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CH C2H°! # N(CH:)C*H

?— COOH

Enfin Sexxkowsky (2), prépara par réduction un anhydride de formule C*H*0° auquel il donna le nom d’acide cholilique.

Les réducteurs acides ne peuvent être employés facilement à cause du peu de solubilité des acides biliaires dans ces réactifs.

Nos recherches ont surtout porté sur les réducteurs alcalins.

C’est l’acide cholalique provenant de la bile de bœuf qui nous à servi de matière première dans nos essais.

L'action du zinc en liqueur alcaline est sans effet utile.

De même l’amalgame de sodium, même très riche en sodium, est un réactif insuffisamment énergique.

Au contraire le sodium en liqueur alcoolique est le réducteur par excellence dans le cas particulier.

Nous avons dû abandonner l'emploi de l’alcool éthylique à cause des difficultés qu’on éprouve à isoler le produit biliaire de réduction.

L'alcool amylique est le solvant de choix.

On part d'un poids connu d'acide taurocholalique que l'on dissout dans un grand volume d’alcool amylique. La dissolution lente à froid est obtenu rapidement à chaud. On engage à chaque opération, une faible quantité de matière,

(1) Prèczes, Comptes rendus Académie de Vienne, x11, 1902. (2) Senxowsky, Archives de pharmacie, 71; Monadelph. fur. chem., 19.

de 5 à ro grammes au maximum, pour 500 à 1.000 centimètres cubes d’alcool.

La liqueur amylique versée dans un ballon muni d’un long tube de condensation, est chauffée au bain-marie tiède. On y projette alors du sodium en gros fragments.

Le métal provoque un abondant dégagement d'hydrogène, puis passe à l’état d'amylate de soude soluble dans lPexcès d'alcool amylique.

On agite fréquemment pour bien mélanger les couches liquides.

Dès qu'on à ajouté de 80 à 90 grammes de sodium par litre, l'opération est terminée, et l'alcool est presque totalement sodé.

On a une liqueur épaisse, sirupeuse, qu'on chauffe au bainmarie bouillant jusqu’à complète dissolution des petits morceaux de sodium.

On ajoute alors un égal volume d’eau. Le mélange est versé dans une boule à robinet, puis vivement agité. Il se sépare deux couches bien distinctes : une inférieure incolore, une supérieure huileuse, colorée légèrement en brun.

On décante la partie aqueuse qui entraîne une très grande quantité de soude par suite de la décomposition de l’amylate de sodium. À

Il ne passe que des traces de substances organiques que l’on peut d’ailleurs isoler en nevutralisant la base alcaline.

L'acide cholalique et son produit de réduction restent dans la couche supérieure en solution dans l'alcool amylique. On soumet cette liqueur alcoolique à une série de lavage à l’eau distillée puis à l'acide chlorhydrique étendu, enfin de nouveau à l'eau jusqu’à neutralité complète.

La solution alcoolique bien égouttée, est soumise au bainmarie bouillant à la distillation en s'aidant du vide.

L'alcool amylique distille, on pousse l'opération le plus loin possible ; il est en effet très important d'éliminer la totalité de l'alcool.

Il reste dans le ballon un produit blond, résineux, liquide

à chaud, presque solide à froid, et qui possède une curieuse odeur de moisi.

On le reprend par un très petit volume d'éther anhydre. La dissolution est lente ; parfois pendant qu’elle se poursuit on voit apparaître un léger précipité, grenu, extrêmement blanc.

Lorsqu'il se produit on le recueille rapidement sur trompe ; on le lave avec de petites quantités d’éther puis on le met à sécher sur vide sulfurique.

La solution éthérée est mise à cristalliser, c’est le point le plus délicat de la préparation.

La cristallisation a lieu par évaporation très lente de l'éther.

Si ce solvant distille trop vite, on retrouve la matière à l'état amorphe.

Le procédé le plus sûr pour obtenir des cristaux consiste à verser la solution éthérée dans un ballon à fond rond, d'assez grand volume qu'on incline à environ 45°. L’éther s’évapore lentement et la substance cristallise, Cela demande plusieurs heures parfois un ou plusieurs jours. Au sein de la masse sirupeuse on observe la formation d’un fin semis cristallin, blanchâtre, uniformément réparti ou de petits agglomérats analogues comme forme à des trémis de sel marin.

C'est, en effet, sous ces deux états que se déposent le produit de réduction; le premier représente une cristallisation relativement rapide, le deuxième une cristallisation très lente.

On isole les cristaux du milieu amorphe par addition d’éther anhydre.

Ils sont recueillis sur filtre à succion et lavés à l’éther.

Comme plus haut on reprend les solutions éthérées et on les soumet à nouveau à la cristallisation jusqu’à épuisement.

