‹ Recherches sur la circulation des lamellibranches marinsChapitre 26 sur 66 · LEE] 077 LS · texte numérisé non relu

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sion cardinale. elle donne des branches à l'estomac et à l'intestin, dont la course très simple est formée d’une courbe unique (fig. 36. /, Æ). Les artérioles les plus importantes sont celles des lobes palléaux et surtout celle du lobe droit correspondant au grand crochet (fig. 35. ap). Elle part de la partie médiane de l'aorte. remonte dans la partie déprimée du crochet jusqu'à son sommet où elle irrigue la partie antérieure, tandis que la branche principale s’incurve pour venir sur Îa face droite se ramilier abondamment à la surface externe et jusqu'au bord libre du manteau (fig. 37. ap). Le lobe gauche est de même bien irrigué.

Fig. 37. Artère palléale de la Chame.

On voit donc que le manteau est fortement vascularisé, ce qui est nécessité par sa fonction incubatrice. Il est curieux de remarquer que je n’ai trouvé de vraies artères palléales que dans les cas où le manteau exige une nourriture abondante, lorsqu'il a une fonction supplémentaire à accomplir.

L'aorte poursuivant son chemin, irrigue la membrane

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intercardinale, læsophage. les palpes. suivant le mode connu (fig. 35, 4) et sa branche pédio-viscérale se rend au petit pied (fig. 36, 5). Puis, exactement appliquée contre la paroi de l’œsophage. l'aorte passe au-dessus de l'adducteur antérieur dont l'extrémité est juste au niveau de la bouche et là elle se divise en deux marginales après avoir donné une artère au musele. Les deux artères marginales suivent le bord des deux lobes du manteau et sont parfaitement isolées, malgré la concrescence des lobes (fig. 35, 9). Chacune émet quelques ramuscules palléaux.

L'aorte postérieure (fig. 35 et 36, 2), très courte puisque le cœur est très près du muscle, donne à sa sortie du cœur, sous le rectum, une branche qui suit la face interne du muscle (fig. 35, 13); elle perce les organes de Bojanus et atteint les ganglions viscéraux (fig. 35, Gv), tandis que le tronc principal suit le rectum. Arrivé à son extrémité, ce tronc donne aux deux lobes palléaux les deux marginales qui se réunissent aux branches analogues de l'aorte antérieure et forment les circumpalléales (fig. 35. 9).

Le système veineux ne montre aucune voie bien endiguée. Je n'ai pu y constater la présence de l’orifice bojanopédieux : le pied est d’ailleurs très petit.

Les branchies sont du type de celles du Cardium. c'est à-dire qu'elles sont fenestrées et plissées. La lame externe est la plus petite, et de ses deux feuillets, c’est le réfléchi qui est le plus grand. Il vient même se souder d’une façon lâche au muscle adducteur. A la base des feuillets directs il existe un canal collecteur efférent qui débouche dans l'oreillette, tandis qu'au-dessus on rencontre le vaisseau afférent offrant les rapports connus. Il donne des branches à chaque septum tandis qu'au milieu de chaque compartiment se trouve le canal efférent. Les vaisseaux afférents et efférents alternent donc régulièrement. Ces deux systèmes de canaux sont reliés par des canalicules s'appuyant sur des rameaux qui naissent des premiers, et grâce à leur disposition ils forment à la surface de la branchie des

ondulations représentant plus spécialement le réseau respiratoire. On ne peut plus y distinguer de partie aflérente ou efférente.

Le bord supérieur des feuillets réfléchis ne porte pas de vaisseau. Au bord libre on ne voit pas de dentelures, car le vaisseau qui s’y trouvé est entouré par du tissu conjonctif dans lequel on ne peut plus suivre les canalicules.

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