PAL
Chr) l'Hôtel-Dieu ; dix jours après l'invasion, étant dans l'état suivant:
Face colorée; conjonctives injectées; pupilles mobiles; céphalalgie; délire depuis quelques heures seulement; cependant Jorsqu'on l'interzoge il répond juste aux questions qu'on lui fait; pouls fréquent et large; peau chaude et sèche : abdomen douloureux ; gêne dans la respiration ; crachats rouillés. — Saignée de quatre palettes ; sangsués à la base du crâne, sur le ventre et à l'anus. — Les symptômes de pneumonie et d'entérite disparaissent, mais le délire et la turges— cence de la face prennent plus d'intensité. — On réitère Ja saignée et l'application des sang sues. — Quelques jours se passent h peu près dans le même état; on applique des vésicatoires aux cuisses; ils font cesser complétement les ac cideus pendant quatre à cinq jours, au bout desquels la fièvre etle délire reviennent, sans s'accompagner d'aucun autre symptôme fâcheux; on a encorë récours aux sangsues appliquées, au col et aux vésicatoires aux jambes, qui font dis. paraitre de nouveau et la fièvre etles symptômes cérébraux.
Quinze jours se passent dans un état assez Sa= tsfaisant ; mais ni les forces ni l'appétit ne reviennent à leur état primitif; le maladè est oncore pris de dévoiement, de toux et de fièvre,
cules qui dans la partie postérieure du Jobe supérieur se. trouvaient tellement rapprochés ,
qu'on ne pourait. qu'avec peine distinguer le tissu du poumon lequel paraissait une véritable masse: homogène, d'un blanc jauntic, ayant x consistanée et l'aspectide marfons bouillis. — L'estomneñtaie] Jégèrement injecté. — Les intestins grêles! étaient. dans l’état naturel. La muqueuse des gros intestins présentaient dans plusieurs:points de là rougeur.; du boursonfflement eumémeides uleérations. + +} ln
267. Nous-croyons pouvoir donner ce fait, comme un exemple frappant de gudrison! d'arüchnitis vérifiée par l'a : La céphalalgie, le délire} l'altération'des pupilles, lu eongéstion cérébrale et les autres symptômes conicomittans sontplus quessuffisans pour Ja! faire récomnatire ; uu traitement aetif et parfaitement approprié Les dissipe’ avec facilité ; 'quinre! isépassent dans sun état assé: satisfaisants his Ja santé s’altére ét la! mort “est hsuite d'une affection chronique des ponmens. A To eda= vre, outre les altérations “organiques; énuse de la mort; -on'trouçe “ungrlésion. assez de l'arachnoïde, résult certain di de Finfamoia: tion dontcette le siéges 102 si)
(521) sues aux tempes ; bain à vingt-cinq degrés, avec affusion à quinze ; glace sur la tête ; sinapismes aux pieds. — Ces moyens diminuent l'agitation ; une loquacité ineohérente mais paisible rem— place le délire; face moins rouge.
Quatrième jour : délire très-modéré; constipation opiniâtre ; pouls fréquent et plus déve- Joppé. — Bain et affusion; mêmes boissons. — Le soir, fréquence du pouls moindre ; nuit calme.
Cinquième jour : sommeil paisible ; face tranquille; pouls souple et sans fréquence. — Fraitement id. — Après le premier bain, céphalalgie forte ; rougeur de la face: — Saignée du pied. — Souligement ; retour de la raison ; nuit tranquille. + \
Sixième jour : après le bain du soir, survient une céphalalgie frontale, Jancinante, avec affaissement général, laquelle se dissipe d’ellemême. Nuit tranquille.
Le Septième jour + tout va très-bien,
Le huitième jour: un peu de délire qui cède dans la journée, pour reparaître la nuit.
Le neuvième jour : délire tranquille; élancement à l'occiput ; pouls un peu fréquent.
Le dixième jour : très-bien , convalescence.
(2°. Deslandes ; dissertation.)
Sixième jour : mme état. — Quatre sangsnes à chaque tempé. did
Septième jour: point de changement. — Un vésicatoire dans le dos.
Huitième jour : léger délire; lésions acoustiques. — Douze sangsues à chaque pied; quatre dersénethiaqie oreille ; rennes froides surJa tête.
Neuvième jour : Traitement id.
