Pertz Script.y ibidem p. i
2. Le Hohiandsberg était Tun des quatre fiefs castraux de la mouvance du bailliage d'Ensisheim, et TUrbaire ou relevé des produits et revenus des ducs d'Autriche dans la haute Alsace en i3o3, dressé par Burcard de Vrick ou de Frick, énumère les nobles qui lui devaient le service féodal; parmi eux se trouvent la plupart des patriciens de Colmar que nous rencontrons dans les chartes de cette époque : Z)if sint die Bvrgman die je Lanifberg hœrent : her Kvonjman f e Ruost (Cunfo Rustarius?), Her Lutwig von Turinghein, Her Johans von Norgassen, Her Ruotlieb sin bruoder, Her Johans der Schultheiif von Kolmer, Her Volrich von Iljich, Hem Ruostheins svn von Morswilry Her Waliher von Kaiser sper g. Cf. Trouillat, t. III, p. 65.
La construction du château autrichien de Hohiandsberg paraît avoir amené l'abandon du château de Blicksberg, qui appartenait à TEmpire et qui, jusqu'à la fin du XIII'' siècle, semble avoir été Tune des résidences du grand bailli d'Alsace. Les Annales basil. (Pertz, Script, t. XVII, p. 200) mentionnent, sous la date du 23 septembre 1276, la mort au château de Blicksberg d'une fille du comte de Ferrette^ mariée au grand bailli Conrad- Werner de Hattstadt. Dans un diplôme inédit de l'empereur Frédéric II, daté de Haguenau, 17 mai 1220 (Arch. du Haut-Rhin, fonds de Pasris) il est question d'un Fridericus de Schowinburc (Schauenburg), alors défunt, noster ministerialis et procurator jn Blickisberc et jn Alsacia, C'est le plus ancien texte où figure ce château.
Avec l'abandon du Blicksberg coïncide sans doute le transfert au château de Hohiandsberg et à la maison d'Autriche d'une partie des droits qui compétaient à TEmpire sur la reichsvogtei de Kaysersberg, ou du moins une certaine confusion de leurs droits réciproques.
1 jour même où la ville de Colmar et le I bailli provincial s'emparèrent du Hohlands- I berg, le 6 décembre 1281, jour de Saint-Ni- ' colas, nous trouvons une concession d'une nouvelle partie de communal à la commanderie de Saint- Jean, à titre de bail héréditaire, qui nous donne le nom du prévôt qui avait succédé à Sigfrid de Gundolsheim : c'est Conrad de Kaysersberg. Ici encore le prévôt est assisté de douze conseillers, dont seulement quatre nobles contre huit plébéiens (i).
Les prévôts duraient peu. Une donation au profit des religieuses d'Unterlinden, datée de la veille de la Saint-Matthieu (20 septembre) 1282, et passée devant le prévôt et le conseil (2), nous montre en fonctions le fameux Walther, fils de ce Jean Rœsselmann tué en 1262, et dont le nom se retrouve parmi ceux des conseillers dans plusieurs actes antérieurs. La Chronique, en parlant de son institution comme ayant suivi l'élection de Rodolphe à l'Empire, commet une erreur manifeste (3).
1. Wir Cuonrat von Keisersperc, Schulthei^e ^e Kolmer, mit rate Heren Lvdewiges von Durenkein, Heren Hessen . von Kovnshein, Heren Volriches von Ilphe, Heren Walthers Schulthei^en, Si/rides Kussephenninges, Erlewines, Johannes VronevischerSy Meiger RvotliebeSj Johannes Hirsers, Johannes TrasianeSy Heinriches von Yebenshein vnd Schillinges des KremerSy die do des rates waren, und mit gemeinem rate der andern vnserre burger. Un diplôme , daté de Tannée 1282, à Wissembourg, donne l'approbation impériale à cette aliénation. (Archives du Haut-Rhin, fonds de la commanderie de Saint-Jean.)