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II. Matière

soit en centièmes :

Calculé

Trouvé pour C#I8205 Geo 30 70,44 H="710,10 10,12

Acide carbonique — 0,5179

Veau : I. Matière — 0,2013 du 0 1816

Acide carbonique — 0,815/

IT, Matière — 0,3181 Eau — 0,2942

soit en centièmes :

Trouvé CR 70,08 Hi=:710,25

Acide carbonique = 1,0059 Eau — 0,358r

Acide carbonique = 0,6009

| Eau — 0,2199

Chien: I. Matière = 0,3924 | Il. Matière — 0,2334

soit en centièmes :

Trouvé G1=%70;09 H = 10,19

I s’agit bien d’un même produit de réduction de l’acide taurocholalique, nous l’appellerons acide Aydro-taurocholalique. L’équation suivante rend compte des rapports qui existent entre les deux substances :

Ac. taurocholique Ac. hydrotaurocholalique

Cette fixation d'hydrogène est nettement démontrée :

1° Par l’analyse. Tandis que dans l’acide cholalique le pourcentage moyen de l’hydrogène est de 9,4 d’après nos analyses et de 9,8 au maximum d’après les analyses des auteurs; il s'élève toujours au-dessus de 10 0/0 ; de 10,13 à 10,30 0/0 dans son produit de réduction. Cette différence en hydrogène paraît sans doute peu importante, mais elle acquiert une réelle valeur, étant donnée la hauteur moléculaire des substances analysées.

2° Par l’abaissement considérable de l'indice d'iode.

Si on détermine le chiffre d’Hüsr pour l'acide cholalique on trouve dans le cas du cholalique de chien les chiffres suivants :

I. Matière, 0,3696 ont absorbé 0,181 d’rode, c.-à-d. 48,96 0/0. I — 0,3999 — 0,20 — — 51,26 0/0.

La même détermination faite sur l’acide hydrotaurocholalique cristallisé qui en dérive donne :

I. Matière, 0,341r ont absorbé 0,048 d'iode, c.-à-d. 14,07 0/0. IL. — 0,121 — 0,063 — 12,30 0/0.

3° Eufin par la non cristallisation avant toute réduction.

En effet, si on essaie de faire cristalliser l'acide cholalique dans les mêmes conditions, c’est-à-dire,en passant par l'alcool amylique, puis par l’éther, on n’obtient aucun résultat.

Mêmes résultats négatifs avec les sels biliaires, glycocholates ou taurocholates.

Propriétés chimiques et physiques. — L'acide hydrotaurocholalique est,un acide faible possédant un seul carboxyl.

La quantité de métal alcalin nécessaire à la saturation de cette fonction acide a été déterminée par la méthode classique :

1. O gr. 3647 de substance cristallisée sont dissous dans ho centimètres cubes d'alcool à 95°, étendus de 15 centimètres cubes d’eau distillée, on titre avec la liqueur décime de soude en présence de phénolphtaléine.

Il a fallu verser 9 cc. 5 de cette liqueur pour faire virer l'indicateur. |

o gr. 3647 ont donc absorbé 0,0218 de sodium, c'est-à-dire 5,96 0/0 de Na.

2. Dans une deuxième expérience : o gr. 842 ont absorbé 21,23 de solution sodique N/10, c’est-à-dire 0,0488 de Na et 0015-70.

L’acide absorbe donc en moyenne 5,88 0/0 de Na; la formule exige théoriquement 5,60. |

C'est une très belle substance qui se présente sous deux aspects suivant que la cristallisation se fait lentement ou avec rapidité, comme nous l'avons déjà dit.

Dans le premier cas elle est à peu près incolore ; ce sont de gros prismes accolés qui polarisent fortement la lumière.

Dans le second cas elle est d’une blancheur éclatante; au microscope, les cristaux sont lancéolés et polarisent très énergiquement.

Elle ne possède aucune odeur, sa saveur est nulle: sous la dent elle s’écrase et se ramollit sans se dissoudre.

L'acide hydrotaurocholalique fond vers 180° en se ramollissant. Chauffé avec précaution sur la lame de platine 1l fond et s’étale comme les corps gras en une huile qui brüle en distillant partiellement-et sans laisser de cendres.

Chez tous les animaux, bœuf, veau, chien, ces caractères sont les mêmes. Avec la bile de congre, nous n’avons obtenu que la forme en navicelle et seulement en très petite quantité.

Sa solubilité est très grande dans l'alcool, très faible dans ’éther :

100 centimètres cubes d’éther saturé à l’ébullition ont dissous dans un cas, 0.180 et dans un autre, 0,194, c'est-à-dire 0,187 en moyenne.

Dans l’eau il est encore moins soluble :

100 centimètres cubes d’eau saturée à l’ébullition ont dissous ; dans un cas, 0,014 ; dans un deuxième, 0,022; solubilité moyenne, 0,918 pour cent.

Pouvoir rotatoire spécifique, Ad = + 54°46°.

Dans l’acide acétique glacial, la solubilité est de 9,762 o/0 à la température de 15°.

La cryoscopie a été tentée dans ce dernier solvant, mais ne nous a pas donné de chiffres suffisamment concordants. Nous avons, en effet, constaté des variations assez sensibles pour des abaissements cryoscopiques très faibles.

