FAMILLE VII
NAIADÉS
ANODONTA Lam., UNIO L.
Les Naïadés ont fait le sujet d’un grand nombre de mémoires, vu la facilité qu'ont les travailleurs de se proeurer des animaux frais.
Von Hessling a publié une monographie de l'Huiître perlière d’eau douce : Keber, Langer se sont occupés de l'Anodonte. L'Unio, moins gros, avait été laissé de côté. et avec raison, car j'ai été amené à reconnaitre qu'il ne diffère de l'Anodonte que par de légers détails. (U. littoralis Drap. U. tetragonum, U. pictorum L., A. cygnea Lam. À. piscinalis). Malgré certaines différences dans la coquille. lUnio est un véritable Anodonte. On y trouve les mêmes circonvolutions intestinales avec une irrigation identique. La circumpalléale existe aussi dans les deux genres, mais son origine antérieure, qui n'avait pas encore été précisée, diffère de ce qu'on connaît chez les autres Bivalves. L'aorte descend entre l’adducteur antérieur et le rétracteur du pied, puis, arrivée au-dessus de la bouche, elle pénètre dans le muscle adducteur et s’y ramifie, tandis que la branche principale le traverse per-
pendiculairement aux fibres, vient au bord du manteau et le suit pour se raccorder avec la marginale postérieure dont l’origine n'offre! aucune particularité. J'ai retrouvé dans l’Unio l’orifice bojano-pédieux découvert pour la première fois par Keber dans l'Anodonte.
J'ai pu, dans une/Anodonte exotique. disséquer les deux filets qui partent des viscéraux et se rendent au cœur.
(Voir plus loin Chap. 1).