Ibid.y p
4. Archives du Haut-Rhin, fonds d'Unterlinden. Voici dans quels termes ce documeat s'exprime sur la catastrophe à laquelle la ville venait d'échapper : Cuw olim ad placandam regiam maiestatem nobis offensant pariter et infestant opportuna suffragia quereremus, non solum in bona nostra ntanum misimus, uerum eciam Monasterijs et Ecclesijs que in nostro territorio sine banno fundoSy domos et predia possidebanty necessitate compulsi Tallias imposuimus contra antiquam consnetiidinem et Privilégia eorundem.
)A chute de Rœsselmann amena à la prévôté )un noble de Stammheîm, qui se prêta mieux j^aux exactions du roi des Romains, mais qui 'ne put fixer sa résidence à Colmar et qui pourvut à sa charge en en confiant la lieutenance à son beau-fils. Mais le parti vaincu ne désarma point. Walther expulsé prit à sa solde «douze serfs errants et mendiants, » si nous en croyons la Chronique (i), mais plus probablement douze plébéiens, comme lui exilés de Colmar. Dans la ville même, il comptait encore des partisans nombreux et influents, parmi lesquels il faut surtout remarquer le doyen du chapitre de Saint-Martin (2). Grâce à leur appui, la mort de Rodolphe devint le signal de la rentrée de Walther Rœsselmann, qui reprit de force les fonctions de prévôt. C'est à cet événement que se rapporte le meurtre du sire de Hunawihr, attribué par la Chronique à Rœsselmann (3), tandis que les Annales en accusent d'une manière générale les Colmariens (4), ainsi que l'expulsion des chevaliers de Nortgasse et d'IUzach et du noble de Ruest.
On n'est pas d'accord sur la date de la mort de Rodolphe. Zurlauben la fixe au 3o septembre 1291. Cependant si la rentrée de Rœsselmann à Colmar et le siège de la ville par l'évêque de Strasbourg, placé par les Annales après l'octave de la Nativité de la Vierge (i5 septembre) (5) ont eu lieu pendant