I. Archives de Colmar, BB. Renouvellement du conseil des
Réunis en corps, comme lors des délibérations sur la réduction du nombre des tribus, les échevins formaient une sorte de grand conseil, dont l'avis était nécessaire pour passer outre à l'exécution des mesures importantes, et au concours duquel on faisait appel dans les situations difficiles. Ainsi à la fin du renouvellement de 1677, on lit cette mention :
«Cejourd'hui, il a été unanimement reconnu par
> le conseil des échevins: Attendu qu'on a eu des
> indices, et qu'il y a même actuellement un com-
> mencement d'exécution d'un projet tendant à dé-
> pouiller Colmar et d'autres villes du grand-bailliage » de leurs libertés, l'avis des échevins est que l'unique » voie de salut, c'est la concorde et, pour assurer
> le maintien des franchises, les échevins se joignent
> à leurs seigneuries du magistrat et du conseil, prêts
> à leur sacrifier leur corps, leur sang et leurs biens, » en tant que la défense de la liberté commune » l'exigera (i).
L'autre point qui demande des éclaircissements, c'est l'élection du prévôt.
Dans le statut municipal de 1278, l'empereur avait déjà promis de ne conférer la prévôté qu'à un bourgeois résidant à Colmar (2). C'était là une
échevins. — Le voisinage des morts semble avoir imprimé un caractère plus auguste aux actes publics. Du moins trouve-t-on à Colmar des notaires instrutnentant < au cimetière, à la droite de Téglise de Saint-Martin. » (Archives de Colmar, AA. Vidimus collectifs de diplômes impériaux, transcription du i5 janvier 1429.