PL: D
minutes le précipité se dépose, laissant au-dessus une solution aqueuse à peu près incolore.
On sépare par décantation le précipité de la liqueur susjacente. On le lave à plusieurs reprises, en l’agitantet en le fragmentant avec les mains, jusqu'à ce que les eaux ne soient plus acides. Ces lavages sont ensuite continués un certain nombre de fois pour extraire les substances solubles dans l’eau, qui ont été entraînées par la défécation sulfurique. On sèche alors sur trompe la masse organique insoluble.
On obtient ainsi trois parties :
Une solution aqueuse acide ;
Une solution aqueuse neutre ;
Et les acides biliaires.
Les extraits entraînent avec eux, malgré la filtration de très fines aiguilles d'acides gras, qui leur donnent un aspect soyeux.
I. Solution aqueuse acide. — La solution aqueuse acide est légèrement concentrée au bain-marie puis additionnée de baryte jusqu’à neutralisation de l'acide sulfurique à l’état de sulfate de baryum. Il vaut mieux cependant rester sur légère acidité, pour ne pas détruire les bases organiques, ce que l’on obtient d’une façon sûre en acidifiant très légèrement après avoir neutralisé par la baryte. On filtre les sulfates de baryum qu'on lave sur trompe. Les eaux sont concentrées ; elles déposent des sels alcalins, sulfates, chlorures, phosphates, des sels alcalino-terreux, phosphates et sulfates de chaux, des bases cristallisables, en particulier de très petites quantités de choline déjà signalée par STEcKER.
II. Solution aqueuse neutre (ou très légèrement acide). — A son tour elle est concentrée à sec au bain-marie. Elle laisse comme résidu une matière brunâtre, sirupeuse, d’odeur fade, de saveur à la fois amère et sucrée. La fonction chimique de cette substance est acide car elle se dissout dans les alcalis, et les acides la précipitent de ses solutions basiques sous
forme d’une poix blonde.