‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 51 sur 66 · QUATRE=VINGT-CINQUIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

QUATRE=VINGT-CINQUIÈME OBSERVATION

Arachnitis de la convexité des hémisphères.— Apoplexie sanguine.

Mary, tailleur, âgé de soixante-huit ans, d'un tempérament sanguin, jouissant habituellement d'üne bonne santé, est amené à l'hôpital le 17 octobre 1820.

En 1812, il éprouva la suite d’un violent accès . de colère une attaque d'apoplexie caractérisée par la paralysie complète du bras et de la jambe gauches, un embarras dans la langue, mais aucun trouble de l'intelligence : il ne fut parfaitement guéri qu'au bout de quatre mois; il conserva même une légère difficulté de parler. Depnis ce tems il jouissait d'une très-bonnesanté , quoique sujet à des douleurs rhumatismales ; il ne faisait aucun excès et menait Ja vie Ja plus sédentaire.

Le 13 octobre 1820, saus cause connue, il perd tout à coup le mourement des membres du côté

Carr) Le 24: coma plus marqué, mêmeétat des mem bres ; expectoration impossible ; pouls fréquent,

Le 25: sensibilité nulle du côté droit; facultés intellectuelles assez libres ; respiration râleuse ; même impossibilité d'avaler. — On fait usage de Ja sonde œsophagienne pour permettre l'entrée des boissons dans l'estomac; limonade sulfurique; €au de gomme avec quelques gouttes d'eau, de Rabol.

Le 26 : même état; la langue cependant parait avoir un peu de mouvement ; pouls très-petit.

Le 27:mort.

Ouverture du cadavre. — 1°, Arachnoïde un peu ijectée et épaissie à la circonférence de la convexité des hémisphères du cerveau. — Ara— chnoïde céréhelleuse, laiteuse dans toute l'étendue des faces inférieure et postérieure du cervelet, avec épaississement et augmentation de densité de cette membrane, mais n’empêchant pas cependant d'apercevoir twès-distinctement À travers, les circonvalutions du cervelet, la séxeuse- ayant moins perdu de sa transparence qu'acquis de l'épaisseur et une couleur blanchâtre nonnaturelle, Lasurface supérieure moins laitense, présentait encore des traces non équivoques d’une inflammation ancienne. — Plexus choroïdes très-imjectés.

ci de 21

Cho)

250. On vient de voir par les observations, précédentes que l’arachnitis à l'état d'acuité n'existait que très-rarement avec l’apoplexie, que du moins c'est ce que semblait prouver la masse de faits que nous possédons (1). Si cette coïncidence a quelquefois lieu, ce doit être partieulièrement dans les cas d’arachnitis chroniques, alors que les malades étant depuis long-temssous empire de cette phlegmasie cérébrale, viennent à être frappés subitement parune apoplexie more telle; eeue complication est là seule que nous puissions admettre, la seule qui nous-paraisse même en général devoir. exister, vu la nature de ces deux maladies. En effet, l'apoplexie lorsqu'elle est funeste, tue Ja plupart du tems les su jets en quelques jours, et ne s'accompagne que rarement dans ces cas, de complications aiguës ; lavie ayant été attaquée dons son principal foyer, les gntres organes semblent devenir insensibles aux autres causes de destruction. :

Voyons actuellement ce que lon remarque

(#) Ce n'est pas sans une satisfaction toute particolière, que nous nous trouvons d'accord avec le Docteur Rochoux, dont l'excellent travail sur les apoplesies ne contient pas une geule complication d'arachuits réelle. En effet, toute la LB put que a séreuse prend à cette maladie, se borne , ainsi que nous l'avons observé nous-mêmes, à une simple dans son exhilation.

Ca) 1811, des symptômes suivans : frisson-général , avec violente céphalalgie; douleurs des membres et fièvre. Les jours suivans ; la céphalalgie augmere.

Le huitième jour : la langue est couverte d’un endüit noirâtre ; les dents sont sèches; la pean peu chaude ; le pouls fréquent, régulieret facile à déprimer ; les yeux sont fixes; il y a du délire, des soubresauts des tendons ; le ventre est ten+ du, et l'épigastre douloureux ;'le décubitus, à lieu sur le dos,

La maladie ayant été prise pour une fièvre adynamique, on ayait prescrit l’infusion de camomille avec nitre, un julep avec eau de tilleul, du nitre et la liqueur d'Hoffmann, des pédiluves sinapisés, des vésicatoires aux jambes, et de l'eau froide sur la tête.

Le neuvième jour : face très-animée; yeux fixes; pupille droite plus dilatée que la gauche,; paupières abaïssées el ne s'ouvrant que dans des amomens de forte douleur; ailes du nez agitées ; mouvemens spasmodiques des lèvres; perte de l'usage des sens ; délire violent; cris plaintifs; impossibilité d’articuler un seul mot; agitation du larynx; soubresauts des tendons plus sensibles au bras gauche qui est continuellement en mouvement; xigidité du bras droit qui est fléchi et appuyé sur le ventre; abdomen douloureux

C423) ment enflammée ainsi que le feuillet la dure-mère des fosses occipitales | Me jusqu'au commencement de la moëlle. ses 2°. Lapulpe cérébrale était généralement très

3. AT supérieure et interne du Jobe moyen et gauche du cerveau présentait à sa su= perficie une portion de sa substance ramollie, rougeëtre, dans une étendue de sept à buit ligues de largeur, sur deux d'épaisseur.

4. Le Jobe gauche du cervelet dans toute sa circonférence antérieure et externe élit ramolli daus une érendue de quatre à cinq ligo . Tous les organes du thorax étaient Fe = La muqueuse de l'estomac était, fortement enflammée dans son grand eul-de-sac. — La muqueuse intestinale était parsemée de plaques rougeséleyées, de végétatious uleérées, PrÉRARALEANE au cœcum et au colon.

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