‹ Recherches sur la bileChapitre 24 sur 62 · CS EU · texte numérisé non relu

CS EU

Poids de taurocholate précipité 0/0

I IT L’acétate neutre de Pb donne. . …. . 37,9 20,6 — de Ph acétique donne 64,3 67,8

— — ammoniacal donne . . 7,0 74,2

Ce sont des variations très notables, variations du reste signalées par Srrecker lui-même.

L'emploi des sels de plomb ne peut donc être conservé que comme une méthode de pis-aller ou d’approximation très médiocre.

TexasrrOM, après un grand nombre d'expériences, conclut que dans un mélange de taurocholates et de glycocholates, les premiers empêchent ou gênent beaucoup la participation des seconds.

Il porta donc ses efforts vers la recherche des réactifs capables de précipiter le moins de glycocholates possible en présence de taurocholates et obtint les résultats suivants :

Sulfate de cuivre précipite dans un mélange 20 0/0 de glycocholate

Nitrate d'argent ==: 15: — ere Acétate de plomb ss TD EE ee Alun de potasse = TON La Alun de fer “is TON KE Perchlorure de fer sa eee LEE

Bien que chacun de ces sels puisse donner avec la bile nature un résultat différent de celui constaté sur les acides biliaires séparés, TeNGsrRôM adopte Le Fe?CI5 comme étant le meilleur réactif de séparation.

Il fait donc des essais sur le perchlorure de fer.

Il part de 25 gr. de bile décolorée dont il fait une solution étendue ; par addition d’une solution aqueuse de Fe?Cl° à 5o/oil obtient un précipité biliaire.

Le fer, à la fois dans la liqueur et le précipité, est éliminé par digestion à chaud avec du carbonate de soude. Après neutralisation exacte du Co*Na° en excès par HCI, on évapore à sec et on obtient ainsi les sels alcalins biliaires ; d’une part

Sets Tee

le sel précipité par Fe’Cl° et d'autre part celui qui est resté en solution.

On dose le S dans les deux et on en tire toujours par le calcul de ce seul élément, c’est-à-dire par une méthode purement reflexe, la proportion de taurocholate dans chacun d’eux.

Les dosages indiquent que le précipité obtenu par Fe*CI° contient 84,4 0/0 de taurocholate (avec les sels de plomb on arrive seulement à 72,8 0/0). |

Le sel resté dissous contient environ 5,9 de sel biliaire soufré.

Non satisfait de ces résultats, TeNGsrRoM pense qu’il vaut mieux précipiter d’abord tout le glycocholate par l’alun de potasse, puis ajouter Fe°Cl pour entraîner le taurocholate jusqu’à l’état de pureté.

Il prend donc 25 gr. de bile décolorée, lui ajoute d’abord 5 0/0 d’alun de potasse. Dans la liqueur débarrassée d’alun par Co°Na° dont l'excès sera saturé exactement par HCI, il verse la solution de Fe?Cf.

Il obtient ainsi deux précipités : un premier par addition d’alun, l’autre par le perchlorure de fer. Ces deux précipités sont mis à digérer à chaud avec du carbonate de soude pour éliminer l’alumine et l’oxyde de fer, puis séchés, repris par l’alcool et de nouveau concentrés à sec. La liqueur non précipitée par l’alun et le perchlorure de fer est débarrassée également de ces réactifs par le même HER et traitée de la même façon.

La recherche du soufre par calcination en présence de KOH et de AzO*K donne pour les trois parties :

p. 100 p. 100 de sels biliaires , de taurocholate

Précipitation par alun , . . : 32 2 — chlorure fera te È 17,6 40,7 NOR DrECIPATAION URL nee, 38 87.8

Cette méthode donne donc de meilleurs résultats, mais ils sont loin d’être satisfaisants ; en effet d’une part dans la dernière portion qui contient 87,8 0/0 de sel soufré il y a encore

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12 0/0 d’impuretés, et d'autre part l'emploi du chlorure ferrique exige des précautions ; en effet un excès de réactif peut redissoudre le précipité obtenu par lui-même. Quoi qu'il en soit, c’est à cette technique que Ten@srrôm s'arrête, bien qu'il en reconnaisse l'impuissance au point de vue de la pureté et surtout du rendement (en partant de 60 gr. de sels biliaires, on sépare avec peine 15gr. de substance contenant 95 0/0 de taurocholate).

Tels sont les résultats obtenus en traitant des sels biliaires isolés et débarrassés des impuretés qui les accompagnent dans la bile.

Ils deviennent encore moins sûrs lorsqu'il s’agit de la bile elle-même. Aussi TEenGsrTROM conseille-t-il une série d’essais suivant les espèces animales ; d’après lui, tantôt il y aura avantage à traiter directement la bile par du chlorure de sodium à saturation (nous y reviendrons à propos des acides taurocholiques) tantôt par l’alun de potassium puis par le Fe?Cl5, suivi de chlorure de sodium, enfin dans certains cas par l’acétate de plomb, le perchlorure de fer et le NaCI.

