‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde cérébrale et spinale, ou, Histoire théorique et pratique de l'arachnitis (volume 2)Chapitre 50 sur 66 · Nous pouvons également remarquer ici · texte numérisé non relu

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‘influence fâcheuse d'un traitement excitant , lorsque tout indiquait le choix d'une autre méthode qu'on aurait certainement employée, si l'on eût reconnu la véritable nature des accideus cé rébraux qui furent pris pour des mouvemens purement nerveux; nous voyons en effet aug menter le délire; la sécheresse s'emparer de la langue; la douleur du ventre devenir plus intense, après l'administration des toniques ; si Les facultés intellectuelles parurent ici plus libres, au moment où les douleurs ahdominales s'exas= pérèrent et parvinrent au plus haut degré d'in tensité ceci peut rès-bien s'expliquer par l'action dérivative qu'auront eu sur l'arachnoide, Vinflammation du péritoine et l'irritation de la

Le sixième jour :même état. — Douze sang= sues à la tête ; douze sur le ventre.

Le septième jour: malaise général ; respira= tion haute; parole difficile; son de la poitrine ; mat à gauche; abattement extrême; lesimembres tombent en masse lorsqu'on les abandonne à eux-mêmes ; la céphalalgie disparaît, — Quinze sangsues à l'épigastre.

Huitième jour : délire ; vive agitation ; con traction des membres ; mouvemens convulsifs.

— On lui fait des affusions froides sur la tête. — Pendant ces affusions, agitation extrême au point qu'onne peut le contenir; remis dans son it, contractionvive de tous les membres; respiration, haute; fréquente, petite, concentrée ;. lèvres violettes; yeux immobiles; écume à la bouche. — On prescrit un bain, — En sortant de ce bain, sueur abondante ; respiration stertorcuses, yeux immobiles ; demi-ouverts, injectés; ailes du nez se dilotant à chaque inspiration.

Le neuvième jour : mort dans la nuit.

Ouverture ducadavre.— Inflammaton et sup= puration de toùte l'arachnoïde qui recouvre les hémisphères cérébraux avec épaississement et augmentation de densité de cette membrane. — Substance cérébrale généralement flasque.— Poumon gauche entièrement hépatisé. — Péritoine rouge en plusieurs points.

sait de toute laplénitude desses facultés lorsque nous l'examinômes ; la péripneumonie n'aurait elle pas agi alors dela méme manière que la péritonite de l'observation précédente? Aureste, nous lerépétons, nousavons vu la disparition de lacéphalalgie, ainsi que le retour des facultés intel= lectuelles un assez grand nombre de fois pour affirmer que ce phénomène n'est pasrare. +

Quoique l'affusion froide ait pu paraître indiquée par l'intesisité dessymptômes nous croyons cependant que dans cette circonstance elle n'a point été sans influence fâcheuse ; car comme nous l'avons fait remarquer en traitant de l'action de ée moyen, C'est surtout dans le cas de phlegmasie où d'engorgement pulmonaire, qu'il nous paraît contraire, l’astriction qu'il détermine à la surfacé du corps, devant nécessairement augmenter la congestion déjà établie vers les oxganes intérieurs.

+ 233. ,Sans mier.entièrement l'existence des péripneumonies désignées jusqu'ici sous le nom d'a tiques, et que des symptômes nerveux carac— térisent prinicipalement, ne pourrait-il pas se faire qu'iln'y eût dans quelques cas qu'une sim= ple complication de phlegmasie de l'arachnoïde, comme cela avait lieu chez le malade qui nous suggère ces réflexions : quelques faits observés incomplètement , tendraient à nous le faire

d'assistance : amené enfin à l'hôpital par ses ca marades, nous le trouvâmes dans l'état suivant :

Céphalalgie violente ; étourdissemens lorsqu'il reste quelque tems assis ; assoupissement; décu= bitus sur le dos ; mouvemens lents ; face sbattuc ; Jeux tristes ; teinte jaune des joues, du pourtour des lèvres et du nez; amertume de la bouche ; enduit grisâtre de la langue qui est cependant humide ;, soif vive; abdomen souple; respira= tion libre mais fréquente; pouls faible et rare, + Quatre sangsues au col ; pédiluves sinapisés ; potion gommense avec alcool nitrique. — La nuit, délire et assoupissement profond. .

Septième jour : sauf l'assonpissement qui. est plus marqué, et le ventre plus tendu, les symptômes restent les mêmes ; le soir ; la respiration s’embarrasse et devient bruyante; l’assoupissement est interrompu, à plusieurs reprises, par un délire assez fort; la bouche se remplit d'écume; les dents se resserrent; les bras se contractent d'une manière générale; les yeux deviennent ternes et insensibles à la lumière. — Décoction de quinquina ; sinapismes ; oxycrat sur la tête.