Dixième jour: On pratique une petite, saïgnéequi fournit un sang couenneux, diminue Ju eéphalalgie , et fait perdre au pouls de la force et de la fréquence.
Onvième jour : quatre sangsues derrière chaque oreille diminuent encore les accidens:
Quatorzième jour: deux larges vésicatoires aux
| cuisses confirment la convalescence. Pendantun
mois il reste un point douloureux sur un côté de la tête ; ee point résiste aux vésicatoiresappliqués à la nuque et à d’autres moyens ; il est emporté par une fuxion oocasionnée par une dent carie. Depuis ce tems la personne qui fait le sujet de cette observation , jouit de toutes ses facultés, mais elle éprouve souvent des maux de tête , surtout lorsqu'elletravaille à la lumière :
CRecueillie par le Dr. Méfy
(525) sive de la vue, ‘qui force le malade de fermer continuellement les piupièrés } un'délire tranquille, des propos vignes et itcohérens , un agitation extrême avec un a accroissement singolier dela force musculaire;"une tension considérable du ventre qui devient douloureux ler un gai
mêmes symptômes. : PPT TT Quatorzième jour : cessation du délire di
Mr
à s'humecter: + < Vars
Quinzième et séizièmie four : les idées s'éclair cissent, lessensations déviénnentmoïns confuses; quoique le dévôiernent continée, ee entré d'être douloureux. À
Dix-sept et dix-huitième jour: faiblesse 1rès— grande; regard stupide ; D trèsprononcé. TEL
Vingt-unième j jour : épistaxis. SRE, et depuis ce moment, retour de la connoïssance et de l'intégrité des facultés intellectuel calme 'et le Sommeil reviennent , et en sobre" là convalescence se consolide. —Le waitement, pendant toute la maladie, consista en vésicétoires appliqués aux jambes, en ‘avemens ‘fañts avec la cnmomille et le camphre, enfrictions sur le ventre avec l'alcool eamphré; intérieure
jambes ; bâillemens fréquenss pupilles très-dila tées ; pouls serré, iliveut quelquefois parler mais il ne peut prononcer que lé motlmres, — On Jui faitane affusion d'eau à quinze degrés pen dant sept à huit minutes. — Elle ne change pas son état. — On applique le soir des sinapismes aux. pieds qui: SR MES - Fr dnronisrerll QT ii
» Douxième jour + même été pe ratés moîns entendre ‘ee qu'on lui dit ; impossibilité dé prononcer le moindre mot: — On appliqué quatre Sangsiés derrière chaque oreille ; on pres érit dés baïns de pieds + on continué les affusionsi 22 Les sangsues apportent un peu dé’ soulage ment ; ane syncops ethptcle de' etant fasions: sn pce =3 Ninon!
+ Lroisième jour? même état; rigidité des mer: bres des deux côtés. — Quatre mégier detre ébhique oreille ; see aux pieds: +1"
Qniene nest le’ malade parait se meuré mieux en rapport avér les objets - extérieurs sil répond quelquefois d'une manière assez juste. — Vésicatoire à la uque ; pédiluves sinapisés.
Cinquième jour : cessation de la paralysie C4 côté droit ; retour complet de l'intelligence er 4 la parole qui s'exécute cependant encore beaucoup de peine; le malade Mr + se de la manière dont a débuté la maladie :
C9) que, venait de faire supprimer des hémorroïdes| en.y appliquant quelques pommndes ; Moréqu'ile se jeta volontairement daris la rivière; enavänt été retiré, il fut immédiatement transporté à l'Hôtel-Dieu. Ar son arrivée , : face ronge: let | animée; délire continu; visions fantastiques” d'objets qui püraissent l’effrayers-oute facile et exaltées— Saignée : Rai A Sprsms à
rule
pissèment presque continue] ;. on l'en retire ce péndant eu le pinçant fortement ilxépond alors d'une-rhanière-ascéz juste sabs céla il nè faitque marrhotter; la sensibilité parait plus obtuse à gauche qu'i droite. —{Sinapismes aux pieds; une saignée! du pied ; ae affasion-froidé. 1 Cette. affusion le réveille; ll: sé plaint-de cèique l'eau est non firinalineees rune céphalalgie Hé- Sérèrsint zu twin po your œil shéqtson!l douleur de tête; cessation: de: l'ussoupissement ; + il pare librement, —/Une affusion : ar à et Audousièmejoury ibronibe dums froyable dé-mélancolie;: il cesse: de por
(55) — La douleur de tête, Et lacée par une simple ire An
Dixième jour # poine de cépluslgie } dimivution de la roideur du tel; jte came et natu= relJe" "0" L GONE
Ouvième joue : quelques symptümes. AE ras gastrique font prescrire trois grains d'émétiqueeb deux gros de sulftede soude. 2 Pifint d'évaguation ni pa Haut Een FREE!
