‹ Recherches sur la circulation des lamellibranches marinsChapitre 40 sur 66 · BÉNRO'E AND) MD'ES · texte numérisé non relu

BÉNRO'E AND) MD'ES

PHOLAS L.

J'ai étudié la P. candida L.. la P. dactylus L. et la P, Edicardsit (var. de dactylus de très grande taille).

Après l'excellente monographie anatomique de Blanchard (45) il était inutile de faire de nouvelles recherches sur la Pholade. J'ai voulu seulement y vérifier quelques particularités. J'ai constaté que l'aorte postérieure qui est à droite du rectum et non pas au-dessous, est fermée par une longue va/oule maintenue par un pilier, et qu'elle ne présente pas la dilatation postventriculaire existant chez tous les Siphonés.

Au niveau de l’anus, l'aorte se bifurque en deux branches qui se terminent dans les bords marginaux après avoir donné chacune une artère siphonale à val/rule et une artère au musele des siphons. Jai trouvé dans l’oreillette une couche endothéliale continue (fig. 53).

E. Egger (37) a nié l'existence de tout orifice conduisant de l’organe de Bojanus dans les lacunes viscérales. Mais dans de gros échantillons de P. £dwardsii venant de St- Waast, j'ai réussi à voir qu'il y a. comme dans les Bucar-

des, deux orifices bojano-pédieux: ils sont très petits et peu musculeux. Sur ces Pholades, dont la coquille avait

Fig. 53. Endothélium de l'oreillette de la Pholade (ch. cl.).

10-12°%% de longueur, la loupe me les a montrés difficilement ; il m'a fallu avoir recours à de plus forts grossissements.

Dans la Jouannetia Cumingii Sow., Egger a cru voir deux valvules de Keber entre les sinus viscéraux et l’organe de Bojanus, et placées autour du connectif nerveux. Je n'ai rencontré nulle part cette disposition.

GASTROCHÆNA Spengl.

Les Gastrochènes (4. dubia) sont assez abondantes dans les vieilles coquilles d'Huîtres qu'on drague au large de St-Waast-la-Hougue. Elles possèdent de chaque côté une branchie complète qui, morphologiquement, se rapproche de celle des autres Pélécypodes. La surface ne présente ni plis, ni ondulations : elle est plane comme dans l’Arrosoir et le Taret. Cette branchie est percée de nombreux orilices formés, comme dans le Taret. par les traverses réunissant les tiges élastiques qui soutiennent les canaux sanguins.

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