‹ Recherches sur l'introduction accidentelle de l'air dans les veines, et particulièrement sur cette questionChapitre 2 sur 46 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

cours de chirurgie expérimentale , j'ai toujours démontré la possibilité du phénomène de l'introduction spontanée de l'air lorsqu'on blesse une veine là où s'observe le reflux du sang, c'est-à-dire autour du sommet de la poitrine. En 1835, dans la séance annuelle de l'Académie royale de médecine, j'ai lu un mémoire sur les hémorrhagies traumatiques dans lequel se trouvent consignées mes recherches sur ce sujet. Il a été inséré dans le tome V des fascicules. Je croyais avoir résolu la question pour tous ceux qui voudraient se donner la peine de répéter les expériences.

En 1836 M. Magendie a fait une leçon spéciale sur ce sujet; elle est imprimée dans le premier volume de ses leçons sur les phénomènes physiques de la vie. Enfin , c'est à l'occasion d'une observation que j'ai communiquée à l'Académie, qu'on a jeté du doute sur cette observation et nié même les faits antérieurs. Une discussion s'est élevée, et il est évident maintenant, qu'elle était nécessaire, indispensable même, pour éclairer ce point important et pour sanctionner un phénomène qui n'était plus douteux pour M. Magendie et pour moi ; puisque, comme on le voit, nous nous étions efforcés de l'établir par des expériences directes. J'espère que les faits que nous allons rapporter fixeront définitivement l'opinion des praticiens sur cette question de haute chirurgie.

11 n'est pas inutile, je crois, de faire remarquer que les physiologistes seuls, avant mes recherches, se sont occupés de cette grave question; tous ont insufflé, injecté ; M. Magendie le premier a produit le phénomène en facilitant l'entrée de l'air par un tube, et d'après mes recherches j'ai constaté que le ■phénomène spontané de l'introduction de l'air dans le cœur peut avoir lieu à l'état normal par une simple ouverture faite aux veines, là ou s'observe le reflux du santj ou le pouls vei-

ncux. Ces veines sont : les jugulaires, les sous-clavières , les axillaires même, et les branches qui y aboutissent près du sommet de la poitrine.

J'ai divisé mon mémoire en quatre parties.

La première comprend plusieurs séries d'expériences faites sur les animaux vivans;

La deuxième renferme les faits observés sur l'homme ;

La troisième est relative à l'explication du phénomène de l'introduction spontanée de l'air dans les veines ;

Et la quatrième contient les préceptes pratiques qui découlent des trois premières parties.

Avant de terminer cette introduction, j'ai du plaisir à dire publiquement que j'ai été aidé dans ce travail d'expérimentation et de recherches par M. Le Vaillant, particulièrement, et par MM. Gibon, Pruvost, Forest, Iszenard, Tessereau, et Foucart, mes élèves les plus dévoués.

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