‹ Recherches sur la conductibilité galvanique des électrolytesChapitre 19 sur 19 · RESUME · texte numérisé non relu

RESUME

Dans la partie présente de cet ouvrage, nous avons cl*abord fait voir la vraisemblance- de ce que les électrolytes peuvent se rencontrer sous deux formes différentes, Tune active, Tautre inactive, de sorte que la partie active est toujours, dans les mêmes circonstances extérieures (température et dilution), une certaine fraction de la quantité totale de Télectrolyte. La partie active conduit Télectricité et est ainsi en réalité électrolytique, mais non pas la partie inactive. De plus nous avons constaté que la conséquence nécessaire de l'hypothèse de Clausius et de Williamson est qu'il y a des courants circulaires continus. A ces courants, les parties actives peuvent seules participer à cause de leur nature. Les molécules participant k de tels courants, sont nécessairement décomposées d'après le schème de la décomposition double, par où de nouveaux électrolytes se forment. Sur cette base, nous avons fondé une théorie chimique des électrolytes, qui déduite des origines fort probables, possède aussi un haut degré de probabilité. Cette théorie conduit à des formules valables pour les procédés chimiques, formules très conformes ii celles proposées par MM. Guldberg et Waage ^), et qui ont été vérifiées par un grand nombre d'ex-

') La probabilité de la justesse de la théorie est augmentée à un haut degré par ce qn*en déduisant les formules données ci-dessus, nous ignorions complètement celles de MM. Guldbero et Waage, formules de l'existence desquelles nous n*avons eu aucune connaissance avant d'obtenir l'ouvrage de M. Lothab Meyeb (ce qui n'a eu lieu que lorsque la partie la plus grande de ce mémoire avait déjà été écrite). Ainsi, nous avons trouvé ces formules sans aucune occasion de les construire de quelque manière préconçue, et seulement guidé par la théorie de Clausius et de Williamson, et par l'opinion d'un état actif et d'un état inaotif des électrolytes.

périences. Nous avons aussi indiqué que les résultats de cette théorie concordent très étroitement avec les opinions de Berthollet. Comme une approximation (provisoire), nous avons supposé le coefficient d'activité égal à la conductibilité moléculaire. Les chiffres calculés dans cette supposition et les réactions ainsi prévues concordent très bien aux faits expérimentaux. Nous avons aussi, de cette théorie, déduit un nombre de lois électro-chimiques, entre autres les lois de Faraday et de Hittorf, ainsi qu'à l'aide de l'hypothèse que , tout électrolyte a une composition constante, nous avons démontré la nécessité de l'existence de poids équivalents de toute substance jouant le rôle d'un ione (loi de Richter). Des données sur les variations de la conductibilité moléculaire et de la solubilité, nous avons indiqué la cause d'un nombre de phénomènes, qui se passent dans les équilibres chimiques à l'atténuation, à réchauffement et à l'addition de > corps étrangers». Enfin, nous avons, à l'aide d'une hypothèse fort probable d'après l'état présent de la thermo-chimie, déduit les propositions principales de la -thermochimie (entre autres le 2>principe du travail maximum» aussi), propositions qui à cause de la manière de déduction, ne sont pourtant pas valables pour tous les cas, mais seulement »en général». Aussi, nous avons indiqué la nature de l'énergie chimique, nature analogue à celle de chaleur latente (p. ex. de la vaporisation), indication avec laquelle les chaleurs spécifiques, latentes et les phénomènes de la dissociation sont conformes. Toutes ces propositions et toutes ces lois sont prises des parties les plus différentes de la science chimique; mais comme la théorie concorde si bien avec la réalité dans ces divers points, il semble probable qu'elle doive le faire aussi dans les régions intermédiaires. De plus, nous avons essayé de constater que les différences entre cette théorie et celle qui, d'après l'examen de M. Lothar Mbyer maintenant est la plus vraisemblable, tiennent à des opinions des auteurs de ladite théorie, opinions qui à un examen plus profond se montrent insoutenables sous point de vue soit théorique, soit fondée sur les données expérimentales. Par cela, nous nous sommes approché plus de la théorie de Berthollet, que MM. GuLDBERG et Waage ne l'ont fuit. Même cette circonstance parle, nous le croyons, en faveur de la théorie

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développée ci-dessus^). Mais voici des raisons d'une importance plus grande. La théorie de MM. Guldbebg et Waage^) ne sait, dans son état actuel, déduire qu'une très petite fraction des propositions et des lois données ci-dessus. . Les constantes nécessaires pour la prévision des réactions peuvent, selon la théorie nouvelle, être approximativement déduites d'autres constantes connues selon d'autres parties de la science. Quelques-unes des propositions données cidessus et concordantes à la réalité, sont contraires à la théorie de MM. GuLDBERG et Waage. La diflSculté inhérente à toute théorie de l'électrolyse et aussi à l'hypothèse de Clasius et de Williamson à son état primitif, est totalement écartée par la théorie nouvelle. Comme d'ailleurs, la théorie donnée ci-dessus est fondée sur des bases fort probables, et totalement libre de toute hypothèse d'une affinité différente des forces physiques, il n'est pas douteux, nous semble-t-il, que cette théorie ne soit à préférer à toutes lés théories chimiques publiées jusqu'ici.

Certes, on pourra objecter que cette théorie n'est valable que pour les électrolytes, lorsque au contraire, les théories précédentes embrassent toutes les substances. Contre cela, UQUS signalons que les connaissances chimiques sont, à la plus grande partie, basées sur les réactions des électrolytes, qui semblent dans la science chimique jouer le même rôle que les gaz dans la théorie mécanique de la chaleur. Du reste, la notion d'électrolyte a une étendue beaucoup plus grande (selon la loi de Hittorf) que l'on n'est accoutumé à lui en attribuer. Ainsi, les réactions en général semblent manifester une assez grande analogie à celles des électrolytes, de sorte que l'on pourra peut-être à l'avenir élargir la théorie donnée pour les électrolytes jusqu'à être avec quel-> ques modifications valable pour tous les corps.

^) M. LOTHAB Meyer dit dans son ouvrage cité (p. 389): »0n doit s'attendre que la notion rectifiée de Bbbthollet sera plus et plus considérée et estimée par la science progressante».

*) Ni aucune autre théorie non plus proposée jusqu'ici. Nous avons spécialement comparé la théorie présente à celle de MM. Guldbebo et Waage à cause de la supériorité de cette théorie ^ur les autres théories proposées (suiyant M. Lothab Meyeb).

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