‹ Recherches sur l'utilisation par les plantes supérieures de diverses substances organiques azotéesChapitre 8 sur 8 · D. LUIZET. - CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES SAXIFRAGES · texte numérisé non relu

D. LUIZET. - CONTRIBUTION A L’ÉTUDE DES SAXIFRAGES

applicable qu'à une période peu prolongée. Dès que l'on maintient pendant plusieurs semaines une plantule en état de « faim d’azote », des pertes se produisent, absolument comme si la plante se livrait à une sorte d’autophagie comparable à l’autophagie carbonée qui est de règle en atmosphère très confinée.

M. Luizet, avec échantillons, préparations et dessins mis sous les yeux des membres présents, continue à exposer ses recherches sur les Saxifrages du groupe Dactyloides.

Contribution à l’étude des Saxifrages

du groupe des Dactyloides Tausch;

par M. D. LUIZET

(12 e article)*.

En présentant aujourd’hui neuf échantillons différents de S. geranioides L. et treize échantillons de S. pentadactylis Lap., je n’ai pas la prétention de mettre sous les yeux de mes confrères toutes les formes que peuvent revêtir ces deux intéressantes espèces. Mon intention est de rendre saisissable la variabilité de ces plantes dans les limites que leur imposent leurs caractères spécifiques; mon but est d’arriver, par la connaissance aussi complète que possible des types, à distinguer sans difficulté les hybrides qu’ils sont susceptibles de former. On ne doit pas, en effet, perdre de vue l’intimité dans laquelle voisinent les Dactyloides, surtout dans les Pyrénées; on doit donc envisager leurs croisements inévitables. De là résulte 1 obligation de bien étudier chaque espèce et de la délimiter

rigoureusement.

Je distinguerai, dans mes descriptions, cinq espèces de feuilles : l u les bractées; 2 Ü les feuilles caulinaires; 3° les feuilles supra-basilaires ou formant le bouquet des rosettes stériles axillaires; 4° les feuilles basilaires, c’est-à-dire placées à 1 origine même de ces rosettes; 3° les feuilles infra-basilaires,

t- Voir plus haut, p. 525 .

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