Hammarsren (1) dans ses recherches sur les taurocholates biliaires s’est servi des données expérimentales de son élève en précisant les détails de technique pour chaque bile.

Toutes les méthodes de séparation des sels biliaires ne donnent donc que des résultats incertains. En outre le contrôle des substances séparées est basé sur le seul dosage d’un élément, du soufre, sur lequel les auteurs s’appuient pour calcu- -ler la teneur en taurocholate d'une mélange biliaire.

Selon nous, et nous insistons à nouveau sur ce point ; cette induction par le calcul n'offre pas toutes les garanties scientifiques suffisantes surtout lorsqu'il s'agit de composés amorphes et dont le poids moléculaire est aussi élevé que celui des sels biliaires.

Enfin nous ferons remarquer qu’en ce qui concerne les acides biliaires isolés de leurs sels de plomb par l’hydrogène

(1) HammarsrTen, Zeitschrif fur physiolog. Chem., vol. XLINT..

AN Mecs sulfuré (Srrecker), une sulfuration est possible. On sait, en effet, que HPS se fixe volontiers sur les substances organiques complexes. M. Erarp a constaté qu’en libérant par HŸS de sa précipitation plombique, une chlorophylle, celle-ci avait absorbé jusqu’à 3 0/0 de soufre.

Il nous a paru qu'il serait plus exact pour apprécier rigoureusement les proportions relatives des deux sels biliaires, ou seulement la quantité de l’un d’eux, d'isoler et de peser les groupes bien connus, taurine ou glycocolle.

C'est ce point que nous allons examiner rapidement avant d'aller plus loin dans l’étude de la séparation des sels biliaires.

VII. Mélanges des sels biliaires. Proportion de chacun d’eux déterminée par la méthode hydrolytique acide. — Nous avons préféré l’hydrolyse par les acides à l'hydrolyse par les alcalis ou les alcalino-terreux.

Nos recherches ont porté sur les biles riches en taurocholates : biles de bœuf, de veau, de chien et de congre.

L'acide employé a été l'acide sulfurique.

Les sels biliaires sont dissous dans un grand volume d’eau distilée ; pour 100 grammes de matière on utilise 2 litres d’eau; le chauifagé au bain-marie hâte la dissolution. On ajoute alors la quantité de SO‘H* nécessaire pour saturer les alcalins combinés aux acides biliaires en dépassant très légèrement cette limite de façon a obtenir une réaction nettement acide au tournesol. Dans ces conditions la liqueur se trouble à peine ; un excès d'acide, au contraire, provoquerait une précipitation massive d'acides biliaires, circonstance très défavorable à l’hydrolyse.

On chauffe alors, au bain d’huile entre 130° et 135°, la liqueur ainsi préparée, mise dans un ballon relié à un réfrigérant à reflux. Le léger précipité formé à froid diminue bientôt et la solution devient limpide. Après r heure de chauffe environ, on voit apparaître à la surface de petites gouttes huileuses qui s'étalent et dont la coloration est brunâtre. Bientôt ces gouttes se réunissent et forment de très petites

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masses pâteuses, qui tombent au fond pour être ramenés à la surface à chaque soubresaut du liquide en ébullition. Quand le précipité n’augmente plus ce qui a lieu au bout de 2 heures, on ajoute une nouvelle quantité d'acide sulfurique dilué qu'on verse avec précaution par l'intermédiaire du réfrigérant. De nouveau on chauffe tant qu’il se fait un précipité. On verse un dernier volume d'acide, la teneur en SO‘H? devant s’élever à 5 0/o de la liqueur totale. La chauffe est combinée jusqu’à ce que l’hydrolyse soit achevée.

L'opération pour des quantités de matières voisines de 100 grammes exige environ 8 à 10 heures. Lorsqu'elle est terminée, le contenu du ballon est formé d’une liqueur claire à peine colorée en brun et d’une masse blonde rassemblée au fond.

Sèche, cassante, friable à froid cette matière se ramollit à chaud et devient malléable, facile à étirer en filaments soyeux ; elle représente le noyau fondamental des acides biliaires, les acides chôlaliques. Elle est recueillie, pulvérisée, lavée à neutralité et séchée.

Les eaux d’hydrolyse sont débarrassées d’acide sulfurique libre ou combiné, par la baryte. On reste sur légère acidité minérale. Les sulfates de baryte sont filtrés sur trompe et lavés plusieurs fois.

Toutes les eaux sont alors évaporées au bain-marie. Pendant la concentration il se fait souvent un faible précipité de matière résineuse brunâtre, qui paraît être un produit hydrolytique accessoire et que nous n'avons pu étudier à cause de son peu d'importance. On filtre pour l’éliminer.

Par évaporation et refroidissement il se dépose des cristaux de matières minérales, en particulier de sulfate de soude, qui est rejeté, puis la taurine en prismes allongés, enfin le glycocolle en prismes courts et trapus accompés de SOfNa? et NaCI.

