FAITS OBSERVÉS SUR L'HOMME ET SUR LES ANIMAUX
Il s'agit actuellement de démontrer que le phénomène de l'introductions pontanée de l'air par une veine blessée peut avoir lieu accidentellement sur l'homme et sur les animaux, comme dans les expériences précédentes, et que les faits déjà observés jettent le plus grand jour sur la question qui nous occupe.
On n'a encore constaté cet accident qu'une trentaine de fois. Cependant, il est très probable que les veines ont été blessées bien plus souvent ; mais il faut que la blessure ait lieu dans un point déterminé, et que les opérés soient affaiblis, pour que la mort arrive rapidement.
J'ai réuni toutes les observations faites sur l'homme et sur les animaux qui se rattachent immédiatement à cette question: je les divise en cinq catégories.
Dans la première, je comprends les faits que je regarde comme irrécusables; ceux dans lesquels le bruit particulier, les symptômes, kt mort et les lésions cadavériques sont les mêmes que dans les expériences sur les animaux. Ces faits irrécusables sont au nombre de dix, neuf sur l'homme, un sur le cheval.
Dans la deuxième, je range tous les cas analogues aux précédens, auxquels il ne manque que l'ouverture du corps, pour les rendre aussi irrécusables que ceux de la première catégorie. Ces faits sont au nombre de six.
Dans la troisième, je classe les faits de guérison; ils sont au nombre de quatorze; douze sur l'homme, deux sur le cheval.
90 INTRODUCTION DE l'AIR DANS LES VEINES.
La quatrième est réservée pour les cas douteux; ils sont au nombre de cinq.
Enfin, la cinquième catégorie comprend les faits de suicide par blessures du cou et introduction de l'air dans les veines ; ils sont au nombre de deux.
Je vais reproduire textuellement tous les faits, tels qu'ils ont été publiés.
PREMIÈRE CATÉGORIE