‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 9 sur 64 · Ibidem, p. 2o · texte numérisé non relu

Ibidem, p. 2o

para de tous les bourgeois qui se laissèrent surprendre hors des murs. De son côté le prévôt fit prisonnier un noble de Ruest (Rustariutn) et un autre Nortgasse, seigneur de Kerzfeld. Cette situation ne pouvait longtemps durer. La ville se réconcilia avec son évêque, et dès le 25 juillet, jour de la Saint-Jacques, les églises furent rouvertes au culte, (i) Quand à Sigfrid de Gundolsheim, dont les entreprises paraissent avoir été la cause première de ces voies de fait, le grand bailli Othon d'Ochsenstein se transporta, en 1281, à Colmar et déposa le prévôt, à la grande satisfaction de ceux qu'il était censé avoir molestés (creditur perturbasse) (2). Mais la lutte ne discontinua pas pour cela. Les Annales mentionnent la mise en liberté de ce même noble de Ruest (Cun\o Rustarius) que Sigfrid avait emprisonné Fannée précédente ; mais un autre noble, Gontram de Girsberg, tomba dans une embûche qu'un de ses ennemis, l'ancien prévôt sans doute, lui avait dressée (3). Par contre Wernhcr Walch et Conrad de Nortgasse, qui figurent dans l'acte du 7 juillet 1278, comme membres du conseil, furent tués l'un et l'autre, le 24 juillet, par les Colmariens (4). Le nouveau château de Hohlandsberg, où l'ancien prévôt s'était réfugié, joua dans ces troubles sanglants un rôle conforme à sa destination : il fut assiégé par le grand bailli et par les bourgeois de Colmar, qui s'en emparèrent le jour de la Saint-Nicolas. (5) Cependant Sigfrid de Gundolsheim ne disparut pas

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