La séparation de ces deux acides amidés d’avec les sels minéraux est faite, sur filtre à succion, par lessivage à l’eau distillée. Les sels beaucoup plus solubles passent très vite en solution. On reprend la partie restée sur filtre et on la soumet à plusieurs recristallisations.

RSR HS

La séparation de la taurine et du glycocolle est obtenue grâce à leur différence de solubilité dans l’eau ; la première étant moins soluble que le second. En outre dans les queues de cristallisations des solutions mères, les deux sortes de cristaux sont faciles à isoler les uns des autres.

Cette technique ne peut être appliquée aux biles riches en glycocholates, dont le type est la bile de porc: En présence d'acide minéral l'acide biliaire précipite en totalité et par suite se trouve soustrait à l'hydrolyse. Il faut avoir recours aux alcalis ou aux alcalino-terreux.

EXEMPLES EXPÉRIMENTAUX

Bœuf. — 19 215 grammes de sels biliaires préparés par notre méthode générale sont dissous dans 2 litres 500 d’eau distillée.

On répartit dans deux ballons reliés au réfrigérant ascendant et on porte à l’ébullition au bain d'huile (130 à 1350). On ajoute alors au cours de l'hydrolyse 130 grammes de SO‘H? pur dilué dans 300 centimètres cubes d’eau.

L’hydrolyse a donc lieu progressivement. Après 15 heures de chauffe tout l’acide cholalique se trouve précipité.

On filtre pour séparer les eaux d’hydrolyse que l'on neutralise par la baryte en restant sur très légère acidité sulfurique. :

La concentration des eaux est faite au bain-marie, il se dépose d’abord d’abondants cristaux de SOfNa?, puis un mélange de taurine et de glycocolle, mêlé de NaCI et de SO{Na?.

Par reprise de cette dernière portion on sépare bien nettement du glycocolle la taurine moins soluble et dont les cristaux sont faciles à reconnaître.

Dans cette expérience nous avons obtenu :

Faurimeicnstallisée 7,222, À ,43 GlycocoHecristallisé 2 22° 5%: 1,92

20 Dans un deuxième cas, on a mis en attaque, dans les mêmes conditions, 100 grammes de sels biliaires.

On a séparé :

IPatrine cristallis ee RAR 2,07

Glycocolle-cristallisé". ‘421. , 0,89

La proportion de taurine par rapport au glycocolle s'élève donc à 70 0/0 environ.

RH

Veau. — 1° On part de 37 grammes de sels biliaires secs,

On dissout dans 500 centimètres cubes d’eau et on chauffe au bain d'huile à l’ébullition. |

On ajoute en trois fois 25 grammes de SO“H? dilué dans 100 centimètres cubes d'eau.

L'opération dure 8 heures.

Le cholalique recueilli et séché. pèse 24 grammes.

On défèque l'acide sulfurique par la baryte. Les jus d'hydrolyse sont concentrés progressivement en séparant les sels minéraux.

Après plusieurs cristallisations on sépare 1,987 de taurine cristallisée.

Nous n'avons pu constater la présence de glycocolle ni isoler ce corps si aisé à reconnaître et à caractériser.

20 80 grammes de sels biliaires sont hydrolysés dans une liqueur contenant 1.000 centimètres cubes d'eau et 55 grammes de SO‘H?,

On obtient 4 gr. 26 de taurine cristallisée, mais pas de glycocolle, de même que dans l’opération précédente.

Chien. — 19 On prend 23 grammes de sels biliaires.

On dissout dans 700 centimètres cubes d’eau et on chauffe au bain d'huile à 1300.

Pendant l’ébullition on ajoute lentement et, à -plusieurs reprises, 6o grammes de SO‘H? étendu de r00 centimètres cubes d'eau.

L'hydrolyse est achevée en 8 heures. On recueille par filtration 17,89 d’acide cholalique.

Les jus débarrassés de l'excès de SO‘H: par la baryte sont concentrés au bain-marie sur légère acidité sulfurique.

Après cristallisation de la plus grande partie des sels minéraux SO“N°a, . NaCI, on isole la taurine qui est purifiée par plusieurs cristallisations.

Les cristaux recueillis pèsent 2,11.

20 50 grammes de sels biliaires hydrolysés par 5o grammes de SO“H? dans 1.000 centimètres cubes d’eau donnent, d’après la même technique, 4,15 de taurine.

Dans aucune de ces deux opérations avec la bile de chien il n’a été possible de déceler de glycocolle.

Congre (conger vulgaris, Cuv.). — 1° On dissout 25 grammes de sels biliaires dans 100 centimètres cubes d'eau.

On chauffe à 1300 au bain d'huile et pendant l'ébullition on ajoute 50 grammes SO‘H® étendu.

Au bout de 7 heures de chauffe, l'hydrolyse est terminée ; par refroidissement, l'acide cholalique se prend en une masse brune qui séchée pèse 11 gr. 80.