Huitième jour : coma profond ; respiration toujours très-génée et stertoreuse ; roideur de tous Les membres ; état général très-alarmant, — Vésicatoires; sinapismes; glace sur lu tête; décoction de quinquina.

nant un paquet de lombricoïdes. Muqueuse d'un des mésentériques correspondantes aux: parties enflammées sont engorgées. 1 Hunt

(Observation recueillie par M. Lespagnol. )

234. Tous les symptômes de l'arachnitis sim ple, se dessinent à merveille chez cet individu pendant les premiers jours: Un wnitement mé thodique ‘ui -est d'abord administré, C'est vers Je septième jour que paraissent | put ves du cbté de la poiwine, puis ceux d'une de la pulpe cérébrale ; nous n'insistérons pas dans ce moment sur, nous ferons seulement influence qu eut à cle ÊE traitement tonique ét stimulant qui pré d'ane manière si remarquable, les accidèns dr par taient de la tète et de la poitrine ; il es sé probable qu’à lui seul était due la vive inflam (on que rm om éarellé ne s'est'dévéléppée qu'à ane époque avancée de la maladie, lorsque les faculeés intele lectuelles déjà affaiblies, ont empêché lemalade de: la sentir et de la manifester ; il n'yoù que Ja tension du ventre qui parut le septièmejour, et la rétraction de ses parois qui ut obserrée peu de-tems tr qui. ci tee ai soupçonner.., j 1

(357) Le soir, agitation extrème Matin shine lité presque complètes. =

Le quatorzième jour: le mal fui FeMere insensibilité 4bsolue ; yeux relevés s ous la pau pièresupérieure; respiration inégale, suspirieuse; pouls presque insensible ; extrémités froides. — On applique des vésicatoires et, des sinapismes qui font disparaitre en grande partie les symptômesalarmans. noter dt

Le quinzième jour: disparition complète de la stupeur ; Ja sensibilité se rétablit; le. pouls se relève; iln’y a plus de vomissemens. — Nouvelle dose d'ipécacuanha.

Leseizième jour : le petit malade n’a pas eu la force de vomir, mais l'ipécacuanha a procuré beaucoup de selles involontaires; tous Les symp - 1ômes!, cérébraux qui avaïentidisparu sont revenus avec la plus grande intensité, Mort le maun.,

Ouverture du cadavre. — Eogorprans considérable de tous les vaisseaux cérébraux:

Épaississément et opacité de l'arachnoïde ; elle contient entre ses deux feuilletsà peu près quatre onces de sérosité roussätre, répandue sur toute. la superficie du, cerveauset de plus >'plasieurs foyers purulensäla partie antérieure er.

de chaque hémisphère, — Ramollissement géné.

ral de la pulpe cérébrale: — Point de sérosité

faire appréhender, quelques complications qui exigent elles-mêmes un traitementparticulior.

Est-ce aux dérivatifs appliqués aux extrémités inférieures qu'est due Ja disparition momentanée des accidens cérébraux, et la cessation. des autres phénomènes morbifiques ? Ils peuvent fort bien y avoir contribué, mais l'amélioration est venxe trop tard elle a été d'unetrop courte durée, l'altération de l'arachnoïde était alors trop avancée et trop étendue, pour que mous puissions voir ici autre chose qu'une de ces rémissions inexpli= cables, si fréquentes dénsalloiconrs de l'arachuidis, et qu'il m'est RER pr quel:

ques instans avant la mort. sl

F sea nTE-TuEt 21 Ÿhe OnsEev AT

Guilen, nd à Houille, ae à Seine.

et-Marue, réçot un coup sur la tête , et peu, de nie/eprèégétiscryiar: doilaicépaillalgie. Trois semaines après le coup, cette céphalalgie devint rès-inteuse, et s'uccompagna d’assoupisserient qui persista malgré l'application d'un vésieatoire sur la tête, et l'administration-de-plusieurs éumé tiques en lavage, L'enfant présenta divers re prises une agitation trèswiolenteaccompagnée de

(361) tion haute et fréquente; pouls petit, faible à 130 ; ventre très-douloureux à la pression; dévoiemeut; une des selles, contient un lombric, — Potion purgative anthelmintique ; sinapismes à une jambe ; limonade nitrique..

Dix-huitième jour : assoupissement plus fort ; rougeur et sécheresse de la langue; du reste , même état. — Même traitement ; un nouveau si= napisme à une jambe...

Dix-neuvième jour : même état, — Même traitement ; de plus, deux frictions sur la tête avec trois, gros d'onguent mercuriel.

Vingtième et vingt-unième jour : perte totale de.la vue;, pupilles excessivement dilatées; face profondément altéréc ; bouche entr'onverte et pleine d'écume; rh toujours douloureux à la pression; diarrhée noirâtre; torpeur très— grande. Mort dans la nuit. ,

gs du.cadavre. — Aspect blanchitre

Ja ,pordion de l’arachnoïde qui recouvre/la érance annulaire, le concours des nerfs RER , et Jes tubercules quadrijumaux; elle est de plus recouverte dans tous ces points d'une couche albumineuse, et adhère en plusieurs en= droits aux parties voisines. (2 F lofliration sanguine peu considérable k la partie antérieure des hémisphères du cerveau, au-dessous de l'arachnoïde; sinus longitudinal

l'émérique avait été porté x la dose de’sépt ; dix où douzé grains par jour; où même davantage ; comme bien des médecins. ont coutume de le faire; ibest donc bon de conuaître l'action ex trérmmement active dé ce médicament, pour n’en faire usage qu'avec la réserve et Je précaution nécessaires:

‘Test probable que Y'affectton verminense aûra ici attiré tonté l'atténtion ; et qu'on lui aura atwibüé les accidens qui partañeut de l'abdomen ; mais f] est facile dé réconnaitre chez cé malade plis qu'ine affection verminense;il suffit en effet d'urtpe d'attention pourretrouver tous Les symprdmes d'une forte irritation intestinale, Comme Hwrougeur de la ing, li diarrhée, la sensibilitérépigastrique déveléppée par lu pression été. Les purgatifs donnés ici d'une manière continue , ont déravoir une influence fâcheuse ; s'ils étaient indiqés par l'affection vermineuse),* il {allair suivant mous, les choisir parmi les plus doux laxatifs, et non parti lés séls mercuriels.