délire tranquille, +410)
Douzième je teur ral De on retire facilement Je malude, maisoûäl retombe immédiatement après ; délire Kgen et passuger; face alemativement pâle et colorée ; lenteur ex-
sumda ttes taper aie PISE 3 Proizièmie jour : les Môrmes eymptômes peisistent, maishtün ! moindre degré Vingt sañghies: re les ‘oreilles; sinapisnes aux: gore glace” pilée sur ln tôt; bath vingt cinq degrés. cotid : Quatbizièmejour # même sit quétl Yoile ; continuation du même traitement! : 1e 7240 7 Quivsidme jar pro de ré et dens Méheux; étitgénéral dé biortêtre, qui rend Je maladé ‘extrêmement! satisfait Eu pen dé
s'agite, s'inquiète, —On lui donne un vomitif ; on applique seize sangsues, huit aux oreilles et huit aux pieds.— À neuf heures, l'agitation augmente ainsi que la fréquence du pouls.—Une, saphène de deux-palettes apporte du calme et dela nétteté dans les idées ; bientôt après les accidens reparaissent ; ils sont diminués par un RE chaud.
Le troisième jour: amélioration bien Dre delarespiration et de l'étatgénéral. = Onpratique deux saignées dans la journée, qui offrent un sang riche et couenneux, et amènent ch s une amélioration sensible dans l’état des facultés intellectuelles ; cependant les vomissemens continuent. n Le quatrième jour : continuation de l’état sa tsfusant ; cependant les vomissemensiet les nausées persistentetnécessitent l'emploi d’unesaignée qui fournit encore un sang très - couenneux ; faiblesse très-grande.
Cinquième jour : plus de Er ni de vomissemens ; l'agitation cesse; les nuits deviennent bonnes.
Sixième etséptième jour + la convalescence se confirme, et les fonctions se rétablissent peu=h= pou. —Il faut remarquer que là mémoire ne revint:qu'avec beaucoup de tems et de difficulté.
Le 17: il n'existait plus qu'un sentiment.de vague et de pesanteur dans Ja tête ;les tmembleméns étaient béaucoup moinsforts; le pouls rare.
Le 18: convalescence confirmées.
AR ne ee “ot = be bide ht x ART AT RAD TES OBSERYATION.
Arachnitis de rime td En Sémgnes.
Lo él
Une ferime do: 28. ans; io Enr, sans cause connue, d'ane céphalalgie frontale extrêmement vive; il.s!y joiguit bientôt-un dé-
voiementeonsidérable, accompagné deesliques, de ténesmé ,.de douleurs dans les.mombres ;1ces accidens abandonnés à euximèmes péudant douse jours, prirent successivement unriouveau.degré d'intensité et se compliquèrent de! délire. :
Le weizième jour: répouses lentes, tardives et difficiles aëx questions, qu'on lui adresse; céphalalgie fort intense ; pupillés dilatées 3: mouvemêns convulsifs des muscles des lèvres; trismus; renversement considérable. de-la tête.en ârrière; soubresauts continuels du bras gauehé ; on n'en sent pâs aubras droit; paralysie de In-vessie ; langue sèche, aride, fuligineuse ; ventre tendu, douloureux à la pression, surtout dans les régions épigastrique et ombilicale ; pouls fréquent réspiration naturelle. — Trois sangsues à ;chaque
(537) CENT-INOT-QUA IN |OHSPRYATION.
Arachnitis de da convezité. Succès des sangsues.
Thérèse Lepage, âgée: de vingt-neuf ans ;euisinière, d'une forte constitution, d'un tempérament sanguin, fut prise le 20 juin 1816, d'un violent frisson accompagné de donleurs contusives dans les membres, d'inappétance, d’épigastralgie, de soif et de dévoiement. Cet état contünue ; ‘pendant douxe jours àvéc des exacerbations le soir. À cette époque, 2 juillet, après descontrariétés, les règles avancent de quinze jours la fatigue générale augmente.
