INTRODUCTION
La forme primitive de l’eau est la pluie ; dans sa chute à travers l’atmosphère, elle dissout les gaz qui composent l’air respirable ; arrivée à la surface du sol elle subit trois destinées différentes.
Une partie retourne à l’atmosphère par évaporation, une autre chemine à la surface du sol, gagne le cours d’eau voisin, puis la mer; la troisième pénètre dans les profondeurs de la terre, jusqu’à ce qu’elle rencontre une couche imperméable, où elle s’accumule, engendre une nappe souterraine, et de là, par un chemin détourné, vient sourdre à la surface et constitue une source. La première forme intéresse peu l’hydrologie, mais il n’en est plus de même des deux autres, surtout de la seconde, dont nous nous occuperons particulièrement.
Dans son trajet à la surface du sol, avant d’avoir rejoint le cours d’eau, l’eau a été en contact avec toute sorte de détritus, représentés par les déjections humaines et animales, les déchets et les résidus de la vie ; malgré ces conditions défavorables elle joue un grand rôle dans l’alimentation des populations en eaux potables.
H, Causses. il
L'eau ainsi chargée des matières organiques qu'elle à rencontrées sur sa route, arrive dans la rivière, elle roule en même temps du limon, essentiellement représenté par de l’argile ou silicate d’alumine.
Dès qu’elle est en présence des sels calcaires et magnésiens contenus dans l’eau, un échange se produit. Le silicate forme des combinaisons terreuses insolubles, qui se déposent, entraînent les substances en suspension. Le tout se réunit au fond, constituant un amas plus ou moins volumineux désigné sous le nom de vase ; tandis que l’eau qui le surnage s’est éclaircie, mais retient en solution la partie soluble des matières organiques.
Dans la vase la matière organique représentée par des graisses, des substances albuminoïdes et des hydrates de carbone, est en presque totalité absorbée par les végétations aquatiques, ou bien subit des fermentations anaérobies diverses, qui se manifestent par des dégagements gazeux.
La matière albuminoïde attaquée par les enzymes et les bactéries, est scindée en composés, dont la connaissance nous ramènera aux phénomènes de la digestion intestinale des matières albuminoïdes.
Bien que la constitution des susbstances protéiques nous soit inconnue et que nous ignorions le mode de groupement des cinq atomes qui composent d'ordinaire leur molécule, savoir : carbone, hydrogène, azote, oxygène, soufre, on admet généralement qu’elles représentent une amide complexe de la série grasse, greffée sur un noyau aromatique.
Sous l'influence de l’eau agissant par sa masse seule ou aidée du concours des enzymes, la matière albuminoïde est d’abord hydrolysée, le soufre se détache de la molécule, à l’état d'hydrogène sulfuré, les amides sont en partie hy-