DDR ANTÉQUATORZIÈNE OBSERVATION..

Arachnitis de la corvezité et de la base, — Entérite.

Un'jeurie homme; fort ét sanguin, Agé de seize ms estpris die violente céphalalgie d'amer rume de la bouche, d'épigastralgie'et dé dévoie=

C365 ) nique. — Le soirdilatation extrême des pupilles ; fréquence très-grande du pouls; inégale répartition de la chaleur. Mort à deux heures. 0

Ouverture du cadavre. — Injection, rougeur, et inflammation vive de l’arachnoïde cérébrale et cérébelleuse ; cette inflammation paraît plus intense à la partie antérieure des hémisphères, aux environsde laprotubérance annulaire, ainsi qu'a la base et à la partie postérieure du cervelet; au niveau du lobe moyen, larachnoïde adhère avec celle qui tapisse la dure-mère. Celle de 1x moëlle épinière est dans l’état naturel.

Le péritoine est sain, mais la muqueuse des intestins offre dans toute son étendue une quantité prodigieuse de plaques rouges, de quatre à six lignes de surface ; ces plaques sont dues à un développement de la membrane interne, et en imposent pour des ulcérations. La muqueuse est en général épaissie, nette, rouge, chagrinée, et comme percée d’une multitude de petits orifices , par lesquels s'écoule encore de la mucosité lorsqu'on la comprime entre les doigts.

237. Malgré l'amertume de la bouche et l'épigasuralgie, il était facile de reconnaître chez ce malade, autre chose qu’une simple affection gastrique ; il suffit d'examiner pour cela l’ex= trème intensité de Ja céphalalgie que le vomitif exaspérait; le dévoiement accompagné de lu sen-

(367) procurer desoulagement; le CRE à l'hôpital des Enfans.

Cinquième jour : face abattue ; ivaltéehs: È nes ‘effiléz yeux caves, fixes, termes; bouche. demi-ouverte ; lèvres d'un rouge tirant sur le brun ; dents sèches; langue rougeet visqueuse ; douleur er chaleur à l'épigastre; vomissemens spontanés ;céphalalgie générale intense;tendance de la uète à se porter en arrière ; anxiété très grande ; mouvemens continuels pour changer de position ; de tems en tems légersmouvemenseonvulsifs des membres; peau brûlante ; le malade se plaint d’un sentiment de froid aux extrémités supérieures, quoique ces parties soient tèschaudes. — Quatre saugsues derrière chaque oreille ; glace sur la tête ; sinapismesaux jambes : limonade nitrique ; polion avec carbonate de potasse deux gros, et sirop de limon. — Le soir du même jour, convulsions violentes ; délire furieux qui force d'assujettir le malade dans son lit ; face très-rouge; yeux fixes, ternes, de tems à autre roulaut dans les orbites ; lèvres brunâtres et gercées ; grincement de dents; soif inextinguible ; la pression h Pépigastre fait jeter des cris au malade; chaleurvive; sueur abondante à Ja face ; artères temporales battant avec force. —Wésica— toire à la-nuque ; glace sur la tête; deux sina= pismes aux extrémités, — Tons ces accidens aug-

Mnquitisjour res que st Vésbiun prirent un caractère grave : douleur sus-orbitaire , cette douleur subsista pendant toute | la mâle; Janguë sale à son milieu et très-ro de bords ; soif ; épigastre trés-douloure: ainsi que In région iliaque droite, ce ar do sh en augmentant jusqu’à tem tÉs peu génée; pol durer fréquent: — es à l'épigastre. * 0 © def age dsammite étre ? Sixième jont Ü it énvies ER ;

aq) dés la quiffest que momentané. #81 Ver.

chaire ut ln premières;

rélitun perde sonlagéthent, "2" 0 Huitième jour : mme état que le sixième.

Treizième jour: même anomalie duus Jastempérature.— Même prescription... +

Quatorzième jour: assoupissement profond ; yeux fixes; pupilles dilatées ; sueur froide et visqueuse ; pouls d'une fréquence et d'unepeütesse extrèmes ; la malade sort plusieurs fois de son assoupissement pour s'agiter fortement, se plaindre ec délirer. — Bain avec affusion ; vingtcinq gouues de laudanum dans une potion ; si napismes. — Mort dans la journée. : ,