Les eaux acides sont neutralisées par Ba(OH} qui précipite SO*H? à l'état de SO*Ba, Pendant cette opération on perçoit une forte odeur acide piquante qui irrite les lèvres.

On concentre à cristallisation.

Les sels éliminés on obtient de beaux cristaux caractéristiques de taurine: Pie to ot.

EN En

20 12 grammes de sels biliaires hydrolysés dans une liqueur plus riche

en SO‘H? (10 0/0) dannent à peu près le même rendement : 0,78 de taurine cristallisée.

De ces expériences faites avec le mélange des sels biliaires, préparés d'après notre technique, il résulte qu'avec la bile de bovidé adulte seulement nous avons pu obtenir du glycocolle, dans la proportion de 30 0/0 par rapport à la taurine.

Cette dernière, au contraire, a été trouvée dans toutes les biles.

Si donc on conclut de l'acide amidé au sel biliaire correspondant, d’après la conception classique, on peut dire que parmi les biles riches en sels biliaires soufrés, celle de bovidé seule, mais de bovidé adulte, paraît contenir du glycocholate.

Tels sont les résultats obtenus dans ces conditions : ce sont des résultats qui ne cadrent pas exactement avec les données classiques ; ils conservent cependant toute leur valeur à cause de leur caractère purement expérimental.

VIIT. Recherches personnelles sur la séparation des sels biliaires. — Nous avons mis à l'épreuve les diverses méthodes classiques en opérant d’abord sur le mélange artificiel des sels biliaires préparés à l’état cristallisé, puis sur chacun des sels pris séparément.

Nous avons constaté dans le cas du mélange qu'il se produit, sous l’influence des réactifs classiques, sels de plomb, de fer, d'’alumine, des entraînements importants d'un sel par l’autre, et que dans le deuxième cas, la précipitation peut être totale avec l’un quelconque de ces sels minéraux.

La spécificité de ces réactifs est donc loin d’être suffisante.

Devant le peu de sécurité de ces techniques nous avons essayé, à notre tour, une série de réactifs vis-à-vis de chacun des sels biliaires (glycocholate de soude cristallisé de la bile de porc et taurocholate cristallisé de la bile de chien) en solution alcoolique ou aqueuse.

1. Solutions alcooliques. — Réactifs et sels biliaires dissous dans l'alcool méthylique ou éthylique.

PT en

Acétate neutre de plomb: dans les solutions de glycocholate, précipité abondant grumeleux soluble dans un excès d'alcool.

En liqueur taurocholique mêmes réactions.

Acétate basique de plomb : défèque très abondamment le taurocholate — agit peu sur le glycocholate — ici également phénomène accessoire de solubilité dans lalcool.

ZnCP, F°CI, S?C[' : précipitation des deux sels.

SnCE : dans les solutions de glycocholate donne un précipité blanc jaunâtre, floconneux à froid, grenu et blanchâtre à chaud.

Le taurocholate n’est pas précipité immédiatement; au bout d’un certain temps faible dépôt.

Malheureusement sur le mélange des deux sels biliaires, défécation totale.

SnCl*, AsC/, aucune modification apparente.

En résumé les combinaisons obtenues avec ces réactifs ont conservé, à un degré plus ou moins élevé, la solubilité des acides biliaires dans l'alcool et ne peuvent servir par suite de moyens de séparation de ces acides.

2. Solutions aqueuses. — En solutions aqueuses sels biliaires et substances minérales réagissent d’une façon tout autre qu'en milieu anhydre. |

L'acétate neutre de plomb précipite incomplètement les solutions de taurocholate, totalement celles de glycocholates.

L’acétate basique défèque les deux sels séparés ou à l’état de mélange artificiel.

On comprend dès lors combien est délicate la séparation de sels biliaires par les sels de plomb, et pourquoi elle ait donné à Srrecker des résultats insuffisants.

Les sels de fer, en particulier le chlorure ferrique (Fa°Cl°) précipite à froid, le glycocholate de soude ; par chauffage le précipité devient grenu, rouge brique; en même temps une partie se dissout en donnant une liqueur rappelant la coloration des sels basiques.

Le taurocholate donne des grumeaux insolubles à chaud.

Of

Les sels de zinc, de cuivre, d’urane font avec les sels biliaires des précipités gélatineux.

Les sels neutres, alcalins et alcalino-terreux, les bases alcalines et terreuses ont une action plus intéressante.

PrLüGer, TenGsrRoôm, Hammarsrex ont déjà étudié l'influence des sels alcalins neutres, en particulier, des chlorures de potassium et de sodium (nous les rappellerons à propos de la préparation des taurocholates).

Nos recherches ont surtout porté sur le rôle des alcalis et des alcalino-terreux.

