TROISIÈME OBSERVATION
Arachnitis de le conveæité et de la base, dans laquelle l'assoupissement s'est montré dans toutes les pé= riodes. ,
Première période : Marie-Antoineue , âgée de seize ans, d'une taille grêle et élancée, d'un
vrant, on voit les globes.des yeux tantôt affectés de strabisme, tantôt de mouvemens convulsifs,etles pupilles très-dilatées; assoupissement plus profond : on en retire difficilement la ma- Jade qui pousse alors des cris. — Douze sangsues derrière chaque oreille ; vésicatoire sur la tête.
Das la journée, les convulsions cessent ainsi que le délire ; l'assoupissement se convertit en véritable coma; le pouls devient très petit, filiforme ; la respiration bruyante, embarrassée ; le corps se couvre d'une sueur froide, ct la mort arrive vers le soir,
Ouverture du cadavre. — Teinte rosée de la dure-mère , plus prononcée dans le lieu qui répondait au vésicatoire. Sur la face supérieure du cerveau, l'arachnoïde est légèrement rouge et injectée ; mais à la base, elle est opaque et trèsépaisse ; cette épaisseur est de plus d'une ligne sous les tubercules quadrijumeaux, les pédon— cules et l'éminence vermiculaire supérieure du cervelet; elle crie en cette endroit sous le tran— chant du scalpel et est infiltrée de pus dans toutes les parties environnantes. — Léger ramollissement et teinte rosée de la couche optique droite ; très: peu de sérosité dans les ventricules.
Tous les yiscères du thorax sont sains. — Plaques rouges à la petite courbure de l’estomac.
(34) intellectuelles paraissent très-obtuses ; contrac— tion légère des muscles élévateurs de la mächoire inférieure ; pes pouls penaturelle.
Douches sur la tête ; frictions sur le ventre avec la iéinture de valériane et l'alcool camphré. — La douche, où plutôt l’affusion, apporte une amélioration sensible dans tous les synrptômes : le petit malade recouvre la liberté de la parole et la justesse des idées pendant une partie de la journée; mais le soir, il retombe dans l'assoupissement, d'où l'on peut cependant le faire sortir avec ussez de facilité.
Troisième Période. — Le. neuvième jour, stupeur et assoupissement plus profond que les jours précédens ; on l'en retire cependant, mais avec”peine ; il prononce alors quelques mots incohérens, et retombe bientôt après dans une stupeur plus grande, Yeux à demi-fermés ; pupilles largement dilatées; insensibilité et immobilité des membres inférieurs : même prescription. que la veille.
I reste insensible à l'action de la douche, et
d'ulcères aux jambes à la suite d'une diminution considérable de ses menstrues; ces ulcères s'accompagnèrent de douleurs très-vives et d’une fièvre presque continuelle. Il y avait plus d’une année qu'elle était en proie à ces douleurs, lorsque, ennuyée de leur continuité et ne voyant aucun moyen de guérison , elle pria Valsalya de lui, couper la jambe. L'amputation fut faite, et tout alla bien jusqu'au troisième jour. À ceue époque, les chairs de la plaie parurent livides : où mit en usage les émolliens.er les substances volatiles, et la plaie reprit bientôt un meilleur aspect : cependant la fièvre fit de jour en jour de nouveaux progrès ; elle devint. aiguë ; une parotide se développa au côté droit, et-prit un tel degré d'accroissement que, pendant vingtquatre heures, il fut impossible à la malade d'avaler même des liquides ; mais, des sueurs abondantes s'étant manifestées, la fièvre diminu; la parotide s’affaissa, et la maladie/parut marcher au gré de tous les désirs,
Au bout de trois jours, une,erreur de régime rappelle la fièvre, qui dura peu de Leras et qui se termina pareïllement par dés suéurs. Les divers accidens n'empêchèrent pas la cicatrice de faire de jour.en jour de nouveaux progrès ; elle était presque complète, lorsque, trois mois après l'amputation, la malade qui n’était déja plus
(38) il ne survint pas de lièvre Ja céphalalgie ayant disparu le jour de son entrée à l'hôpital; où ” peu d'attention à son état.