Ouverture du cadavre. —Très-forte adhérence de l'arachnoïde avec la-dure-nère ; à la partie moyenne supérieure, £t un peu postérieure du cerveau, dansune étendue de deux pouces ; dans tous.ees points, l'arachnoïde est rouge, opaque, épaissie et très rugueuse; une légère couche: seropurulente est étendue sur la partie moyenne.des deux hémisphères.—Les ventricules contiennent à peine quelques gouues de.sérosité; onen mronver deux cuillerées dans Jes fosses pccipiales. — masse cérébrale injeutée., dermesaulleuientra: mollie.— Cœur flasque se déchirant facilement, — Anciennes adhégences des plèvres.—Poumon droitun peu engorgé en arrière, —Rougeure vive de la muqueuse des bronches etde Ja trachée.— Égale rongeur de toute, la muqueuse de l'estomac; granulations. et ulcératiéns.de grandeurs et de formes, variées dans route d'étendue.de

(33) chée que chez ce malade; e’est sous le rapport de: ce dernier symptôme, que ce fait PRE surtout intéressante” F

Pers in lOBSERYATION:

Arachnitis de la convexité des hémisphères du corvoau, — Pleuro-pneuronie.

Leblois, maçon; âgé de vingt-deux ans, entra à l'Hôtel-Dieu le g novembre 1820, Malade depuis le 4, il avait particulièrement éprouvé de la céphalalgie et du dévoiement;le 6 il eut du délire lequel continua jasqu'an 9. Examiné le 10; il était dans l'état suivant:

- Septième jour: face altérée ; souffrante ; pue pilles peu dilatées ; céphalalgie frontale ; paroles mal articulées, difficiles ; facultés intellectuelles cependant assez libres, mais affaiblies ; plaintes ; appareil locomoteur della face, ducol etdes membres nullement altéré ; toux ; crachats rouillés ; abdomen douloureux ; langue tendant à Ja sécheresse, rosée ; dents fuligineuses ; pouls fréquent, mol, régulier; état d'aflaissement général ; diminution. de ln sensibilité de Ja peau. — Quatre sangsues derrière chaque oreille. — Le soir, moins d'affaissement.

- Huitième jour : facultés intellectuelles.à peu près comme hier; un peu moins d'abattement ;

tale du même côté couverte, de fausses mem branes, avec sérosité floconneuse abondante dans sa cavité, — Plaques brunâtres sur la muqueuse do l'ileon.—Tous les autres viscères sont sains

239. Cette arte RE RER exemple Frappant des modifications, qu'une maladie ss amener daus la marche-et dans Ja forme. d'un autre, qui la complique. {ci l’arachnitis a Voilé presqu'entièrement la pleurésie qui ne fut pas reconnue ; l’expectoration rouillée, et la petite toux que présentait le malade, étaient les seuls symptômes qui pouvaient être rapportés à Ja lésion de poitrine, et encore l'expectoration n'avait lien qué très-rarement. Si plusieurs fois nous avons trouvé les symptômes de la phlegmasie de l'arnchnoïde peu développés, quelquefoïs même latens pendant un certain tes, lorsqu'il existait une affection de poitrine grave , nous voyons maintenant le conuraire, l'affection thorätique cachée par l'affection de Vente phalé. (1)

L'observation suivante vanous offer (vartih, nitis compliquée avec diverses lésions de poitrine et du ventre; ce de ne permetträ pas aux syImp=

&) On retrouvera un Gût semblable à celui-ci, la plaurésie étant latente, à l'observation 19°,

C377) à la percussion, — Saignée de deux palettes ; quinze sangsues sur le ventre ; dix sur la poitrine; baïn ; boissons adoucissantes. |

Le lendemain : assoupissement plus profond ; même état du, système digestif; amélioration dans les symptômes du côté de la poitrine. — Orge édulcorée ; quinze sangsues sur le ventre ; deux! vésicatoires aux dr fomentations ; ; lavemens.

Dixhuit et dix-nenvième jour: assonpissement plus profond : on a de la peine à en retirer le malade ; cependant lorsqu'il est éveillé il se plaint de céphalalgie et d'une douleur excessivement vive dans la fesse du côté gauche, = Doure samgsues sur cette dernière partie ; autant sur l'alidomen ; large Vésicatdire à la région ischiatique. = Point de soulagement; le soir, léger délire suivi de somnolence.

Vingtième jour : mêmes accidens que là veille. On reconnait l'existence de symptômes cérébraux.—On met le malade dans un bain à yingtcinq degrés ; on lui donne une affusion a 160 — Ces moyens n'ont aucune action.

Vingt-unième, jour : le malade est dans son lit comme une masse inerte et se laisse mouvoir au gré de ceux qui l'entourent; ilne présente ni roïdeur, ni paralysie; on ne peut obtenir, de

240. Les affections que nous ‘voyons toutes réunies chez ce sujet d'une manière si remarquable, ont pu se faire connaître ou au moins se faire soupçonner pendant la vie, par les symptômes qui leur sont particuliers ; la douleur de l'épigastre, celle de ln région pelvienne, celle qui se fixa dans la fesse gauche, correspondent trèsbien aux/ahérations que nous offrent l'estomac, le bassin et le nerf sciatique. La gène de la respiration a di indiquer ne lésion du pormon dont l'existence a été bientôt démontrée par le son mat qu'a fourni la percussion de la poitrine. Auvmilieu du trouble qu'a dû apporter dans toutes les fonctions un désordre aussi considerable , on ne voit que d'une manière fugace Jes symptômes caractéristiques de l'arachnitis ; la céphalalgie, l'assoupissement, ne frappèrent point dansle prineipe, et furent attribués à la réaction Sympathique des organes enflammés sur le cerveau; on ne put reconnaitre leur véritable nature, que lorsqu'ils eurent acquis un certain degré d'intensité qui ne fut jamais bien considérable :; il est cependant évident par le résultat de Vautopsie, que l’arachmitis existait depuis lo. g-téms, et qu'il fant reporter son origine au moment où les antres parties furent affectées, et que ces diverses inflammation paraissent reconnaitre pour cause les excès que commit le malade.