Dans les solutions aqueuses étendues de glycocholates de soude cristallisée l’addition par petites quantités de soude ou de potasse provoque, lorsque la concentration en base est suffisante, un précipité cristallin de sel biliaire. Cest sur cette observation que nous avons basé la préparation de l'acide glycocholique.

Si on dépasse cette teneur favorable, il se produit de petites gouttes huileuses, blondes, qui montent à la surface et se réunissent en une nappe uniforme. Ce phénomène est de tous points analogue au relargage des savons sous l'influence des lessives de recuite.

Les alcalis, à faible concentration, ne modifient pas les solutions de taurocholates. Il faut employer des lessives lourdes pour observer quelque chose. On constate alors que la solution biliaire perd sa transparence, puis devient laiteuse. Assez rapidement elle s’éclaircit de nouveau ; il s’est formé de nombreuses gouttelettes huileuses qui montent à la surface. Si alors on soumet cette liqueur à l’action du froid, elle se prend en une masse pâteuse semi-solide. L'examen microscopique montre la présence de fines aiguilles cristallines, non flexueuses; polarisant fortement la lumière. De même que le glycocholate, le taurocholate de soude a donc cristallisé.

Ces deux faits très importants nous permettent dès maintenant de tirer les conclusions suivantes sur le rôle principal

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des sels biliaires en biologie et leur place dans la nomenclature physiologique.

Les sels biliaires sont relargués par des concentrations déterminées en alcalis caustiques, ce sont bien de vrais savons, des savons organiques.

Ces savons biliaires peuvent être obtenus à l’état cristallisé dans certaines conditions de température et de teneur en bases. Le glycocholate cristallise dans des lessives faibles, le taurocholate exige des lessives lourdes,

Il y a donc dans la bile au point de vue solubilité deux savons principaux, l’un peu soluble (glycocholate), l’autre très soluble (taurocholate),

Les sels neutres des métaux alcalino-terreux, chlorures, nitrates, sulfates, précipitent lacide glycocholique, sous forme de flocons blancs de glycocholates de baryum, de strontium et de calcium. Au contraire les solutions de taurocholates ne donnent aucune précipitation.

La baryte et la chaux se comportent exactement de la même façon vis-à-vis des sels biliaires,

Ces réactions sont extrêmement nettes. Etant donné un mélange des deux solutions biliaires, l'addition de base précipite l'acide glycocholique, en laissant à l’état dissous l’acide taurocholique.

On filtre le glycocholate de baryum insoluble, on carbonate la partie liquide, et on évapore à sec pour isoler l'acide soufré,.

Nous avons cru pouvoir appliquer cette technique au traitement général de la bile des diverses espèces.

Mais jusqu'ici nous n’avons obtenu de bons résultats qu'avec les biles dans lesquelles l’un des deux sels biliaires prédomine ; les biles de chien et de porc, la première presque uniquement composée de taurocholates, la seconde de glycocholate.

La bile des autres espèces animales se prête mal à ce même traitement soit qu'il reste à fixer les limites de concentration des liqueurs, qu’il y ait des différences moléculaires impor-

tantes entre les acides glycocholiques ou même qu'il existe des sels doubles, des tauro-glycocholates alcalins donnant par hydrolyse la même racine cholalique et les deux chaînes azotées, taurine et glycocolle.

Nous nous proposons de poursuivre nos recherches dans cette vole.

Nous citerons comme application de notre méthode de traitement de la bile quelques expériences sur la bile du porc, chien, veau, bœuf et congre en n’insistant que sur les points principaux.

EXEMPLES EXPÉRIMENTAUX

Bile de porc. — 19 On part d'un litre de bile qu'on laisse reposer 24 heures au frais. Après dépôt des matières solides en suspension on décante la partie claire.

500 centimètres cubes de ce liquide sont additionnés de 250 centimètres cubes d’eau distillée pour diminuer la viscosité, puis introduits dans une boule à robinet de 1 litre 1/2. On fait un premier épuisement avec 200 centimètres cubes d’éther ; en agitant avec précaution au début ou diminue la tendance à l’émulsion. L’éther monte peu à peu au-dessus de la solution biliaire et forme une belle nappe d'un jaune d'or. On la sépare et la remplace par un volume égal, et cela cinq à six fois. Au dernier traitement le solvant n’enlève que des traces de matière.

L’addition d'éther de pétrole à l’éther dans la proportion de 25 0/0 permet d’éviter ou de rompre l’émulsion.

Les éthers d’exiraction sont réunis pour être distillés. On obtient un extrait pesant 17 gr. 2, de coloration jaune avec des stries orangées de bilirubine. Une petite quantité de ce pigment resté adhérent aux parois du ballon ayant servi à la distillation est reprise par le chloroforme.

L’extrait est traité en vue de la séparation des graisses, acides gras, cholestérines.

La bile épuisée est versée dans un large plat en porcelaine et évaporée aussi complètement que possible au bain-marie, L'opération demande environ trois jours, on aboutit à un sirop très épais contenant encore 10 0/0 d’eau. Un séjour de 60 heures à l’étuve à 40° achève le départ de cette eau.

