‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 12 sur 64 · Als. diflom.f t II, p · texte numérisé non relu

Als. diflom.f t II, p

Que l'abstention ait été volontaire ou forcée, il n'en est pas moins vrai que l'abaissement du parti noble coïncide avec les exactions auxquelles l'empereur et le bailli provincial soumirent la ville de Colmar et qui l'amenèrent à se soulever, le prévôt Walther à sa tête (i). De cet événement que je ne veux point raconter ici, il n'y a qu'un seul détail dont je crois devoir me servir: c'est que lors du siège, il ne paraît point que les nobles aient unanimement pris parti pour l'empereur contre la ville, puisque tous ceux qui étaient restés neutres durent participer à la contribution extraordinaire de deux mille deux cents marcs dont Rodolphe frappa la commune (2). On sait que les maisons religieuses furent appelées à parfaire cette somme (3). Nous possédons des réversales données par le prévôt et le conseil, le 8 des ides de mai (8 mai) au couvent d'Unterlinden, portant déclaration que l'imposition spéciale de soixante marcs à laquelle il avait été soumis, ne pourrait dans la suite servir à la ville de précédent pour frapper la communauté de nouvelles contributions (4).

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