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RAPPORTS ENTRE LES SYMPTÔMES ET LES LÉSIONS ANATOMIQUES

k se * £ Nous allons commencer par donner les observations Det cliniques recueillies sur les cas de contusion rétro-oculaire. | ME Nobs pourrons ainsi nous rendre compte des symptômes DES observés chez l'homme dans cette lésion, et voir ensuite les SE rapports qui existent entre eux et les lésions anatomiques relevées dans la contusion rétro-oculaire.

D Obervañon Il

PS: = RE + (Bulletin de la société de chirurgie 1878, M. Cr MRC PRET, = ARR ex

= = = 3 : Sd F

En bee 1878, un miatelot de la Bretagne, en faisant ee | l'exercice du bâton, reçoit un coup de pointe dans le cul- decn sac palpébral, en et en dehors. À son entrée à l'hôpital, on constate une ecchymose, de l’exophtalmie, de la mydriase ER à et: un léger strabisme divergent. La vision était complètement abolie. A l’examen ophtalmoscopique, pratiqué deux jours RE | après son entrée, on constate l'intégrité des milieux et des : STORE membranes ; on note seulement un petit extravasat t sanguin au pourtour A la papille.

Malgré er traitement employé: sangsues à la ps appli

2% — a cations réfrigérantes, calomel à l’intérieur; plus tard, courants continus et injection hypodermique de strychnine, la cécité unilatérale resta définitive. Les signes manifestes de l’atrophie de la papille ne se montrèrent que six semaines après l'accident. La pupille, pendant plusieurs mois, resta un peu plus dilatée que du côté sain. :

Observation 1V. A0 >

(Bulletin de la société de chirurgie 1878, M. Cras.)

En décembre 1874, un matelot du Borda, faisant des armes avec un fleuret boutonné, sans masque, reçoit un coup droit vers l’angle interne de l'œil, dans le cul-de-sac palpébral inférieur: un petit lambeau de la paupière inférieure avait été décollé. et s'était rétracté vers le nez. L’exorbitis est considérable, l’œil est immobile, la tension oculaire est manifestement augmentée, la papille est dilatéeau maximum, la vision est absolument abolie de ce côté.

Le blessé est examiné deux heures après l’accident.Le plus

grand soin est apporté à l'observation ophtalmoscopique. On note la parfaite intégrité des milieux, l’absence de toute déchirure des membranes ; le seul signe remarquable est un pouls veineux très net.

On pratique la réunion du lambeau à l’aide de fils d'argent et on se borne à des applications réfrigérantes. Peu à peu, lexophtalmie disparut, la tension du globe diminua, la pupille reprit ses dimensions ; mais la cécité unilatérale persista et, au bout de quatre semaines, des traces manifestes dou papillaire commencèrent à paraître. —

Observation V.

Ë PU (Bulletin de la société de chirurgie 1878, M. Gras).

Un gendarme, occupé à astiquer son fourniment, avance brusquement la tête pour voir passer une musique Hire et heurte violemment, par l'angle internede l’œil gauche, la tête d’un clou à demi enfoncé. La cécité unilatérale fut produite immédiatement. À son entrée à l’hôpital de la marine, où pendant les premiers jours il fut soigné par M. le professeur Auffret, on nota: l’exophtalmie, la mydriase,

l'augmentation de tension du globe avec intégrité des milieux __ et des membranes sans plaie extérieure, sauf une légère érosion de la conjonctive. La vision resta définitivement

- abolie. M. le professeur Cras a observé ce gendarme à diverses reprises: les traces de dégénérescence du ss

optique commencèrent à se produire au bout de 4 à 5 © semaines, rte Res

4 > me a Les - :

24 ê Observation VI. re

(Recueil d'ophtalmologie, page 655, N°11, 1885. Vilmain).

En: Sa se présente à Ja nique du douceur Galozowsky avec une atrophie complète de la papille de l’œil droit. Cette atrophie était survenue à 2 suite d’un SOuP de baguette, reçu

LOGE à l'angle interne de l'œil droit, en faisant de l'escrime sans masque.

Cet œil présentait aussi les traces d’une ancienne hémorrhagie. L'auteur pense qu’il s’agit là d’une lésion du nerf optique dans le trou, probablement parune esquille provenant des parois fracturées. Quant à l’hémorrhagie, il pense qu'il s’agit d’une hémorrhagie par contre-coup; ces hémorrhagies n’entraînent pas la cécité d’une façon inéluctable. Il rapporte à l’appui une observation de malade présentant une hémorrhagie de la macula, suite d’un traumatisme, et dont la vision fut conservée.

Nous avons signalé plus haut, dans nos expériences, cette hémorrhagie par contre-coup, et nous avons également rappelé à ce sujet l'opinion de Berlin.

< Observation VIT.

M. Michel, dans les Annales d’oculistique, t. 87, rapporte deux cas d’amaurose unilatérale à la suite d’une contusion.

L’atrophie de la papille était nette au bont de quelques

semaines, mais déjà constatables vers le quinzième jour.

Observation VII.

Nieden a observé au bout de 14 heures, à la suite d’une contusion violente du globe oculaire chez un employé du chemin de fer, une coloration blanche totale du nerf optique, avec disparition des artères, développement léger des veines et amaurose.

Moon rapporte ün cas d’ Moblie papillaire, à la suite d’une petite plaie à l’angle interne de l'orbite gauche, par un tire- - bouchon. L'instrument avait pénétré à une ee d’un centimètre seulement ; la blessure s'était cicatrisée au bout __ de quelques jours. La one de la vision avait été immédiate.

Observation IX.

(Recueillie dans le service de M. Cras, salle 5, Bresl).

LS

Au commencement de l’année 1885, un prévôt du 2° régiment d'infanterie de marine, étant occupé à donner une leçon d'escrime, sans masque, fut atteint, à l'angle interne de T'œil droit, par l’extrémité boutonnée du fleuret de son adversaire. Le lendemain, le malade fut dirigé sur lhôpital maritime, dans le service de M. le professeur Cras (salle 5). A son entrée, on constate un exorbitis très marqué, une tension intraoculaire considérable et une dilatation très notable, de la pupille. L’ examen ophtalmoscopique, pratiqué par M. Cras, dénote l'intégrité des milieux et des membranes. F Une légère érosion de la cornée existait à la partie interne, un peu en avant du limbe scléro- cornéen, au point où avait D porté l'extrémité du fleuret. Le malade est atteint d’un degré : assez usé destrabisme interne. La cécité fut produite instan- tanément. Au bout d’un mois apparurent, à l'examen ophtal- moscopique, les premiers signes de l’atrophie de la papille.

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