L’extraît sec recueilli avec soin pèse 73,9. Sa coloration est jaune brunàtre; il est ici peu hygroscopique.

On le réduit en petits fragments puis on l’introduit dans un ballon contenant un litre d'alcool méthylique fort. On chauffe au réfrigérant ascendant. Après deux heures d’ébullition toute la masse est dissoute; il ne reste que des flocons jaune brunâtre qui nagent dans le liquide et un faible dépôt de substances minérales. La liqueur est filtrée et le Rp

total recueilli lavé sur filtre.

On obtient ainsi les mucines et une partie des substances minérales de la bile. P—#'gr.5.

La solution alcoolique formant un volume de 1.250 centimètres cubes est alors traitée à l’ébullition par le métholate de baryum. On ajoute par très petits volumes 125 centimètres cubes de réactif pour précipiter toutes les substances pigmentaires. La liqueur est devenue blonde, et sa réaction nettement alcaline. Le précipité de défécation barytique est filtré, lavé jusqu’à neutralité puis séché, il pèse 3 gr. 2.

On distille l’alcool méthylique. Le résidu sirupeux, d'odeur fade, de coloration blonde, est repris par 300 centimètres cubes d’eau distillée. La solution est trouble, à sa surface se réunissent bientôt des matières grasses qui ont échappé à l'épuisement éthéré de la bile et dont le poids est de DNA TE

La solution aqueuse des sels biliaires est carbonatée à chaud, filtrée et ramenée au volume initial de la bile, c'est-à-dire à 500 centimètres cubes.

Sur 25 centimètres cubes de cette liqueur nous avons constaté un fait intéressant. Après concentration au bain-marie jusqu’à un volume de 7 à 8 centimètres cubes, il s’est formé par refroidissement un fin dépôt brillant et soyeux, formé au microscope de longues aiguilles soyeuses, rigides ou flexueuses, polarisant la lumière. C’était, comme nous le verrons plus tard, une cristallisation de glycocholate de soude sous l'influence d’une simple concentration.

Le reste de la liqueur est additionné à froid d’eau de baryte saturée jusqu’à cessation de précipité. Il se fait une abondante défécation sous forme de gros flocons blanchâtres que l’on filtre et lave rapidement.

Les eaux sont carbonatées à chaud, filtrées et concentrées à sec au bainmarie et à l’étuve. On isole un faible résidu, de couleur blonde, de saveur amère et sucrée, riche en soufre ; c’est le taurocholate de soude.

20 On prend 250 centimètres cubes de bile claire après décantation.

On l’épuise sans addition d'eau par un mélange de 650 centimètres cubes d’éther et 250 centimètres cubes d’éther de pétrole. Le poids de l’extrait éthéré est de 4 gr. 2.

Dans cette expérience nous avons remarqué l'existence d’une proportion de bilirubine beaucoup plus importante que dans la précédente.

L'isolement a été obtenu en reprenant l'extrait par un petit volume d'éther; les matières grasses sont dissoutes, le pigment orangé est repris par le mélange chloroforme-tétrachlorure de carbone et abandonné à la cristallisation par évaporation lente à l'abri de la lumière.

La bile, moins l'extrait éthéré contenant les graisses, acides gras, cholestérines, est concentrée au bain-marie jusqu’à sirop très épais, puis séchée complètement à l’étuve à 400.

Le résidu sec pèse 38 grammes. s .

On le dissout dans 600 centimètres cubes d’alcool méthylique. La partie insoluble est formée des mucines et des sels, son poids s’élève à 2 gr. 1.

La solution alcoolique est traitée par le métholate de baryte; 74 centimètres cubes de réactif sont nécessaires. Le précipité pigmentaire barytique après filtration et lavage pèse 1 gr. 5o.

On distille à sec l'alcool méthylique et on reprend par 150 centimètres cubes d’eau.

Les matières grasses sont enlevées par un épuisement à l’éther.

La solution des sels biliaires, après précipitation du baryum à l'état de carbonate, est évaporée à sec. P — 30 gr. 4. Par la baryte aqueuse on sépare de petites quantités d'acide amer.

Moyennes des expériences rapportées à 1.000 centimètres cubes de bile de porc :

Extrait éthéré total bee TRS

Matières grasses — 19,3.

Extrait sec — 155.

Mucines et sels — 9,3.

Précipité barytique de défécation pigmentaire — 7.

Sels biliaires = 120.

Bile de chien. — 10 On traite 500 centimètres cubes de bile fraiche de chien conservée quelques jours seulement en présence de chloroforme.

Après addition de 250 centimètres cubes d’eau distillée on verse dans une boule à robinet et on ajoute de l’éther; go0 centimètres cubes de soivant sont employés en six fois pour obtenir un épuisement total. A chaque renouvellement de l’éther la coloration jaune fortement orangée du début s’atténue progressivement.

