ÉLIRE RER PE
(x) Voyez également les observations 14e. et 30°.
(325 ) vient à se saisir d’une échelle très-haute et très pesanie, avec laquelle il brisa une porte qui
communiquait dans une salle voisine ; on eut la plus grande peine à le ramener dans son lit età l’attacher de nouveau.
Cinquième jour : à sept heures du matin, les symptômes conservaientune intensité effrayante ; la face était rouge , tuméfiée, couverte de sueur ; les traits avaient une extrême mobilité , tour-àiour présentant l'expression de la fureur, du mépris, etc.; le pouls était fort et résistant; les symptômes gastriques persisiaient ; la respiration devenait suspirieuse. — Saignce du pied ; potion avec cinq grains d’émétéque. — Le malade n’ayant presque pas bu, elle ne provoqua qu'un seul vomissement ; il eut cependant quelques selles copieuses. — Glace sur la tête. — A midi, le délire était un peu moins violent, le pouls moins dur et moins roide.
Troisième periode. — Vers les cinq heures, le visage pâlit ; les yeux auparavant sensibles à la lumière, perdirent leur expression menaçante ; les pupilles ne se contractèrent plus; le délire devint taciturne ; les membres supérieurs furent agités de mouvemens convulsifs ; la langue se dessécha et brunit : à dix heures, coma profond ; respiration stertoreuse ; pouls petit, intermittent. Mort dans la nuit.
Ouverture du cadavre. — 1°. Les vaisseaux de la dure-mère et les sinus particulièrement , contenaient une grande quantité de sang noir et fibreux.
2°. Toute la portion de l’arachnoïde qui revêt lapartie supérieure et antérieure de l’un et l’autre hémisphère était opaque, épaisse et rougeñtre.
3°. Une concréuon albumineuse assez semblable à une fausse membrane, recouvrait l’hémisphère droit.
4°. Le ventricule droit renfermait environ deux onces de sérosité. — La substancemédullaire était parsemée d’une foule de points rouges et sanguinolens. — Le cervelet, la moëlle allongée avaient une consistance marquée.
Dansla poitrine, les divers organes étaient dans l’état naturel. — L’estomac paraissait plus rétréci que dans l’état ordinaire; il n’y avait rien de remarquable à sonintérieur. — Le volume du foie parut considérable.— La vésicule était distendue par une grande quantité de bile.
( Dr. Biett, dissertation. )
220. Dans cette observation où la troisième période fut à peine de quelques heures, et dans laquelle setrouvent si bien dessinés les caractères que nous avons assignés à l’arachnitis de la convexité, l’on retrouve une nouvelle preuve de Vinconstance des lésions de l'appareil locomo-
teur. « Une concrétion albumineuse assez sem blable à une fausse membrane était placée sur l'hémisphère droit», dit l'observateur, et plus loin, « le ventricule droit renfermait environ deux onces de sérosité. » Cependant nul signede paralysie n’exista du côté gauche. Le cinquième jour seulement, jour de la mort, les membres supérieurs furent agités de mouvemens convulsifs. Ce fait devient encore plus intéressant, si on le rapproche de l’avant-dermier, où une once et demie de sérosité dans le ventricule gauche, suffit pour déterminer la paralysie du côté droit.