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RÉTROGRADATION DES NITRATES

La rétrogradation des nitrates, ou leur disparition plus ou moins complète, est intimement liée à la vie bactérienne ainsi qu’à deux ordres de réactions différents.

Dans le premier, une cellule végétale vit et se développe ; comme les autres végétaux, elle tire des nitrates la majeure partie de lazote nécessaire à ces fonctions ; par là, elle provoque leur disparition, ou mieux la transformation de lazote minéral en azote organique.

Dans le second, cette même cellule excrète des diastases qui déterminent la dislocation des composés chimiques en solution ; dislocation le plus souvent suivie de dégagements gazeux.

En effet, les sources les plus fréquentes de pollution des eaux, sont les eaux d’égout et de surface, les infiltrations de fosses d’aisances ; toutes charrient des microorganismes de l'intestin, parmi lesquels se trouve en abondance le coli et ses variétés, parfois l’Eberth.

Le bacille d’Eberth est doué d’une action très marquée sur les nitrates ; les recherches de MM. Hugounengq et Doyon, de M. Grimbert, nous ont montré que le dit bacille les transformait en nitrites, qui par une réaction bien connue sur les composés amidés, ou sur l’ammoniaque, produit un dégagement d’azote. Cette production de gaz azote ne se manifeste pas dans les cas ordinaires, mais on observe fréquemment un léger déchet d’ammoniaque dans les eaux fortement souillées, comme celles des égouts, lorsqu'on les maintient à 41-42°, un temps suffisant.

Le coli-bacille et ses variétés est l’espèce la plus répandue

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