La présence d'alcool amylique gêne et peut même empêcher la formation de cristaux parce qu'il dissout les substances biliaires.

Lorsqu'après une ou plusieurs cristallisation, on n'obtient plus rien, il suffit parfois de soumettre le résidu à une nou-

velle distillation dans le vide pour enlever des traces d’amylique et obtenir une nouvelle récolte de cristaux.

De même si on réduit le résidu amorphe on peut isoler également de cristaux.

Le rendement atteint 25 0/0 mais sans le dépasser même dans les meilleures conditions de réduction et de cristallisation.

La technique s'applique avec le même succès aux acides taurocholaliques de veau et de chien.

Avec la bile de congre nous n’avons obtenu que des quanüités très petites de produit cristallisé et nous nous proposons de reprendre ces essais.

EXEMPLES EXPÉRIMENTAUX

1. Acide taurocholalique de bœuf: — On part dé 5 grammes d’acide cholalique.

On dissout dans 500 centimètres cubes d'alcool amylique et on sature de sodium en morceaux (38 gr. ont été utilisés). L'opération dure trois heures.

On ajoute 500 centimètres cubes d’eau distillée et on agite pour saponifler l’amylate de sodium, puis on verse dans une boule à robinet. Après une demi-heure de repos, l'alcool amylique s’est rassemblé à la surface de du liquide aqueux.

On le sépare. et après lavage à l’eau, à l'acide chlorhydrique, puis de nouveau à l’eau jusqu'à neutralité, on distille, au bain-marie, à chaud, dans le vide.

Le résidu est repris avec soin par 125 centimètres cubes d’éther anhydre, sans qu'il se produise de cristallisation. Le lendemain dans le ballon incliné l’éther a presque totalement disparu : il reste une substance sirupeuse, presque incolore, tenant en suspension une petite quantité de matière blanche, cristalline ; en outre toute la paroi du ballon mouillée par la solution éthérée est tapissée de cristaux.

On verse alors 80 centimètres cubes environ d’éther; la partie amorphe se dissout peu à peu, libérant ainsi un précipité blanc, très brillant ; avec un agitateur muni à son extrémité d’un revêtement en caoutchouc, on détache les croûtes cristallines adhérant aux parois du récipient.

L'ensemble est recueilli sur filtre à succion, lavé avec 50 centimètres cubes d’éther et séché. Poids du produit = 0,60.

Une deuxième cristallisation donne 0,35.

Une troisième = 0,20.

Ces 5 grammes d’acide ont donc en tout donné 1,14 de substance cristallisée, c'est-à-dire 22 gr. 8 pour 100.

20 On dissout 7 grammes d’acide cholalique dans 800 centimètres cubes d'alcool amylique; la réduction est faite à l’aide de 55 grammes de sodium,

Après enlèvement de la soude par lavages successifs à l’eau et à l'acide chlorhydrique, et distillation de l’alcoo! amylique, on cbtient par simple addition d’éther une première cristallisation du poids de o gr: 45.

La reprise à l'éther donne par évaporation lente de gros cristaux groupés en amas; P = 0,90.

Enfin une troisième cristallisation isole 0,35 de matière.

Le rendement s'élève ici à 1 gr. 70, e’est-à-dire à 24,28 0/0.

Les résidus de cristallisation de ces deux. opérations ont été réunis, dissous dans la soude, puis reprécipités par l’acide chlorhydrique, lavés à neutralité et séchés.

Nous avons recherché par l'absorption d’iode (chiffre d'Hüer) l’état de saturation de cette substance.

1, Matière — 0,30 iode absorbé — 0,152 indice diode — 50,66

IT. Matière — 0.250 — = 01100 — th

Il s’agit donc d’un produit non saturé.

Soumis à une nouvelle réduction il n’a donné aucune cristallisation.

2. Acide taurocholalique de veau. — Deux expériences ont été faites :

I. 5 grammes de cholalique réduits par 38 grammes de sodium ont donné 1 gr. 22 de substance cristallisée, soit 24,4 0/0.

IT. 10 grammes de cholalique traités par 85 grammes de sodium ont donné 2 gr. 5r de cristaux, soit 25,1 0/0.

3. Acide taurocholalique de chien. — Mème rendement de 23 à 25 0/0.

Le résidu amorphe soumis à la méthode de Hürc absorbe en moyenne 49,1 diode pour 160, chiffre très voisin de celui indiqué pour le bœuf.

Les différenis produits cristailisés obtenus par réduction ont été analysés.

Combustions

Acide carbonique = 0,9296 Eau = 0,3302 Acide carbonique — 0,618/ Eau — 0,2182

Bœuf : I. Matière = 0,3597

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