Il nous a semblé d’ailleurs que dans ces expériences la matière ne reste pas indifférente en présence d’acide acétique et peut s'y combiner.

Par évaporation lente de l'acide acétique, l'acide hydrotaurocholalique cristallise sous forme d’une belle substance blanche, en lames aplaties polarisant la lumière.

V. Action des oxydants. — En soumettant l’acide cholalique à l’action des oxydants, les auteurs ont obtenu plusieurs composés différents :

L’acide déhydrocholique de Myuus (C#*H°**O5) contenant

une fonction acide et deux fonctions aldéhydes, représente par les formules :

CYH#— 0 —(CH0) —COOH ou C°H*1— CO —(CHO) —COOH

L'acide brlianique de Cièves (C#*H%O%) acide tribasique : CH°'O* — (COOH) et qui, d'après Lassar-Conn et PRÈGLES, serait un mélange d’acide bilianique et tsobilianique.

L’acide sylianique (C*H%0*).

Enfin, par oxydation avancée de ce dernier, l'acide cholestérique (Sexxowsky) et l’acide phtalique.

Nous avons aussi étudié rapidement l’action sur les acides cholaliques de certains oxydants acides ou alcalins : acide sulfo-chromique, acéto-chromique, ferricyanure alcalin, permanganate de potasse.

1. Acide sulfo-chromique. — On traite 50 grammes d’acide taurocholalique de bœuf par 500 centimètres cubes d'un mélange sulfo-chromique à 24 grammes d’oxygène par litre. Après 3 heures de chauffage à petite ébullition, la substance organique se rassemble à la surface du liquide, puis se prend en une masse molle à chaud, dure et cassante à froid.

Pulvérisée, lavée pour enlever tout le sulfate de sesquioxyde de chrome ; elle est dissoute dans la soude, puis précipitée par SO‘. On recueille 20 grammes seulement de cette subs-

tance.

L’oxydation a donc détruit 60 0/0 d’acide biliaire. 2. Acide acéto-chromique. — On emploie une liqueur com-

posée de 150 centimètres cubes d'acide acétique pour 12 grammes d'acide chromique.

lise produit ici aussi une combustion énergique sans modification de l’acide cholalique résiduel.

45 0/0 de matière sont brûlés. |

3. Ferricyanure alcalin. — Cet oxydant agit par déshydrogénation ; l’enlèvement d'hydrogène se fait, dans la série cyclique, aux dépens des hydrogènes périphériques, comme l’a établi M. Erarp pour le camphre.

Le réactif est fait en dissolvant 165 grammes de ferricyanure de potassium et 28 grammes de KOH dans 4 litres d’eau dis-

tillée. L'oxygène disponible est donc de 8 grammes d’après la formule classique.

On répartit également dans 5 ie et on ajoute à chacun 5 grammes d’acide cholalique dissous dans 50 grammes d’eau à 20 0/0 de carbonate de soude.

On laisse en contact et on agite de temps en temps.

Au bout de 11 jours (bien que l’oxydation soit loin d'être achevée), on traite le contenu d’un des ballons. On évapore au bain-marie, on sèche à l’étuve à 4o° et on épuise à l’alcool éthylique fort qui enlève les matières organiques. Après filtratration, on chasse la liqueur alcoolique, on reprend par l'eau distillée alcaline et on acidifie par SO‘H? étendu. On obtient une matière brune qui est de l'acide cholalique à peu près intact. Le deuxième ballon traité de la même façon au bout de 18 jours donne en moindre quantité, une matière beaucoup moins colorée, partiellement soluble dans lalcool et l’éther.

Du troisième ballon, laissé pendant 25 jours en réaction on ne relire que 1 gr. à de matière organique amorphe, totalement incolore et complètement soluble dans l’éther.

Le peu de substance ne nous a pas permis d’en faire l’analyse ; mais ce procédé nous paraît devoir être intéressant et mérite d'étre repris.

4. Permanganate en liqueur alcaline. — Get oxydant nous a donné de meilleurs résultats.

On dissous 15 grammes d'acide glycocholalique de porc dans 200 centimètres cubes de carbonate de soude et on étend à un litre et demi. Le tout est versé dans une capsule de 5 litres et chauffé au bain-marie à la température de 50 à 60°. On ajoute peu à peu et en agitant 3 litres d’une solution de permanganate de potasse à 10 0/0. L'opération dure 3 heures.

L'excès de MnO'K est réduit par du bisulfite de soude, Le bioxyde de manganèse hydraté est rassemblé par une courte. ébullition, puis filtré et lavé. La liqueur et les eaux de lavage sont concentrées à 500 centimètres cubes et acidifiées par SO'H”. Des torrents d’acide carbonique se dégagent et il se

AG

précipite, en flocons très blancs, une belle matière qui filtrée, lavée et séchée, pèse 6 grammes.

Cette substance épuisée à l’éther lui abandonne 3 gr. 8, le reste est soluble dans l’alcool méthylique.

L'évaporation lente des deux liqueurs, alcool et éther, ne donne pas de cristallisation.

On soumet à l'analyse la partie soluble dans l’éther :

Combustion

Acide carbonique — 1,2384 Eau — 0,3853 Acide carbonique — 0,7682

° I. Matière — 0,5278 |

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