‹ Recherches sur l'inflammation de l'arachnoïde, cérébrale et spinale. Ou histoire théorique et pratique de l'arachnitisChapitre 42 sur 170 · SECTION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE

Causes.

151. Comme c’est de la sûreté et surtout de la promptitude du diagnostic de l’arachnitis, que dépend le succès de son traitement, le praticien doit non-seulement étudier avec soin les caractères qui peuvent le mettre à même d'acquérir cette connaissance, mais il doit encore s’attachèr particulièrement à ceux qui peuvent lui faire prévoir cette phlegmasie, avant même qu’elle n'existe : et comme ces derniers caractères se tirent spécialement de la parfaite connaissance de la nature des causes qui peuventla produire, c’est aussi de ce côté que doivent de preférence se porter ses regards. Mais dès qu'il se croira suffisamment éclairé, il ne devra point balancer ; il faut qu'il agisse et surtout qu'il agisse promptement , tout délai pouvant avoir les plus fàcheuses conséquences ; en effet, l'expérience n'a que trop démontré que l’arachnitis parvenue à sa deuxième période est souvent au-dessus des ressources de l’art.

Ce que nous venons de dire suffira , sans doute, pour faire sentir l'importance des causes, dans l’arachnitis, et pour nous mettre à même de passer de suite à leur examen.

(io (. I, Causes externes.

192. Les causes externes sont celles qui apportent la plus grande somme de probabilités, pour l'existence de l’arachnitis. Mais de toutes ces causes, celles qui ont le plus de valeur, sans contre dit , sont les violences exercées sur le crâne. L’examen de cette boîte osseuse, joint aux détails que peut fournir le commémoratif, suffit en général, pour arriver à la vérité et pour permettre de découvrir la véritable nature de la maladie.

153. Les violences extérieures ontcela de particulier, qu’elles entrainent fréquemment à leur suite une foule de complications qui peuvent jeter beaucoup de difficultés sur le diagnostic, en même tems qu'elles rendent la guérison souvent impossible. Ces complications sont le plus ordinairement des plaies du cuir chevelu, des fractures du crâne, sa nécrose, les épanchemens sanguins entre l'os etla dure-mère , la meur trisure de la pulpe cérébrale, quelquefois même son inflammation ou bien celle de la méninge, les érysipèles consécutifs, les divers effets de commotion , qui ont lieu immédiatement après l’accident, etc., etc.

154. Plus que toutes les autres causes, celles dont il s’agit ici, tendent à produire la sup-

puration , mais il n’est pas d'époque déterminée pour cet établissement, de même qu'il n’en est pas pour l'instant de l'invasion de l’arachnitis qui peut avoir lieu aussitôt après le coup , comme quelques heures, quelques jours plus tard.

195. Ainsi donc : après toute contusion à la tête , après toute insolauon de cette partie, l’on devra redoubler d'attention et se tenir prêt à agir dès qu'apparaîtra le moindre symptôme cérébral ; mais de tous ces symptômes , celui qui devra davantage éveiller la sollicitude du médecin, sera la céphalalgie, dont il devra se rendre maître par un traitement antiphlogistique et dérivatif, quelle que peu prononcée qu’elle puisse être.

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