Deuxième période. Neuvième jour de larmas ladie : face colorée , yeux fermés, aceablement général ; délire; elle entend ce qu'on dit;mais ne répond pas : agitation. momentanée des membres ; pouls mou, fréquent.
Dixième jour, méme,état,
Onrième jour, le matin, cessation dn délire, quireparait le soir avec le. même accablemenr que la veille. Dans le cours de la journée ,:sorte d'hébétude, eupax fois impossibilité de répondre. aux questions. : d ai verrai
Douzième jour, même état de délire leÿ d’accablement ; face animée, yeux fermés, langue et dents sèches ; ventre tendu , élastique ; résonnantipar la percussion, sans ètre évidemment douloureux ; constipation opiniâtre ; pour, la première fois fréquence du pouls: ! :
Treizième jour, même: état de délire, y eut cependant dansla matinée une légère amélioration dans-tous les! symptômes ; mais vers Je soir, l'accablement reparut avec lg ehaleur, et le pouls prit:beaucoëp-de fréquence; la tête se dirigea en arrière ; on reconnüt une dilatation très-grande, des pupilles et «ane injection vive de la conjonctive le ventre se détendit ; et La
C4) cinq|tumeurs stéatomateuses s'élevaient du.corps dé l'utérus.
Mode d'invasion. Comme c'est du diagnostic prompt et certain de l’arachnitis que dépend le succès, comme on ne peut l’attaquer avec ayan= tage qu’au moment de son début, et que, passé la première période, le traitement le plus actif et! le plus méthodique ne peut que difficilement arrêter sa marche rapide, tous les efforts du pra» ticien doivent tendre à la reconnaître h cette époque.
Ce diagnostic serait beaucoup moins difficile si l’arachnitis ne se développait que chez des sujets bien portans, et si cette inflammation était constamment dans un état de simplicité ; mais, comme il n’en est pas toujours ainsi, etque souventelle vient compliquer une maladie aiguë, ou terminer une affection chronique, l'observateur inauentif estfréquemmentexposé hcommettre de graves erreurs, en attribuant à des variétés de forme ou à des épiphénomènes de la maladie principale, les accidens qui ne sont qu'un ‘effet de la nouvelle affection qui vient de se dévelop per. C'est pour éviter ceserreurs que, dans la des cription de l’arachnitis, nous insisterons sur les symptômes qui caractérisent l'invasion, ayec plus de force qu'on ne le fait ordinairement pour les autres maladies.
(Hi)
.Nons ne parlerons pas des différences que peut présenter l’ensemble des symptômes au début de. certaines épidémies qui se. compliquent d'arachnitis, comme cela se remarque assez sou-
vent dans le 1yphus et duns la fièvre jaune; parce qu'alors les symptômes ; pris eu particu= lier, se rapportent toujours à ceux que nous al- Jons décrire.
30. Le symptôme qui a le plus de valeur à - L'invasion de l'arachnitis, est la céphalalgie ; elle est souyent très-intense. et varie beaucoup par sa forme, sa nature et le lieu qu'elle occupe: plus des deux tiers’ des malades nous! l'ont offerte, et il est bien vraisemblable que nous l'aurions trouvée beaucoup plus souvent encore, si tous les sujets que nous avons observés avaient pu
Loan, un compte exact de leur,état, lors-
qu'on, nous les a apportés, ou,si les assistans
nôus avaient fourni quelques reusciguemens ; lis €. où. lon rest sur l'état antérieur des i Pl conduits dans les hôpitaux, est
mé ns de. plus pour les médecins qui pra- ‘dans ces sortes d'établissemens : nous
déjà occasion de la SEP, dans l’énune des causes.
céphalalgie qui survient . panne,
pus Jorsqu'elle est forte, doit donc toujours
craindre une inflammation de l'arachnoïde,
C4) soit qu'elle paraisse de prime-abord , cherunsujet sain, soit qu'elle se développe dans le cours d'une autre maladie. Les craintes doivent sur= tout redoubler, quand il s'y joint un désordre ar te de l'intelligence, des sens on de
l'appareil locomoteur.
