RÉFLEXIONS SUR LES EXPERIENCES DE LA TROISIEME SÉRIE
(Canalisation des veines.)
Des expériences de cette série il résulte, qu'en canalisant les veines de la région dangereuse, au-delà du point où le pouls veineux a lieu à l'état normal, on peut étendre beaucoup plus loin le phénomène de l'introduction spontanée de l'air par une veine blessée. Ainsi ces dernières expériences ont pour but de démontrer que si une veine est dilatée et tenue béante comme une artère par une maladie organique, le phénomène de l'introduction spontanée de l'air est presque aussi à redouter que si la veine était blessée, là où a lieu ordinairement le pouls veineux; c'est ce que nous verrons dans quelques-unes des observations recueillies sur l'homme.
Du reste, ces résultats pouvaient être facilement pressentis,
par les belles expériences de MM. Magendie, Barry et Poiseuille.
Quant à l'expérience de Méry, on voit qu'elle ne m'a pas complètement réussi; dans la première, j'ai été forcé détenir l'ouverture de la veine béante pour favoriser l'entrée de l'air, et dans la seconde, je n'ai même pas réussi en employant ce moyen. Ces résultats sont d'accord avec ceux obtenus par Nysten, qui dit dans son ouvrage (Recherches de Physiologie et de Chimie pathologiques, page 4) : « J'ai répété l'expérience t de Méry et n'ai pas observé le résultat qu'il annonce ; ce j> qui dépend sans doute ou de la grandeur de l'ouverture faite » à la veine, ou de ce que ce résultat n'a pas lieu cons- » tamment. >