peine, après-un travail long et pénible ; pen= dant six jours la faiblesse est extrême: il survient de la fièvre, du délire, et descoliques atroces qui obligent la malade de se rouler par terre et de se serrer fortement le ventre ; tous ces accides n'empéchent point Jos lochies de couler; elles se/suppriment le septième jour avec les coliqués et le délire, et tout-à-conp, un rhuma— tisme s'empare de tontes les articulations qni deviennent rouges, douloureuses ettuméfiées.; Ja malade perd l'usage de ses jambes et.du bras gauche ; elle reste dans cet état péndant téeize jours, avant de:se faire Hemponse à l'Hôtel- Dieu. Vlan gaur

Outre les symptômes partieuliers à l'affection rhumatismale, on observa les suivans +: cé phalalgie frontale et occipitalé très-vive; pan pières fermées, quoiqu’elle ne dorme pas: œil droitrouge, chassieux, sa pupille est contractée; Ja malade n'en voit pas; le gauche est net, bril= Jant, sa pupille est dilatée; rougeur très-vive.et alternative de l'une eu de l’autre jouc. Dépuis l'invasion duxhumatisme , insomnie. ; amertume de la bouche; vomissemens de matières-bilieuses etexaspération marquée de tous les symptômes, tous les jours entre deux.et quatre heures. —Uuie saignée ; douze sangsues à la-vulve; un bain.

Dissneuyième et vingtième jour: amélioration

(383) sistante, opaque, jaundtre; cette éxsudation était en plusieurs poiats, du véritable pus.— Point de sérosité dans les ventricules du, cerveau. — Etat sain de tous les viscères deJ'abdomen, — Pus dans la plupart des articulations affectées par le-xhumatisme. — On trouve du pus dans la chambre antérieure de œil droit dont tout lé corps vitré est opaque, consistant et d’un blanc laiteux. : (Observation communiquée par M. Deslandes)..

a4r. Quelques circonstances quine,sont.pas tout-fait indigues de remarque ; nous sont fournies par celte observation. CTI al

L'accouchement. paraît ici la cause kr uaute de l'arachnitis et des autres accidens qui ont leur siége dans le bas ventre et auxquels la malade était déjà disposée par la fatigne de la grossesse , ses peines domestiques et le mauvais état de sa santé. La rapidité avec laquelle le rbumatisme diminue ou fait dis araitre les accidens qui pattaient soit de la tête, soit du péritoine , soit de l'utérus, nous donrie un exemple frappant de dérivation ,et nous montre la ma nière dont agissent les irritations que nous déterminonsartificiellement; ét dans quelques circonstances avec tant de succès.

Les symplômes fugaces, et pour ainsi dire inappréciables de l'arachaitis qu'on aperçoit üci, et qui sont Loin d'être en rapport pour l'intensité.

tomac étaient lisses, coupés régulièrement ; les parois de l'organe étaïenten cet endroïtblanches,

transparentes et amincies, et si muüquense Ex= trêmement rouge sans être épaissie ; cette rou— geur se continuait tout le long de lu grande cour-

bure et dans la moitié inférieure de ce viscère ;

elle éuit éncore plus vive vers la fin de l'iléum,

dans l'étendue de plus d'un pouce ; la muqueuse

était parfaitement saine, — Les poumons ne présentaient rien de particulier, si ce n'est deux on trois glandes bronchiques engorgées de matière

tuberculeuse.

— La cavité de la poitrine perforée, conte nait environ six onces d'un liquide brun, vis— queux, semblable à un mélange de vin ét de bouil- Ton, couvert de gouttelettes de graisse, et qui avait probablement pénétré de la cavité de l’estoiac, dans celle de la poitrine, lors de la perforation. — 11 n'existait aucune rougeur dans la bouche, le pharynx et l’œsophage, ni aucune lésion qui püt faire soupçonner l’action d'un corps irritant.

( Observation communiquée par M. le docteur Carol. )

242. ILest impossible de présenter un exemple plus beau et plus singulier d’arachnitis compli quée de lésion non cérébrale, que celui que nous offre cette: observation ; elle appartient à M, le

simple ; les symptômes s'accordent sibien iciavec les lésions organiques, que nous n'hésitons pas un seul instant à le regarder comme un produit de l'inflammation de L'arachnoïde ; si cettemembrane ne présente ici au-dessous de la concrétion, ni épaississement ni perte de transparence, qui nous l'avouerons, sont quelquefois diffciles à reconnaitre, cela tient à des circonstances parteulières qui ne changent rien à la règle générale ; il est, au reste, facile de se convaincre de ceue vérité, en faisant atention aux faits nombreux que nous citons, et dont plusieurs n'ont offert d'autre altération pathologique, que ceue espèce de couenne gélatineuse.