On aura le soin d'observer dans ces signes qui peuvent faire soupçonner l'arachnitis, lorsque | la maladie aura été produite par une cause ex terne, si la céphalalgie doit réellement être at wibuée à l’inflammation de l'arachnoïde, ou si cette douleur n'est que l'effet de la phleginasie du cuir éheveln où du péricriné ; copendänt la prudence ; dans tous les cas douteux, devra tou= jours faire supposer l'affection qui, SE sa or ture, est la plus grave.
31. Le symptôme qui a lé plus de bar D celui-ci, est le trouble des facultés intelleétuel= les. CRE ant beaucoup par sa forme; é’eêt.
ordinairementune espèce de délifé qui se ie à la’constittion ét aux habitudes du malade , its qui n’est jamais très-violent dès le début. Eu Gtu de’ chaque symptôme en particulier, nous plus en détail les caractères propres . Ce trouble est, pour la féquengé, d'un huitième environ. F digestif décèle surtout, à cette é, lesrapports sympatliiques qui
(48) lelient à l'appareil cérébral, et qu'il présente 1outaussi fréquemment dans cette affection que dans beaucoup d'autres; ainsi nous avons vu souvent dé simples nausées, des vomissemens spontanés, particulièrement après l'ingestion des liquidésmême les plus doux: pour la fréquence, ils se trouvent en ripport avec le trouble des facultés intellectuelles. Leur cause est purement sympathique; car nous avons éliminé avec soin tous/les cas où se sont fait remarquer des sympqui auraient pu les occasionner, ceux dans lesquels nous avons'cru trouver, à l'ouverture des cadavres la plus petite trace d'inflammation de la muqueuse gastrique , +2 #00 ‘de substances sense “rs
Re de l'appareil locomoteur vient ensuite: Il consiste duns des convulsions ou des "contractions qui, à celle époque, sont presque toujours partielles ; bornées aux extrémités su-
a face. Mais ce trouble est excessi- ‘vément rare ; evil doit faire soupçonner une existence antérieure et méconnue de D sn
Ca)
Deux faits particuliers tendraient à féretidire qhe la maladie peut quelquefois débuter spontanément par une paralysie. Un de’ces faits rap= porté parlMorgagni, eu qué nous avons cité”,
C4) observation x, ayant présenté un épanchément de pus dans un ventricule, par suite de métas= tase, om peut coneevoir ce mode d'invasion brusque et apoplectique ; mais la règle générale n'en persiste pas moins.
34. Viennent ensuite les différens troubles des sens, tels que destintemens d'oreilles, des erreurs de vision, des défaillances, des vertiges, du strabisme, des changemens dans le caractère qui parait alors triste, morose, acariâtre, insuppor= table. Quelquelois lesmalades seplaignent d'ane douleur cervicale très-vive; mais ce symptôme est.peu commun, etne-s'est présenté que dans quelques cas où l'inflammation s’étendait à l'a= rachnoïde spinale. Le strabisme, les vertiges, un léger assoupissement, le changement,dans le caractère, etc. ,: sont souvent les seuls symptômés que présentent les enfans particulièrement disposés à l'arachnitis de la base, ret qui ; géné ralement ne.rendent point eompte.de leurs-sen= sations. En général , s'il existe dans lemode d'in= vasion, quelques. symptômes cérébraux, autres que la céphalalgie ; ces symptômes ne sont .que très-peu marqués, et ne peuvent être! aperçus qu'avec une scrupuleuse attention; aussi, faût-il s'aider des symptômes généraux, comme de da fièvre qu'on néglige dans les autres. circonstan= ces, de la rougeur des conjonctivesydela colo
(45) ration. de la face et des divers signes de congestion cérébrale.