Les éthers d'extraction sont réunis puis distillés, ils abandonnent 8 gr.50 d’extrait très riche en bilirubine. La séparation de celle-ci se fait comme nous, l'avons déjà dit. |

Les matières grasses sont formées de cholestérines, de graisses, de savons, d'acides gras cristallisables ou non et de lécithines.

La bile dégraissée est soumise à la dessiccation. On obtient le résidu sec avec beaucoup de peine; il faut plusieurs jours de chauffe au bain-marie et à l’étuve. On recueille rapidement et on pèse ; P — 120 grammes. Il est très hygroscopique.

On le traite dans un ballon de 1 litre 1/2 par 800 centimètres cubes d'alcool méthylique. La presque totalité se dissout, il ne reste que des flocons brunâtres qui se déposent par repos. On filtre le précipité qui est lavé puis séché; sa coloration passe progressivement du jaune-brun au brun foncé.

Le poids des mucines et des sels est de 3 gr. 2.

Nous avons vu plus haut qu’une certaine proportion (10 à 15 0/0) de ces substances azotées peuvent être redissoutes dans l’eau.

La solution alcoolique de bile est alors additionnée à l’ébullition de métholate de baryte. On utilise 115 centimètres cubes de réactif. Le précipité obtenu, lavé et séché pèse 5,3. IL contient à l’état de sel de baryum tous les pigments orangés et verts. La bilirubine en particulier est ici abondante ; elle peut être libérée de sa combinaison terreuse.

Après distillation de l’alcool méthylique et concentration à sec on reprend par 390 centimètres cubes d’eau distillée; on carbonate et on isole encore une quantité appréciable de matières grasses — 2,35.

Piettre 5

La liqueur aqueuse ramenée à 500 centimètres cubes est traitée par l’eau de baryte saturée. On obtient un faible précipité.

Le poids total des sels biliaires = 97 gr. 5.

2° 250 centimètres cubes de bile non diluée sont épuisés par un mélange à parties égales d’éther sulfurique et d'éther de pétrole. Cinq extractions sont faites avec un volume lotal de 580 centimètres cubes de solvant. L'extrait obtenu pèse 2,65; il contient avec les matières grasses de la bilirubine libre.

On évapore la bile à sec; le poids du résidu est de 61 grammes.

Il est dissous dans 450 centimètres cubes d'alcool méthylique et donne un insoluble (mucus et substances minérales) pesant sec 1 gr. 5.

A chaud laddition de 6o centimètres cubes de métholate de baryum défèque les pigments. Le précipité séparé est de 3 grammes.

L'alcool est distillée et le résidu repris par l’eau, carbonaté et épuisé par l’éther, est traité par la baryte aqueuse.

Le poids des sels biliaires s'élève à 50 grammes.

Moyennes des expériences rapportées à 1,000 centimètres cubes de bile de chien :

” Meter Bhbee total: PIPANIRE ITS Matières grasses totales = 12,5.

Extrait sec = 240.

Mucines et sels = 6,3,

Précipité barytique de SÉRa tion pigmentaire — 11.

Sels biliaires — 197.

Bile de congre. — 19 La bile de ce poisson se compose, comme nous l’avons déjà dit, de deux parties, une liquide jaunâtre et une solide formée par des masses visqueuses vertes ou vert bleuâtre.

On part de 500 centimètres cubes de bile entière contenant neuf masses solides, les unes de la grosseur d’une noix, les autres d’un œuf de poule.

De même que pour la bœuf on ne peut épuiser directement ce mélange hétérogène par l'éther.

On la dessèche donc au bain-marie et on hprnl par 800 centimètres cubes d'alcool fort.

Les mucines et les sels minéraux restent insolubles, Poids — 3,9.

L'alcool est distillé; le résidu, repris par 300 centimètres cubes d’eau, est épuisé par 800 centimètres cubes d’éther.

L'extrait éthéré pèse 3,6 ; abandonné à une lente évaporation il reste huileux, sans aucune tendance à la cristallisation, comme cela a lieu pour les autres biles. Nous n’avons pu en isoler de cholestérine,

On est ramené dès lors au traitement général.

La bile est concentrée à sec : le résidu pèse 84 grammes.

On le dissous dans 750 centimètres cubes d'alcool méthylique et on le traite à l’ébullition par 110 centimètres cubes de métholate de baryte.

Le précipité pigmentaire est peu important ; P — 3,5. I ne paraît pas contenir de bilirubine; ‘en effet, traité par acide Alone étendu,

GT —

lavé, séché, il ne cède rien au chloroforme, au tétrachlorure de carbone ou au chlorure de benzyl. Au contraire il est assez riche en pigments verts ou vert bleuâtres.

L'alcool est distillé et le résidu repris par 500 centimètres cubes d’eau distillée, épuisé à l’éther qui enlève une petite quantité d'huiles, puis carbonaté, précipite faiblement sous l'influence de l’eau de baryte.

Le poids des sels biliaires secs est de 63 grammes.