Rien n’a pu faire soupçonner la perforation de l'estomac et du diaphragme, car les facultés intelléctuelles étaient trop troublées pour que la malade rendit compte de ses sensations, et quand même elles auraient été intactes, nous doutons fort qu'on ait pu soupconner et encore moins reconnaître une pareille lésion qui par elle-même £sttrès-rare, qui n'a rien de constant dans ses symptômes, et qui s'accompagne toujours d'un trouble et d'un désordre au milieu desquels on ne peut rien distinguer, Que conclure, dans une pareille circonstance, de la douleur que la pres= sion sur l'épigastre détermina vers le dixième jour, et du monvement automatique de Ja ma-

(303) gère; sices difficultés augmentent lorsqu'elle se trouve compliquée de lésians non cérébrales qui par leur nature ne simulent cependant que trèsrarement quelques-uns des caractères de la phlegmasie de la sérense céphalique, que doitilen être lorsque cette même phicgmasie eoïn: cide avec des lésions cérébrales, avec des Jésions dont presque tous les signes sont communs. Aussi en traîtant comme nous le faisons , de ces complications en dernier lieu, en les pla= çant à la fin de la clinique de l’arachnitis, nous avons voulu posséder le plus de données possibles, pour pouvoir, sinon distinguer’ dans tous les cas ; les phénomènes purement arachnitiques de ceux qui dépendent dés autres affections de l'encéphale , du moins reconnaître les symptômes propres à l'inflammation de l'arachnoïde, et par voie d'exclusion, considérer ensuite ceux qui Jeur sont étrangers, comme dépendans de Ja complication cérébrale, si toutefois ces symptômes se trouvent parfaitement en rapport avec les notions que nous possédons déjà sur les différentes lésions du cerveau. En ‘effet, dans le précédent article, nous avons vu que les phénomènes de l’arächnitis étaient toujours les mêmes, quelles que fussent les maladies aiguës coïncidantes ; nous avons vu que celles-ci n’agissaient qu'en diminuant l'intensité des premiers, qu'en

de l'arachnitis simple, sous le point de vue des causes, nous avons rencontré Îles épanchemens sanguins à l'extérieur de la dure-mère., l'inflams mation de cetté membrane, les apoplexies, les ramollissemens de la pulpe cérébrale, la cépha= lite, les tumeurs développées en dehors de l'as rachnoïde ; celles qui se forment dans la subs= tance même du cerveau , telles que les squirrhes ; les tubercules, enfin quelqués altérations de la moëlle épinière.

244. Avant de jeter un coup-d'œil sur ces. di verses complications ; nous dirons deux mots des altérations que l’arachnoïde laisse à la suite de son inflammation, alors même qu'elle s'est ter minée d’une manière favorable. Cette membrane séreuse conserve le plus ordinairement un épaississement etune opacité que l'onest souvent porté à confondre avec des traces d’une arachnitis rés cente, et d'où, la nécessité d'admettre des complications qui sont bien loin d’avoir existé ; dans céseus, il faut consulter les phénomènes qui ont été offerts par la maladie, et si l’on trouvequ'ils serapportent entièrement à ceux quicaractérisent l'inflammation de l’arachnoïde, et qu'ils sont tout à fait conformes au mode d'alération de son tissu, il faut reconnaître l’existence de l'arachnitis

| comme maladie coïncidante, autrement on duit

la rejeter et ne-pas aller encore chercher des dif.

C307 ) cultés intellectuelles ; ilne "prononce pas un mot, étnerépond Hüllément aux questions qui lui sont adressées; remis dans son lit, il en tombe à plusieurs reprises; evse fait de fortes contusions à Ja tète.

-Leri+ilse donna de nouveau plusieurs coups à la tête, en se la frappant sur le carreau. Ge— pendant l'on monta dans sa chambre et on le trouva dessous son lit, sans connaissance : on le trausporta alors à l'Hétel-Dieu, Ou apprit qu'il avait bu une demi-bouteille d'un eau blanche qui fut reconnue pour être de l'eau de Mettenberg. Examiné le 11 septembre, il était dans V’é- Lat suivant < Vingt-unième jour : le cuir chevelu était le siége d’une large ecchymose qui s'étendait par= “ticulièrement sur le côté droit et derrière l'oxeillé, ainsi que sur la région pariétale gauche. 11 existait une plaie demi-cicatrisée peu profonde, un peu au-dessus de l'oreille droite. Le malade était dans un état d'assoupissement, avec agita= tion générale momentanée ; la parole était impossible ; la figure animée sans aucun autre ea vactère particulier : le pouls était fort, élevé ; les batiemens du cœur tomultueux. — Vingtsangsues farent appliquées derrière les oreilles. * Le 12 septembre, troisième jour + facies na turel, comme dans le sommeil; pupilles peu

(399) sèche ; pouls régulier, sans fréquence; respira= tion suspiriense, haute, profonde; membres froids, — Gomme arabique,

Cinquième jour : face moins naturelle, pâle ; pupille gauche contractée, non conwactile’; la droite naturelle, se resserrant un peu par l’action de la lumière; insensibilité complète des deux dras qui sont Îlasques; pouls plus faible, sans fréquence ; respiration râleuse , accélérée ; cha- Jeur douce , générale. — Traitement #4. — Mort à trois lieures dans la journée.