Il faut aussi étudier attentivement la atara de Y'assoupissement dans leqnel peuvent être plon= gés les enfans, et qu’on pourrait attribuer à la
e d'un autre organe, ce qui arrive en effet quelquefois. Enfin, il paraïtrait d'après quelques faits, qui nous ont été communiqués , que chez les : adultes, l’état comateux peut quelquefois paraitre dès le début; mais ee mode d'in-
que.nous n'avons jamais Yu par nous
vasion
mn doit être excessivement rare. Toujours le a été précédé de quelques sympté- Far à raux, auxquels on ne fait que peu d'at- 35, Dans l'arachnitis par cause externe, on remarque souvent un frisson avec dessèchemeut dela plaie extérieure, et l’on faitdébuter l'arachnitis. de cette époque ; muis ordinairement elle a déjà plusieurs jours de durée, e’est la céphalal= gequi l'annnoncée. Ces derniers symptômes, les frissons, paraissent davantage dépendre de l'établissement de la suppuration. Nous ne les avons pas remarqués à la même période de la
maladie, dans l'arachnitis par cause interne. . En général | les signes qui caractérisent l’inva- , Sopsaonpipniours les mêmes ; le sexe et la consdtution n'y apportent que peu de différence, etles
(46) symptômes que nous ont offens les femmes, les adultes, les vieillards, étaient semblables à peu de chose près. Chez les enfans seulement, nous avons remarqué quelques modifications dépendantes de leur excessive irritsbilité ; ‘et surtout de la région différente de l'arachnoïde où. siége l'inflammation. Ces différences de taracrè= res se rapportent surtout à l'assoupissementet aux divers désordres de l'appareil locomüteur"
En résumé, nous voyons que les signés dé cette’ première période où du mode d'invasion, sont : une céphalalgie plus ou moins intense sut désordre plus ou môins oi aber intellectuelles, et variable pour si forme} vomissemens, des vomituritions avec ou nausées ; quelquefois tr léger assoupissément , she des les enfans, des convulsions, "dés contractures des membres où de la face, ettrè rarement une paralysie locale où géñéralé trouble notable des sens, tels qu'erreurs'deWi= M sion, strabisme, vertiges, défaillances, tinte= ment d'oreilles, altération dans le caractère du malade ; rarement douleurs cervicales , à re | rement éncore coma spontané.
Nous ferons remarquer que nous avons compris sous le mode d’invasion, non seulémentiles Symptômes qui apparaissent au début dela rachniüs, mais bien aussi ceux qui, dans cer-
observé, pour savoir combien ést important, dans Ja pratique de la médecine, l'examen de la face, qui seule, dans bien des circonstances, fournit presqu'autant de donnéesquetous les autres appareils, pour arriver à un diagnostic facile et rigoureux. Si la face n'offre pas la réunion dertous les symptômes caractéristiques de l'arachnitis, nous allons voir qu'elle en présente plusieurs qui sont d'une assez grande importance.
38: Après un caractère particulier attaché à l'ensemble de la face, un aspect d'étonnement et de stupeur qu'il nous est impossible de décrire, mais qu'il suffit d'avoir vu quelquefois pour s'en bien pénétrer , les symptômes les plus saillans que nous offre cette partie, nous sont fournis par les pupilles et par le globe de l'œil.
Les pupilles sont ou dilatées, ou contractées, on! alternativement dans ces deux états; quelquefois elles sont immobiles à la plus vive lumière.
Le globe de l'œil présente une rongeur plus ou moins intense de la conjonctive , le strabisme d'un seul ou de deux yeux, la rotation contis nuelle de cette organe, son renversement en haut, enfin la paralysie de la paupière supé= rieure,
39. La contraction des pupilles a lieu indistinctement dans les trois périodes , au lieu’ que la dilatation est plus particulière à la seconde, et
(5e) dans les orbites, s'observent le plus otdinairement vers la troisième période ; et quelquefois même ldans la seconde. Cé sont en général dés symptômes peu communs et qui sé rencohtrent de préférence chez les enfañs.
43. Le renversement des yeux en haut ét la paralysie des-paupières se présentent plus fréquemment et appartiennent particulièrement ka fin de la seconde et à la troisième période.
