‹ Recherches sur la bileChapitre 52 sur 62 · Matière · texte numérisé non relu

Matière

soit en centièmes :

Cr 69,82 Hi 98560)

Dans ces réactions, seule la partie soluble dans l’éther à donc été oxydée.

VI. Acétylation. — Les méthodesd'oxydation n'ayant apporté aucune notion positive sur la manière dont l'oxygène est lié Piettre i 41

dans la molécule des:'acides cholaliques, les auteurs ‘ont essayé les procédés d’acétylation.

Théoriquement on avait admis que dans la formule C?*H#0° les trois oxygènes n’appartenant pas au groupe carboxylique pouvaient être liés à des groupes hydroxyles ou cétoniques.

Scnorren, le premier, avait conclu de ses travaux que non seulement il n’y avait aucune raison d'admettre l'existence de groupes alcooliques mais même qu'il fallait rejeter cette hypothèse.

Myuus reprit cette étude et s’efforça de démontrer par les expériences suivantes l'existence de trois oxhydryles alcooliques dans le noyau cholalique.

Si on part d’une solution d’acide cholalique dans l’acide acétique et qu'on le sature à froid d'HCI, on obtient bientôt un précipité qui paraît être comme le produit d'addition d'une molécule d'HCI à une molécule d'acide cholalique (C*H°0*+ HCI). Après quelques heures de contact ce précipité se dissout. L’addition d’eau précipite alors un acide dont la solution très diluée dans lammoniac est précipité par le chlorure de baryum. Le sel de baryum traité par HCI libère un corps de formule RU *0)0”, c’est Pacifes mono-acétyl-cholalique.

D'autre part un poids donné d’ Mae cholalique est traité par le double de son poids d’anhydride acétique. La dissolution est obtenue en quelques heures. Si on précipite cette solution avec de l’eau, on obtient un produit résineux qu'on précipite de nouveau dans une solution étendue BaC/°. Le sel de baryum ainsi préparé donne, par traitement à HCI, un acide qui peut être représenté par la formule C#*H#05(CH°O)? et qui s'appelle l’acide diacétylcholalique.

Pour Mvuius, dans ces deux séries d'expériences, il s’agissait bien de produits acétylés puisque la saponification par la soude donnait l'acide cholalique et de l’acide acétique.

L'existence du troisième hydroxyl alcoolique est démontrée, suivant lui, d’une façon indirecte par les réactions de l’acide déhydrocholalique de formule C#*H#O#,

Mais d'autre part Larscmworr, puis CLèves, ont obtenu par l’oxydation de ce même acide déhydrocholalique l’acide bilianique, tribasique. |

Il faudrait donc conclure contrairement à l’opinion de Myuius, que le troisième hydroxyi est plutôt une fonction cétonique parce que s’il était un groupe alcoolique, par oxydation, il devrait donner un quatrième carboxyl, ce qui n’a pas lieu.

Myuius représente de la façon suivante les relations théoriques entre l’acide cholalique et son terme ultime l'acide bilianique.

Acide cholalique C*H*0* = C1H°*{0H) — (CH:0H)° — COOH Acide déhydro-cholalique C*H**0=C*H*0 —{CH0} —COOH Acide bilianique C*H**Of = C*H*0?— (COOH)*

Nous avons essayé sur l’acide cholalique les différents procédés d’acétylation ; dissolution de l’acide cholalique dans l’acide acétique glacial et saturation à froid d’HCI, dissolution d’acide cholalique dans l’anhydrite acétique et addition de chlorure d'acétyl à chaud en présence de chlorure de zinc anhydre comme agent de condensation,

Dans aucun cas, de même que ScHOTTEN, nous n’avons obtenu de produit cristallisé ou même de produit amorphe ayant une composition constante.

Des essais de benzoïlation, en liqueur alcaline étendue, ne nous a pas donné de meilleurs résultats.

Pour nous, la structure moléculaire des acides cholaliques reste donc inconnue. C’est un problème très délicat dont la solution exigera encore bien des efforts,

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