Partie enroulée de la coquille seule connue
Ombilic petit.
Bord externe large, peu convexe.
La coquille est ornée, au commencement du premier tour, de côtes fines, flexueuses, obliques en avant, mal indiquées sur la région interne des flancs qui est à peu près lisse. De distance en distance, à des intervalles réguliers, on en voit une plus forte, plus saïllante, termmée sur le pourtour externe par un pet tubercule arrondi et aboutissant sur la ligne siphonale à un autre tubercule de même valeur que les premiers. Vers le milieu de la coquille, on voit apparaitre entre ces côtes principales une et plus tard deux autres portant également trois tubercules ventraux : ces dernières sont un peu moins fortes que les principales et sont surtout marquées sur la région externe; mais vers la fin du dernier tour, elles augmentent de valeur et acquièrent la même importance.
Cloisons. — Formées de chaque côté de quatre lobes et de quatre selles à termimaisons paires.
Observations. — La ligne suturale, le mode d’ornementation et l'allure de cette ornementation rappellent tout à fait les caractères spéciaux aux coquilles des scaphites. Je crois donc devoir considérer Am. Verneuili comme le jeune d’un scaphite dont la hampe et la crosse sont mconnues.
Je me borne à indiquer lanalogie de cette forme avec Ammonites nodifer,
Hagenow (1843, Monographie der Rügerischen Kreideversteinerung. HT, Abtheil. Jahrbuch für Mineralogie, p. 365, pl. IX, fig. 19).
EXPLICATION DES FIGURES
4 Planche XXVI.
Fig. 2°. — Individu (collection de la Sorbonne) vu de côté, ayant servi de type à d'Orbigny pour la définition d’Am. Verneuili.
Fig. 2. — Le même, vu du côté ventral.
Genre ANCYLOCERAS. D'Orgreny.
ANCYLOCGERAS(?) DOUVILLÉI. A. ps GRossouvRE, n. Sp: (PL XXXV, fig. 8.)
1872. Hamites, cf. angustus. Dixon, Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p.106, pl. XXXII, fig. 6 et 7.
Coquille déroulée.
Section des tours subogivale.
Bord ventral tranchant, portant une série de dents fortement saillantes et un peu rejetées en arrière.
La coquille est ornée de côtes simples, peu élevées, arrondies, légèrement arquées, obliques en arrière, et venant aboutir aux dentelures ventrales, à une petite distance desquelles elles portent de petits tubercules transverses.
Cloisons. — Ligne suturale très découpée, composée de lobes et de selles à terminaisons paires.
l'ig. 88. Fig. 89.
a | Ar s Meg
Ancyloceras (?) Douvilli (gros —3), Section des tours. d’après l'échantillon représenté pl. XXXV, fig. 8.
Observations. — Je crois pouvoir rapporter à cette espèce l'échantillon des
marnes de l’'Emscher, de Stoppenberg près Essen, rapproché par M. le doc-
SCAPHITES. 255
teur Schlüter d'un céphalopode déroulé de la craie blanche du Sussex qui avait été figuré par Dixon sous le nom d'Hamuites angustus (1850, Geol. of Sussex, p.350, pl. XXIX, fig. 10), assimilation qui ne me parait pas fondée. La figure de Dixon est d’ailleurs imsuffisante à tous égards pour préciser son type.
L'espèce de la craie de Villedieu que je viens de décrire habite les couches moyennes de cette craie, caractérisées par Ostrea auricularis et Mortoniceras Bourgeoisi.
Echantillons examinés. — Trois (collections Le Mesle et À. de Grossouvre) de la zone moyenne de la craie de Villedieu, carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXXV.
Fic. 8. — Fragment d'un individu (collection A. de Grossouvre) vu de côté. Couches à O. auricularis de la partie moyenne de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
CONIACIEN SANTONIEN CAMPANIEN