#4. Les erreurs de vision et le clismotémient dés paupières sont de ces symptômes: peu com= muns, qu'on remarque qnelquefois par hasard et qui n'out'aucuné valeur parüculière. 11 n'en est pas de même de l'exultation excessive delà sen= sibilité de la rétine, exaltation qui péut suffire dans certains cas pour faire présumer l'existence de l’arachnitis.
Nous ferons remarquer en terminant ce qui à rapport au globe de l'œil, que ses lésions ap= partiennent spécialement à l'arachnitis de Ja basé, surtout pour ce qui a rapport k la direction des axes, à la dilatation des pupilles er aux mouye= mens convulsifs.
45. L'appareil musculaire de le face paraît souvent dans un grand désordre, et nous offré plusieurs phénomènes dignes de remarque; le premier et le plus important de tous, est le Hismus qui est aussi fréquent dans l'arachnitis
(52) xachnitis,nous sont fournis par l'appareil sensitif. Ce sont le trouble de l'intelligence dans lequel on comprend le délire ; le simple assoupissement ou le coma ; la céphalalgie; la stupeur ; enfin
l'altération de la sensibilité générale et des sens eu particulier.
48. Le délire varie beaucoup pour sa forme, sa durée etles objets sur lesquels il s'exerce: nous l'avons vu bien caractérisé et dans toute sa force chez quatre-vingt-neuf malades, et peut-être l'aurions-nous trouvé plus fréquemment, s'ilnous avait été possible de les observer dans tont le cours de leur maladie. 11 affecte de préférence les adultes qui sont plus disposés à l'arachnitis de la convexité. El est tantôt gai et tantôt triste ; nous avons vu quelques malades crier, vociférer, s'agiter dans tous les sens; mais cela est rare, le plus souvent ils sont calmes, tranquilles et mar= motent entre leurs dents des paroles inarticulées; on les dirait alors plongés dans une espèce d'ivresse. Ce délire n’est pas toujours opiniätre; on peut en retirer assez facilement les malades en les excitant un peu : alors ils vous répondent avec justesse sur ce qu’ils éprouvent. Mais aban= donnés à eux-mêmes, is retomber promptement dans leur premier état. Le délire présente ce ca ractère dans Ja première et surtout dans la se coude période, où il est continu, quelquelois
(53) « xémittént ét rarement intermittent. Dans la troi= sième, on ne peut plus le considérer comme existant, vu l'anéantissement des ficultés intelleewelles. :
Le délire constitue le passage de la première à la seconde période, c'est lui qui forme le printipal caractère de linflammation de la convexité des hémisphères.
D'autres malades, qui ne délirent sé sont indélens, hébétés , maussades, irrascibles, on, contre leur naturel, gais, enjoués jusqu'h la déraison. Chez presque tous on remarque une diminution des facnltés cérébrales, ou une impossibilité presque complète de les meure en jeu de sôrte que beaucoup ne prononcent que des monsyllabes. Nous avons vu un individu qui, pendant plusieurs jours, n’a pu dire que #s us. Cet'état qui subsiste quelquefois pendant touté Ki maladie, est ordinairement le précurseur du délire; lorsqu'il ne le constitue pas.
