HUITIÈME TABLEAU
DE LA DILATATION DES PUPILLES, MISE EN PARAL« LÈLE AVEC LES ÉPANCHEMENS CÉRÉBRAUX.
| Dilatation des pupilles , avec épanchement dans les deux L'veRricn le æ ni? 0 CN EN ee TEL | Dilatation des deux pupilles, avec épanchement sur les deux hémisphères du cerveau et à la base , sans hy-
dropise:destveéntricules. 20. em ETES .0,2 4 | Dilatation des deux pupilles, épanchement dans un seul HAUYeNEICUICUAIC An e, Role ANNE OUEN .
| Dilatation des deux pupilles, épanchement sur un sul : hémisphère , sans épanchement dans les ventricules . . I Dilatation des deux pupilles , sans épanchement. . . . . 8 Dilatation d’une seule pupille , épanchement dans les ventricnles. RER Ste RATES 4 | Dilatation d’une seule pupille , avec épanchement dans le
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SEPTIÈEME OBSERVATION.
Arachnitis de la convexité des hémisphères. — Dilatation dé la pupille 8 sauche et contraction de la pupille droite. — Nul épanchement dans les ven -
tricules.
Desforges (Marie-Thérèse }, âgée de 38 ans, d'un tempérament sanguin, d’une constitution
; ( 85 ) forte et vigoureuse, entre à l’'Hôtel-Dieu le 15 ] uillet 1818.
On n’a que des renseignemens vagues et incertains sur son état, avant son entrée à l'hôpital ; il paraît cependant que depuis long-tems elle éprouvait des anxiétés, du malaise, des lassitudes spontanées, du dégout pour toute espèce d'exercice, des douleurs vagues dans les jambes et le dos, une céphalalgie très-vive et conunuelle. Ces symptômes augmentant chaque jour d'intensité, la douleur de tête surtout étant portée au point de développer du délire, on prescrivit un émétique.
Après le vomitif, la céphalalgie devint plus forte, le délire augmenta, il y eut des mouvemens convulsifs dans les membres.
Ces accidens durèrent trois jours, sans qu'on leur opposât le moindre traitement; ce ne fut que le quatrième, que deux saignées furent pratiquées ; ce jour-là, elle entra à l’Hôtel-Dieu ; elle était alors dans l’état suivant : Face pâle et décolorée, langue humide sans rougeur, ventre souple, sensible, très-douloureux à la pression, surtout dans la région épigastrique et dans la fosse iliaque droite; respiration gênée, stertoreuse, plus fréquente que dans l’état naturel, par fois soupirs profonds; poitrine sonore dans tous les points ; poulslent, plein, fort etrégulier ;
contraction dés extrémités supérieures, crampes momentanées dans les doigts, soubresauts des tendons; yeux larmoyans, conjonctives rouges et injectées, pupille du côté droit contractée , celle du côté gauche dilatee, V'une et l'autre immobiles ; strabisme des yeux en dehors ; profond assoupissement; plaintes continuelles ; les paupières entr'ouvertes laissent apercevoir le globe oculaire renversé en haut; chaleur peu élevée ; peau souple, recouverte d’une sueur peu abondante et légèrement visqueuse.— Douze sangsues de chaque côté du cou et douze sur le ventre. Mort dans la nuit.
Ouverture du cadavre. — Toute l’arachnoïde, qui tapisse la face supérieure ainsi que les parties latérales des hémisphères cérébraux, était épaissie, opaque et plus dense que dans l’état naturel. Lavée avec soin, cetie membrane conservait un aspect laiteux et blanchâtre ; une couche purulente fort épaisse était uniformément répandue entr’elle et la pie-mère, en même tems qu’elle était infiltrée dans les mailles de la séreuse. L’arachnoïde des ventricules guine contenaient rien nous parut saine, non granulée, enfin dans son état naturel.
Le cerveau et le cervelet avaient leur consistance ordinaire.
Les organes renfermés dans le thorax étaient parfaitement sains.
( 87) On ne trouva autune trace d’inflammation dans les viscères abdominaux.