‹ Recherches sur l'utilisation par les plantes supérieures de diverses substances organiques azotéesChapitre 7 sur 8 · T. LVII · texte numérisé non relu

T. LVII

(séances) 35

SÉANCE DU 2o NOVEMBRE 1910.

plus considérable que le poids d azote total contenu dans l’amande; il y a donc eu d’une manière très nette utilisation de

ces deux corps azotés, et l’hypothèse de 1 utilisation à 1 intérieui de la plante des acides aminés pour la reconstruction des matières protéiques reçoit ici une démonstration directe. Il y a d’ailleurs, en ce qui concerne l’asparagine fournie à la dose de 1 p. 100, disproportion entre la quantité de ce produit qui

pénètre dans la plante et celle qui albuminoïdes.

Signalons pour terminer le fait que les plantes cultivées en milieu non azoté perdent une partie de leur azote initial, la teneur tombant ici en effet de 0,69 à 0,57 ; divers expérimentateurs ont signalé ce phénomène dans des conditions assez variées 1 * et il peut être intéressant de le mettre à nouveau en évidence au moment où cherche à s’établir une théorie de la fixation de l’azote libre de l’air par les poils plantes; le Radis présente des poils comme le Mouron, plante étudiée à ce point de vue par JamiesoN', et, si ces poils avaient la propriété de fixer l’azote de l’air, on ne devrait pas observer une diminution dans le taux de l’azote total; et je ne crois pas qu’on puisse invoquer contre cette objection, qui ^i en t après bien d’autres 3 , la nature spécifique de la plante, cai J at

cultivé des pieds de Mouron sur des solutions dépourvues d azob

et, si je n’ai pas effectué dans ce cas de dosages d azote, j ai tu moins constaté que dans ces conditions on n’obtenait aucun développement appréciable, le Mouron se comportant à cetegan comme les autres espèces végétales.

M. Lutz fait remarquer l’intérêt qui s’attache a la consta

des

m des pertes d’azote observées par oborent ses propres expériences. U

ment admise

que, pendant la germination

aucune

mais cette théorie ne semble

1. Voir I.CTZ (L.), Recherches sur la nutrition des végétaux^ substances azotées de nature organique (Ann. Sc. nat., Bot., Mb 1 n J pa rcb

Ass. Aberdeen, 1907-1908).

air

>s. Anerueen, iyu/-iyuoj. a - i(Ber.

3. Knv, Die physiologische Bedeutung der Haare von Stellaria nie 11

d. deutsch. bot. Ges., XXVII, 1909, p. 532).

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