49: L’assoupissement profond et continuel" quiprend souvent lé caractère du coma, obscryé seulement pendant Ia première et la seconde pé- Hode, vient, pour l'importance, après le délire. Nous l'avons rencontré quatre-vingt-deux fois. IL est plus fréquent chez les enfans que chez les adultes, ‘et “caractérise, étant joint à d'autres symptômes, inflammation de l'arachnoïde dela
(54) base, que nous verrons par lasuite être l'apanage de l'enfance ; aussi chez ces derniers, il constitue laseconde période, conjointement avec tômes d'irritation qui l'accompagnent. + L
Ge phénomène, le plus fréquent de 1qus, si Ton veut tenir compte de la fin de Ja roisième période, ne constitue réellement à cette époque qu'une véritable agonie, etperd en Sets toute sa valeur comme symptôme. ME |
L'assoupissement : a cela de Fin avec tains délires propres à l'arachnitis, qu om faire cesser momentanément en excitant Jo lade; mais, comme dans le PE ra avoirlieu que dans son débur;ear dans las parie de la deuxième périodeet dans la troisième) il est continuel et opiniätre. Lorsque l’arachnitis sait se marche ordinaire , çe symptôme ne parut
poistayane Je Ge, le première période ;:n9ns
avons cependant remerqué quelquefois, ès la pu ces cas SONt ExCESSIYEMENE FALCS: NOUS EM ayons spclé à en décrivant, le mode fiovson
. Go. La céphalalgie, symptôme d'ane si haute, importance au début de J'arachnitis, consenve toute sa valeur dans le cours de la première) et de la seconde période ; on a là rencontre presque cheztous ceux qui Pnticonservé leur raison, put qui peuvent la recouvrer momentanément lors qu'on les excite; d’où il résulte qu’elle s'observe
beaucoup plus long-tems chez les enfans. Iles presque probable que cete céphalalgié existe dans une période plus avancée, et que si les malades ne s'en plaignent point, c’est qu'absorbés par la violence du mal, ils ne sonc plus en état de distinguer Icur$ propres sensations ni de les exprimer. À cette seconde période, ‘nous avons encore pu réconnaitre ce symptôme sur plus dé la moitié des sujets observés.
Ceue céphalalgie offre quelques particularités sous le rapport de la nature de la douleur ; jamais les malades ne l'expriment de la md manière ; ils se plaignent de pesanteur, d'élancemens, d’enigonrdissemens, etc. , souvent ils la compatent à l'action de causes qu'ils ne con msissent pas, où qu'ils n'ont jamais éprouvées ; ce qui démontre leur incertitude à son égard, en même tems qu'ils nous donnent l'idée de la vaiété de forme dont elle est susceptible.
Cette céphalalgie est ordinairement générale , quelquefois elle n'occupe qu'un côté de la tête; nous l'avons vue une on deux fois quitter brus=
siége primitif pour venir se fixerail-
leurs ; elle n'indique pas toujours le siège de la
Kion, comme nous le démontrerons-par la suite.
| 05raEastupeur, caractérisée par une sorte d'abandon er d'inertie générale, un aspect éton-
né et tout particulier de la face, alternant avec
(56) les autres symptômes, ou les accompagnant, est propre à toutes les périodes, mais surtout aux deux premières, où le /acies conserve une ex pression beaucoup plus marquée. ‘
52. La diminution de la sensibilité générale est dans le rapport de plus d'un cinquième en ne l'examinant qu'à la fin de la première, et dans le cours de la seconde période : cette diminution est constante dans latroisième, puisqu’éllé marche toujours avec le coma.
53. L'altération de la vue, de l'ouie, de la parole ;très-fréquente dans la troisième période, ne mérite alors aucune attention spéciale : mais lorsqu'elle arrive à la première , elle confirme les autres symptômes et facilite le diagnostic
54. Nous avons remarqué quelquefois : mais assez rarement, une insomnie opinidtre, sans que nous ayons pu découvrir la cause deice symptôme si contraire à l’assoupissement et au coma. Û
55. Enfin, contre la règle générale, quelques sujets, cn présentant tous les autres phénomènes propres à l'arachnitis, conservent jusqu'au dernier moment leur intelligence libre et parfaite. On n’en peut tirer aucune conséquence dans l'a rachnitis dela convexité où cette intégrité de Intelligence est excessivement rare ÿ maïs4vil m'en est pas de même, dans l'arachnitis dela
C5) base, dans laquelle les facultés intellectuelles sont plutôt empèchées que troublées et dans un véritable désordre , comme cela s’observe dans le premier genrc:d'arachnitis (1). -
56, Appareil locomoteur. L'appareil locomoteur présente dans l'arachnitis plusieurs genres d'ltération qu'on peut rapporter à trois princi- ‘ pts
1e. Un état de contraction et de rigidité local
220 Un état de paralysie local ou général.