C. — Conclusions
Que pouvons-nous conclure de ce rapide aperçu sur les Pois- - sons fossiles?
Nous sommes d’abord obligés de reconnaitre qu’il n’y a aucune différence notable entre les Poissons actuels et les Poissons fossiles, les Placodermes étant mis à part. La forme générale du corps est semblable, le revêtement écailleux identique.
Nous avons retrouvé, chez ces Poissons fossiles, une ligne latérale semblable à celle des Poissons qui vivent actuellement. Les Arthrodires, qui sont certainement, à l’heure actuelle, les Poissons les plus anciens que nous connaissions, sont euxmêmes pouryus de ce système sensoriel.
Les Placodermes seuls, doivent ètre mis à part pour les raisons que j'ai indiquées. La présence d’une ligne latérale, chez ces animaux, est plus que douteuse et leur place dans la systématique est trop incertaine. :
Il n’y a pas, chez les autres Poissons fossiles, de formes particulières de la ligne latérale du corps et des canaux latéraux de la tête. Il peut y avoir évidemment de légères différences de trajet chez quelques espèces comme cela existe d’ailleurs chez les Poissons actuels. Nous avons vu, dans la partie de ce travail consacrée à l’anatomie comparée, qu'il pouvait exister des lignes latérales incomplètes ; ce sont des variations, quelquefois spécifiques, souvent individuelles, qui existent aussi bien chez les Poissons fossiles, comme nous l’avons vu avec Rhabdolepis: macroplerus.
“Pour toutes ces raisons, l'étude des Poissons fossiles n'a pu me fournir aucun renseignement au sujet de la formation de l'appareil latéral et de ses transformations an cours du déve- - loppement du Poisson.
Cette étude paléontologique : de la ligne latérale fournit, en tous cas, un renseignement utile :
Il y a lieu de retenir que les Poissons de l’époque primaire, déjà très semblables à ceux d'aujourd'hui, avaient un système sensoriel latéral qui ne différait pas essentiellement de celui de nos Poissons actuels. |