20 250 centimètres cubes de bile renfermant six masses muqueuses sont desséchés au bain-marie puis repris par 309 centimètres cubes d’alcool.

Le poids de la matière insoluble est de 2 grammes.

L'alcool est distillé, le résidu dissous dans l’eau distillée est épuisé avec 500 centimètres cubes d’éther.

L’extrait éthéré pèse 18 grammes.

Le résidu sec de la bile évaporée complètement est de 31 grammes.

Repris par {5o centimètres cubes d'alcool méthylique et traité par 48 centimètres cubes de métholate de baryte, ce résidu donne un précipité pigmentaire barytique de 2 gr. 2.

Le poids des sels biliaires est de 32 grammes.

Moyennes des expériences rapportées à 1.000 centimètres cubes de bile de congre :

Extrait éthéré total — 7,5

Extrait sec — 150.

Mucines et sels = 7,2.

Précipité pigmentaire de PET barytique = 8,5, Sels biliaires — 128.

Bile de veau. — 19 La bile de veau s’épuise sans difficulté ayec l’éther seul ou additionné d'éther de pétrole.

On traite 500 centimètres cubes de bile de coloration verte en plusieurs fois par 850 centimètres cubes d'éther.

Le solvant se colore à peine, mème dans les premiers contacts.

L’extrait est relativement faible; P — 4,3.

La bïle après dessiccation complète donne un résidu pesant 106 grammes. C'est une matière brun verdâtre, aussi hygroscopique que celle de chien, d’odeur fade.

Réduite en fragments elle est iraitée à chaud par 750 centimètres cubes d'alcool méthylique, au réfrigérant à reflux. De légers flocons brun verdâtres restent insoiubles et se séparent par repos. On décante et on filtre.

Le filtrat (mucines et sels) pèse 5 grammes.

La solution alcoolique est additionnée de métholate de baryte ; la précicitation totale exige 95 centimètres cubes de réactif.

On recueille le précipité dont le poids sec est de 5 gr. 4. La recherche de la bilirubine permet avec peine de déceler la présence de traces de ce pigment.

Après distillation de l'alcool on dissout le résidu dans 500 centimètres cubes d’eau distillée, on carbonate, on épuise à éther, puis on ajoute de la baryte aqueuse tant qu’il y a précipitation, ici très peu importante.

PT

Les sels biliaires évaporés à sec forment une masse blonde, sucrée et amère ; P — 45 grammes.

20 250 centimètres cubes de bile orangée de veau sont épuisés par un mélange de 550 centimètres cubes d’éther et de 350 centimètres cubes d’éther de pétrole.

Les liqueurs d’extraction sont légèrement colorées en jaune safran. Poids de l’extrait — 2 grammes.

Présence de traces très nettes de bilirubine.

La bile concentrée à sec donne un résidu du poids de 55 grammes, de coloration jaune brunätre.

On le dissous dans 450 centimètres cubes d'alcool méthylique et à l'ébullition on lui ajoute 50 centimètres cubes de métholate de baryte.

Le précipité pigmentaire alcalino-terreux est peu abondant = 1 gr.2;il contient des traces de bilirubine.

Le poids des sels biliaires s'élève à 22 grammes.

Moyennes des expériences rapportées à 1.000 centimètres cubes de bile de veau :

A ven Bilirubine == traces très faibles.

Extrait éthéré total #

Matières grasses totales — 5,4.

Extrait sec = 101.

Mucines et sels minéraux — 4,66.

Précipité pigmentaire de défécation barytique = 5,3. Sels biliaires — 91.

Bile de bovidé adulte. — 19 On part de 500 centimètres cubes de bile verte, extrêmement visqueuse.

On évapore au bain-marie à consistance sirupeuse ; la dessiccation est achevée à l’étuve à 4o°.

Le résidu est repris par 700 centimètres cubes d’alcool méthylique qui laisse 5 gr. 6 d’insoluble constitué par des sels et surtout des mucines.

Après distillation de l’alcool on dissout dans 500 centimètres cubes d’eau, et on est ainsi ramené au volume primitif de bile que l’on épuise par 600 centimètres cubes d’éther et 200 centimètres cubes d’éther de pétrole.

L’extrait éthéré pèse 2 gr. 8.

On évapore à nouveau à sec ; P — 48 gr. 5.

La défécation du résidu sec par le méthanol barytique faite à chaud dans la solution méthylique donne un précipité pigmentaire et barytique; Pat; 1e

La-recherche des pigments dans ce précipité montre qu’il s’agit surtout de matières vertes ; bilirubine seulement à l’état de traces.

l’ensemble des le biliaires débarrassés des très petites quantités de substances grasses résiduelles pèse 45.

29 250 centimètres cubes de bile orangée.

Après dessiccation complète le résidu est repris par l’alcool qui abandonne 2,3 d’insoluble. On épuise la solution aqueuse par 500 centimètres cubes d’éther.

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