A, QUE
dentes, c’est la nécessité de mettre en œuvre, pour les recherches longues et délicates, de poids relativement considérables de matière initiale.
Puisqu’en effet, chaque manipulation importante aboutit à une scission de la substance initiale en deux ou plusieurs faisceaux, il résulte après un certain nombre de fragmentations une réduction de poids parfois très considérable. Un litre de sang de cheval traité pour la préparation des hématies et de leur pigment donne pratiquement :
2,6 de stromas, 75,8 d’hémoglobine cristallisée, 0,70 d’hématine cristallisée,
Les dernières portions de la matière peuvent donc échapper à l'observation, étant donné leur poids peu élevé. Supposons, en effet, que-nous ayons pratiqué la saponification de l'hématine sur une très petite quantité de substance, les produits de l’hydrolyse auraient pu passer inaperçus. Au contraire, en opérant sur 2 grammes, quantité importante pour une matière si difficile à préparer, nous avons recueilli des acides gras très intéressants.
Ces notions qui paraissent si logiques tant elles sont simples, nous devons à M. Erarp d'en avoir compris toute l’importance. Elles sont devenues une règle de travail dans son laboratoire.