Ibidem BB. Renouvellement du conseil des échevins
2. So geloben mr och den burgern von Colmery daj wir in dekeinen schultheijen geben svin, niwan der ein burger da si vnd och bi in gesejen si.
i concession en apparence considérable, puisqu'elle
c limitait le pouvoir du souverain dans le choix de
{ son représentant ; mais en octroyant aux bourgeois
i la faculté de posséder des fiefs, Rodolphe de Habs-
1^ bourg, comme landgrave d'Alsace, avait toujours
j le moyen de ne prendre le représentant de la commune que parmi les hommes-liges de la maison
d'Autriche.
En i347, nous avons vu Jean de Lichtenberg pro- ^ mettre au nom de l'empereur que, si le prévôt
j n'exerçait point sa charge personnellement, il ne
pourrait la concéder qu'à la ville (voyez p. 5i), et Charles IV approuver la promesse faite par son bailli provincial (p. 53). Seulement, le 17 octobre précédent, le lendemain de la Saint-Gall, à Toste, le même prince avait engagé la prévôté à Burcard Munch le jeune de Landskron, avec tous les droits utiles et honorifiques qui en dépendaient (i) ; pour rétablir l'office dans les conditions fixées par Rodolphe I", la ville dut le racheter à ses frais, pour le compte de l'Empire, le mardi après la Saint- Martin (i4 novembre) iSSy (2). Il n'en est pas moins vrai qu'à cette époque déjà, le prévôt, délégué de l'Empire dans la commune, semble n'avoir plus eu aux yeux de l'empereur son importance primitive. La longue anarchie qui marqua le milieu du siècle, fit sentir toutefois la nécessité de maintenir son action, et l'on se souvient que les mesures prises alors pour ramener l'ordre dans la cité, accordent au prévôt un rôle prépondérant. Cependant l'alliance de la Décapole avait fait des villes impériales d'Al-