Le six juillet: elle est dans l'état suivant: figure assez animée ; yeux brillans ; céphalalgie légère; un peu de délire ; engourdissement dans lesmembres , surtout dansles-bras; léger tremblement des doigts ; le pâteuse ; langue jaune et vis- F queuse à soh centre; anorexie/; Épigastre Wès— douloureux à la pression ; constipation; pouls fébrile ;mal-aisc: général. — Ipécacuanha ; limonade:gommée, — Vomissemens assez abon— dans de mucosités amères ; le soir, cessation de la céphalalgie et-du délire; muit tranquille: »
Le sept juillet: délire violent; chute surlatète avec bosse et ecchymose au front; face päle ; bouche amère; Jangue. très - sèche: — Quatre sangsues derrière chaque oreille; douxe sangsues
€ 539 ) glace sur la tête ; huile de ricin.— Nuit tranquille ; sommeil profond,
Le 15 juillet: encore un peu de délire; petites coliques.—Traitementéden, hors l'huile deriein. —Lesoir, coliques violentes ; selles abondantes,
Le 14 juillet: cessation du délire, mais un peu d' iuquiétude ; colique saus tension dé l'abdomen ;: ni douleur à là pression. — RTS gommeuse. f
Le 15 juillet: PATATE ans tent encore , se dissipent dans la journées l'ap= pétt revient, et une convalescence éourtéret franche terminé la maladie.
CENT-VINGT-CINQUIÈME OUSERVATION, j Arachnitis de la convexité. — Traitement anti-, phlogistique, — Afusions,
Uu jeune homme de dix-huit à vingtäns, très:
sanguin, éprouva le 30 janvier 1$07,,1 de. la fièvre, de la conrbature, iccompagnées d'ané vio- Jente céphalalgie. Sous l'influence d'un vomitif, d'un purgatf et de sangsues! appliquées: aux tempes, la céphalalgie disparaît, mais les autres symptômes: prennent plus d'intensité ; il sur vient même untrouble passager dans les idées: Depuis le cinquième: jour jusqu'au dixième, délire ; serrement spasmodique des mâéhoires ;
de tems entems lé délire dispañaft passagérenene,
Cr) » nosag dures GENE-YINGT-SÈME. onsEnya a} Arachnitis dela bare eee # éb né di à Une fille ns ce ans, danois forte.et vigoureuse, d’un tempérament nerveux eu très-irritable,, exerçait. beaucoup ses facultés intellectuelles, ce qui. lui. -procurait souyent de violens maux de 1ère. Ceue:céphalalgiesprend un, jour une plus grande intensité; ilbs'y joint du malaise, dé la courbature, des symptômes, gas uiques, de l'insomnie, ete, Ces accidens durent lois jours, et sont | no Eat un voriti des moyens insignifians, + a des Le,cinquième jour : surviennent, des Ilyothis mies qui se renouvellent fréquemment, et un.
délire Joquace, plus intense pendant ln nuit: : Jusqu'au onzième jour. : tousices NEA vonLen augmentant et s'accormpagnentà la fin de.
tension du ventre, d'assoupissémentrèsaarqué, eu d'ane très-grande faiblesse, du, bras droit. — Pendant tout ce téms, les toniques et lesstiniulans de toute espèce furent mis enasage. [Le Le onzième jour : examinée par M, Récamier, on reconnut les symptômes suirans :: Coucher. en supination ;. assoupissement ; ,stupeur, pro fonde ; strabisme ; dilatation extrême des pupil= les, au point qu'elles ne laissaient paraître que
mais diminution de la fréquence du pouls et de Ja chaleur; rétention des urines ; nouvelle affu— sion à laquelle la malade parait très-sensible ; remise dans son lit et réchaulée, elle recouvre momentanément connaissance ; où lui donne le soir une autre affusion; alors, rétour complet et permanent de la connaissance ; la malade parle, mais elle a cependant encore un peu de peine à se faire entendre; pouls naturel; nuit très bonne.
Le cinquième et le sixième jour : il reste une légère douleur de tête, mais aucun des autres accidens; on continue cependant encore les affusions.
Au septième jour : on donne de la nourriture ; on met la malade à l’usage des boïssons glacées; ce traitement est suivi jusqu'au quatorzième jour, époque à laquelle elle peut sortir et se promener.