‹ Recherches sur la constitution de la commune à Colmar: augmentée des listesChapitre 18 sur 64 · I. Pertz, Script., T. XVfl. p · texte numérisé non relu

I. Pertz, Script., T. XVfl. p

nommés sont des nobles et, si nous admettons que le nombre des conseillers était encore de douze, il resterait dix chefs de tribus adjoints au conseil. Remarquons encore que dans cette liste rien ne désigne celui des officiers qui exerçait les fonctions de bourgmestre (i).

Il paraîtrait, d'après ce document, que les nobles qui ne formaient, en i283, que le tiers du conseil y étaient plus nombreux en i3o8. Il avaient sans doute regagné, à la suite d'échecs réitérés des corps de métiers sous Wahher Rœsselmann une partie du terrain perdu, à moins que les plébéiens, en obtenant l'entrée des zunftmestres dans le conseil, et en imposant le bourgmestre à la noblesse, ne lui aient accordé ce dédommagement, donnant ainsi le premier exemple d'une de ses sages transactions familières à nos ancêtres.

A double élection à l'Empire de Louis de Bavière et de Frédéric le Beau, en i3i4, fut l'origine d'ardentes divisions au sein de la commune. Chacun des deux élus y eut son

I. Wir Johans der Sckulthesse, der Meister, der Rat, als er mit Nammen hie nach geschriben stat: Johannes von Norgasserty Cuorv[eman jem Ruost, Wahher von Keisirsberg, Johans Ortlieb von Keisersberg, Jacob der Schedeler^ Johans Bernant, rittere; Wernher von Wittenhen, Burchartvon sant Diedaty Henrich Wollebe, Sifrid Rebeman, Hesse von Bebelnhen, Peter von Sunthoven, Wildung, Gerhard von Keisirsberg, Erlewin, Walther Kussephennig , Walter Tuering, Henrich Hohelin , Uellin von Woffenhen, Meier Luitolt, Ruodolf Vilinger vnd Johans Heselin, Meisterluite vnddie burger gemeinlich von Colmar,

parti. Mais Frédéric emporta longtemps la balance. Voici ranalyse des documents qui expliquent la double action de ces princes sur la cité:

En i3i5, le i3 des calendes d'avril (20 mars), à Stackmatten, Frédéric III confirma les privilèges, libertés, droits, franchises et bonnes coutumes que Colmar tenait de ses prédécesseurs, lui accorda à perpétuité les produits de VUmgeldy et Pexempta pour deux ans du tribut à TEmpire (i). Cette faveur précéda de peu de jours Farrivée de Frédéric à Colmar, où il prit des mesures analogues pour Kaysersberg et Tiirkhcim (2) et conféra, le 3i, le droit de bourgeoisie au chapitre de Saint-Martin (3). Frédéric séjourna encore à Colmar au mois de février i32i, et au mois d^avril i322 (4).

Son compétiteur, Louis V donne enfin à son tour signe de vie. Le 26 décembre de cette dernière année, à Ratisbonne, il accorde à un noble strasbourgeois, Hugues Schaub, une assignation de dejux cents marcs d'argent sur les juifs de Colmar (5) et la veille des nones de juin (4 juin) i323, à Nuremberg, il exempte les habitants, sur leur demande (ad requisitiones vestras supplices) du paiement du péage perçu à Deinheim (6). Il est à remarquer que ce

I. Archives de Colmar, CC, Umgeld. On sait que Tuingeld était un droit de consommation sur le vin, exigé des débitants.

. 2. Als. diplom., t. II, p. ii3.

3. Archives du Haut-Rhin, fonds de St.-Martin. Trouillat, qui reproduit ce diplôme, t. III, p. 218, lui donne par erreur la date du 22 mars. Il est du 2 des calendes d'avril.

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