Ouverture du cadavre. — 1°. Large ecchy= mose avec sang épanché entre le cuir chevelu et dé péricräne , dans tonte la région postérieure de Aa tête et particulièrement à gauche vers la région oecipito-temporale.

22: Fracture de l'angle postérieur et inférieur du pariétal gauche , dans l'étendue. de quelques travers de doigt. — Ecartement de Ja suture occipito-temporale du même côté. — Félure du pa= riéul droit, vers l'angle postérieur et inférieur,

- 3, Epanchement abondant d'un sang noir, coagulé, dense, entre le cräne.et la dure-mère décollée, adhérent intimement à cette dernière, et existant dans l'étendue de plusieurs travers de doigt, vers l'angle postérieur et inférieur du pus riétal gauche, le cerveau se trouvant fortement

Cor)

de reconnaître que l'épanchement sanguin joue le premierrôle, et que Farachnitis qui n'a point extérieurs de la maladie, est ici bien secondaires Que voyons-nous en effet, si non tous symp— tômes qui se rattachent kune lésion de la pulpe où à sa compression , et aucun de ceuxqui caractérisent la phlegmasie de l’arachnoïde.

L'aspect général du malade, son facies, son sommeil , la possibilité de se mettre en rapport avec les, assistans lorsqu'on l’extite, le calme du coma, l'abolition conséentive des facultés.in= tellectuelles ct la perte complète de la sensibilité générale le jour même de la mort, sont dessymptômes que nous ne pouvons: rapporter qu'à Ja compression exercée par-le-sang épanché sur Vencéphale.

Cet épanchement aécumulé vers angle postés xieur et inférieur du pariétal gauche, ét déprimant en cet endroit le cerveau, est incontesta= blement la cause de la déviation de la bouche à gauche, de la direction de latête du mémercôté ; symptômes quisurvinrent le troisième jour, er de Ja diminution de Ja sensibilité du bras droit qu'on observa le quatrième.

Quant au défaut de contractilité de la pupille gauche , tandis que la droïte était encore un peu sensible à la lumière, pourrait-on l'atibuer à la

(403) heures du soir, on conpde bâton ; qui porte sur le côté gauche inférieur et postérieur de la rète, Le coup est suivi d'une perte de connaissance momentanée, et d'un écoulement de. se: par Poreïlle gauche.

Le 7 : douleur vive à PR nm et membres douloureux, (Mazarin avait reçu diverses autres contusions ). Soif vive ; nausées.

Le 8: Ja douleur de tête persiste. —Seize sang: sues de chaque côté de la région occipitale,

Le 9: troisième jour de l'accident : perte.de connaissance Je soir; agitation des membres; il se plaint continuellement de la tête."

Le quatrième jour: coma profond ; diminution de Ja sensibilité des deux côtés; pupilles non dilatées et non contractiles ; paroles plaintives ; agitition momentanée des lèvres et des extré= mités supérieures, avec contractions plus mar quées du bras gauche ; paupières paralysées ; wismus; roideur du cel qui est renversé en var. rière; pouls petit et sans fréquence; chalèus naturelle ; respiration facile ; langue sèche ; alba domen ne paraissant pas douloureux à la pression face non colorée ; front chaud ; yeux chassieux ; extrémités froides. — Vingt sangsues avec ven touses derrière chaque orville ; sérum émétisé y sinapismes aux pieds.

CHo5 )

49: Arachnoïde cérébrale infiltrée dé pus dans toute la région supérieure ét antérieure des hésmisphères cérébraux, avec épaississement de «ette membrane qui est jaunâtre ot d’une ‘densité remarquable. La partie postérieure au contraire, est rouge et baignée de sang. On aperçoit des gouttélettes de pus dans les anfractuosités cérébrales. — L'arachnoïde de la base du cerveau, l’arachnoïde cérébelleuse ainsi que la portion qui recouvre la protubérance annulaire | sont in- ‘filtrées de pus que l'on fait sortir pur la pression ; “cette membrane estépaissie dans toutes les régions désignées, et particulièrement dans la portion qui avoisine la commissure des nerfs optiques.

Ventricules latéraux pleins d'une sérosité jaunätre limpide; leur membrane est saine:— ‘Une cuillerée environ d'une sérosité purulente s'écoule après la section de la protubérance an— mulaire, — La dure-mère est saine : le éerveau ‘ne présente aucune altération sensible. — Les “organes contenus dans la poitrine et dans l'abdo—

mên étaient dans leur état naturel.

246. Ce fait, quoiqu'ayant plüsieurs points de ‘contact avec le précédent, tant par la nature de “la cause, que par l'épanchement sanguin et là

feu nous offre cependant des différences sensiblés que caractérise surtout la! prédomi- -nance des symptomes de larachmitis. "=

tion des pupilles, quoiqu'il existät assez de sérosité dans les ventricules latéraux. Nous appuierons sur la perte de contractilité des lèvres, qui marche en général, concurremment avec le cama, et nous opposerons l'absence de la déviation de la bouche chez ce malade à son existence chez le précédent, bien qu'il y ait eu également chez ce dernier un épanchement sur un hémisphère ; mais comme nous l'avons déjà dit, nous n'avons pointencore pu déterminer l'influence de l'arachnitissur le développement de’ce symptôme ; cependant nous sommes plus disposés à le rap porter à l'affection de la pulpe, à l'épanchement sanguin ; l'ayant presque constamment rencon= tré avec ce dernier etné l'ayant observé quedeux ou trois fois avec l'arachnitis quelque limitée que füt celle-ci.

