapsus caractéristique de la troisième période, et l'exaltation qui distingue la seconde, ontéela de particulier, que telle partié du corps peut présenter des signes de la troisième période,
tandis que telle autre n’en offrira que de la se— conde. C'est ce qui se, voit même assez fréquemment dans plusieurs régions, comme à la face par exemple ; où l'on trouve souvent les paupières paralysées alors que les muscles de ln bouche sont encore en convulsion : c'est principalement dans Farachnitis de la base, vers l’entrecroisement des merfsoptiques, que se remarque ce mélange de symptômes des deux dernières périodes.
28. REC ALA TE SIREN Ja santé comme apportant quelque changement dans ces divers stades, parce qu'alors , la maladie diminuant d'intensité; les symptômes qui les caractérisent, disparaissent, soit à la première période,
(26) soit à la seconde dans Ja plupart des cas , et rarement dans la troisième.
11 faut avouer cependant, qu'il est souvent difficilede déterminer le passage de l’une à l'autre, parce que chacune d’elles ne s'accompagne pas toujours de tous les symptômes qui devraient lui appartenir, et qu'un seul symptôme ne peut suffire pour caractériser une période. C'est ainsi que la céphalalgie qui appartient essentiellement à ln première période, se remarque encore dans la seconde: et même dans la troisième, ce qui est beaucoup plus rare, parce que les malades recouvrant, quelquefois momentanément, leur raison, peuyentalors accuser la douleur et même l'indiquer par gestes , lorsqu'ils ne peuvent s’exprimer par la parole. L'arachnitis de la base apportant beaucoup moins de trouble dans l'intel= ligence et s'accompagnant de rémissions plus tranchées, nous offre aussi plus fréquemment là céphalalgie. dans la seconde période. IL peut même arriver quelquefois que cette douleur vienne à manquer dans la première, comme nous en avons quelques exemples.
Souvent les symptômes de la seconde et de la troisième période se confondent entr'eux , particulièrement dans l’arachnitis de Ja base ; comme nous l'avons déjà dit plushâut;. rarement ceux de la troisième avec ceux de la première ; mais
(28) des mouyemens convulsifs dans les bras et les Yeux, et un commencement de trismus. L
Le lendemain, deuxième jour de l'invasion , on l'apporte hmeuf heures du matün à l'hôpital , dans un état très-fâcheux; les mouvemens con vulsifs se répétaient fréquemment et étaientsuivis de flexions continuelles des bras et des doigts , tandis que les jambes restaient roides et dans l'extension ; la sensibilité était presque abolie, les pupilles dilatées et difficilement mobiles avec des oscillations convulsives à l'approche d'une bougie allumée. De tems en tems le malade criait avec beaucoup de force. — Quatre sangsues au col, vésicatoire à la nuque, sinapismes auxpieds,
- potion éthérée ; infusion de tilleul avec quelques gouttes de liqueur d'Hofmann, et le soir un lavement purgatif.
Dans le courant de la journée, soit naturellement, soit par l'effet des sangsues et du vésica= toire , les convulsions cessent , mais les vomissemens se renouvellent deux fois; les symptômes restent les mêmes. Le soir tous les accidens pren nent un nouveau degré d'intensité.
Troisième période : Au troisième jour, le ma- Jade est dans l’état le plus fâcheux ; la respiration devient stertoreuse, le pouls à peine sensible ; l'assoupissement se change en un coma profond ; toutes les fonctions s’éteignent graduellement et
Le quatrième, la matinée se passe dans le même état ; elle parle et raisonne très-bien.
Troisième période : Sur les deux heures, elle estprise spontanément de convulsionsdes deuxextrémités supérieures, avec perte de connaissance.
Le soir, la face est rouge, animée, les yeux sont renversés en haut , les paupières largement, ouvertes, les pupilles insensibles à la lumière et également dilntées; grincement de dents, écume à la bouche, trismus, coma profond avec perte complète de l'usage des sens ; roideur et convulsions des deux bras au même degré, décubitus en supination, cris plaintifs, pouls fréquent, respiration suspirieuse , chaleur forte. — Quatre sangsues derrière chaque oreille, sinapismes aux pieds , vésicatoire à la nuque.
Le cinquième jour, même état, sauf que les convulsions sont un peu moins fortes, et que le bras gauche est plus fortement contracté que le droit : coma plus profond ; plus mal qu'hier.
Le sixième jour, au matin, mort.