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dans les eaux polluées, par les déjections humaines ou animales ; c’est d’ailleurs l'hôte habituel de l'intestin ; son action sur les nitrates est moins marquée que celle de l’Eberth, mais il convertit rapidement à une température favorable les hydrates de carbone en acides gras, avec production de gaz carbonique et d'hydrogène.
Il semble donc a priori que l’action de la chaleur sur une eau impure devrait avoir pour conséquence un dégagement gazeux, composé d’azote, si l’Eberth domine, mais le plus souvent d'acide carbonique et d'hydrogène, à cause ce la fréquence du coli-bacille.
Cependant l’expérience ne confirme pas cette conclusion, au moins dans la grande majorité des cas ; toutefois avec les eaux très chargées en matières organiques, il se produit quelques bulles gazeuses qui se réunissent à la surface, sous le voile mycélien, qu’elles soulèvent irrégulièrement. L'absence de gaz tient à la petite quantité de matière organique en solution et non à celle des bactéries, car il suffit d'ajouter du glucose pour le voir apparaître.
Cela posé, si l’on envisage une eau contaminée contenant des nitrates, un peu de matière organique, des microrganismes parmi lesquels l’espèce dominante est le coli, l’hydrogène qui provient de la fermentation réduit les nitrates, forme de l’eau et de l’ammoniaque ; ces composés étant solubles, aucune manifestation extérieure ne se produira. L’indice de pollution risquerait de passer inaperçu, s’il n’exisfait une relation facile à concevoir entre la rétrogradation des nitrates, l’augmentation de l’azote organique, la production ou le déchet d’ammoniaque, et la pureté des eaux, non seulement en bactéries, mais aussi en matière organique.
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Détermination de la rétrogradation des nitrates. — Cette recherche comprend le dosage immédiat de l’ammoniaque libre et des nitrates; celui de l’azote organique fait l’objet d’une opération déjà décrite ; ensuite, la même série de déterminations pratiquées sur l’eau chauffée à 41-42° pendant quarante-huit heures.
On filtre sur un double filtre Schleicher l’eau à analyser, on prélève 100 c.c. auxquels on ajoute 1 c.c. de lessive de soude bouillie; après séparation des bases terreuses, on dose directement l’ammoniaque selon Nessler.
Vingt-cinq c.c. d’eau sont évaporés au bain-marie ; le résidu sec est repris par 5 à 6 c.c. d’eau distillée, on filtre, le liquide clair est amené à siccité, sur la partie solide, les nitrates sont déterminés colorimétriquement, après transformation en picrate d’ammoniaque.
Si l’on connaît la proportion d’azote organique, on possède tous les éléments de la première opération, il ne reste qu’à ramener tous les résultats au litre.
La deuxième partie comprend, ainsi qu'il a été dit, la même série de dosages pratiqués sur l’eau chauffée.
On remplit d’eau à analyser un flacon à l’émeri de la capacité de 1 litre, préalablement rincé à l’acide sulfurique et à l’eau distillée ; on le porte à l’étuve chauffée à 41-42° ; après quarante-huit heures de séjour, on procède au dosage de l’ammoniaque libre et des nitrates par les procédés indiqués, le reste de l’eau sert à la détermination de l’azote organique ; il est additionné de 20 c.c. de réactif barytique. Le précipité est traité selon la méthode générale, c’est-à-dire épuisé par le carbonate de potassium, la solution alcaline est évaporée à siccité, la matière organique détruite par l’acide sulfurique, l’ammoniaque qui résulte de ce traite-