La fréquence du poulsne paraîtici que le cinquième jour ; ce n'est pas la première fois que nousremarquonscette lenteur de l’appareilcireu- Jatoire à prendre part au wouble général du sys- 1ème sensiüif.

QUATRE=VINGT-TROISLÈME OBSERYATION.

Arachnitis de la convexité des hémisphères.—I[nflammation de La dure-mère. ‘ Un jeune homme de dix-neuf ans , reçoit un coup de sabre sur le milieu du front, et perd

= (409 ) douleurs abdominales. — Saignée. — Léger soulagement. Le soir, coma profond,

Huitième jour : l'éxcessive sensibilité FRE peau au moindre contact, a cessé. — Vésiçatoire à lacuisse, — Le soir, augmentation du coma. — Sinapismes; sérum émétisé.

Neuvième jour : même état. Mort dans la journée:

Ouverture du cadavre. — 1°. Infilration de pus dans les tégumens du front; la solution de continuité du coronal ne pénètre pas jusqu'à la face interne.

2°, Durc-mère décollée dans étendue d'an rte) diamètre, vers la ligne moyenne de

‘os frontal, à l'endroit correspondant à la plaie, avec épanchement du pus entre cette membrane retl'os. be Rss

3°. Fonte l'arachnoïde de Ja convexité des hémmisphères cérébraux, était couverte d'un pus blanc, opaque et sans odeur. L'intervalle qui :sépare les deux hémisphères formés par lagrande #aulx, en étaitrempli: — Les ventricules Jatéaux contemient peu de sérosité, — Les autres cavités ne présentaient rien derémarquables +1

Les deux observations suivantes vont nous of- Srir l'arachnitis compliquéeavec des épanche= mens sanguins dans la pulpe.

Can) prononcer quelques mots ; plusieurs fois il répète celui de mal au col.

Le deuxième jour : même état.

Le troisième jour : paupières fermées ; stra= bisme double, permanent de l'œil droit; pupilles resserrées et mobiles ; douleur de tête plus forte; Jes membres du côté gauche ont recouvré le sen timent, mais non le mouvement; ils sont fléchis et roïdes ; ceux du côté droit sont continuellement agités de mouvemens convulsifs ; les facultés intellectuelles sont libres ; la déglutition est difficile, le pouls fréquent, dur et intermittent ; la chaleur naturelle, la respiration bruyante et plaintive. — Huit sangsues derrière l'oreille droite; six derrière la gauche; sinapismes aux mollets ; chiendent rabel.

Quatrième jour : l'intelligence commence à devenir obruse, cependant quoique le malade ne parle pas ; il paraît comprendre parmoment; le pouls perd de sa résistance. — Huit sangsues derrière les oreilles ; infusion devalériane,

Cinquième jour : facultés intellecmelles ané= anties; yeux tèrnes. renversés sous la paupière supérieure, et agités demouvemens irréguliers de gauche à droite ; pupilles resserrées; dimimation dans la rigidité des membres du côté gauche ; rougeur fugace de la face; pouls fréquent, irrégulier ; respiration inégale etstertoreuse ;sneur

(45) veau incisé dans cet endroit était d'un rouge foncé, sablé de petits points d'autant plus écar= tés les uns des autres, qu'on s'éloignait davan— 1age ducentre.

5, Un petit Kiste séreux duquel sortit un jet de sérosité, au momentoù l'on coupa le cerveau, ne présenta pas de membrane bien distincte, maïs un tissu cellulaire de couleur marron, con= fondu avec la substance environnante, laquelle avait contracté tout au tôur Ja même couleur, à la profondeur de deux à trois lignes: !

(Observation communiquée par le Dr. Deslandes. } 4,36

248. Cette observation, la seule que nous possédions où l’on puisse admettre la coïncidence de l'arachnitis avec l'apoplexie sanguine, n'en st cependant point encore un exemple bienconcluant. En effet; c’est d'après les détails dans 1omie pathologique platôtque par les phénomènes aferts par la maladie, que nous! nous sommes Aécidés à la regarder comme telle, L'infilation Séreuse.et puriforme de l’arachnoïde nous à paru sérapporter à une inflammation récente , Vexha- Jation abondante, et surtout le pus combiné à Ja sérosité, ne se trouvant pas ordinairement à l'époque où il ne subsiste plus que des traces d'ancienne arachnius. Nons n'en restons pas moins dans le doute, car d'une autre part, tous les

ici l'existence de l'inflammation de l'arachnoïde à l'état aigu, nous sommes obligés d’avouer qu'elle n'a été représentée par aucun phénomène sensible, et que cette histoire rentre davantage dans ce que nous avons dit au commencement de cet article, touchant la rareté de la coëxistence de T'apoplexie avec l’arachnitis.

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