RIEUR
PHYLLOCERATIDÉS.
Desmoceras ponsianum, n. sp — pyrenacum, n. sp — ‘Stobæi, Nilsson, sp Puzosia hernensis, Schlüter, sp — Le Marchandi, n. sp — corbarica, n. sp Pachydiseus galicianus, E. Favre, sp...
Kæneni, n. sp Levyi, n. sp Sayni, n. sp à Oldhami, Sharpe, sp...
Launayi, n. sp isculensis, Redtenbacher,sp.
Jeani, n. sp Linderi, n. sp Carezi, n. sp Cayeuxi, n. sp...
Brandti, Redtenbacher, sp.
Canali, n. sp Sturi, Redtenbacher, sp...
Lundereni, n. sp dülmensis, Schlüter, sp. subrobustus, Seunes colligatus, Binkhorst, sp. .
van den Broecki, n. sp...
neubergicus, v. Hauer, sp.
perfidus, n.s golevillensis, d'Orb., sp...
Schlüteria Pergensi, n. sp — Rousseli, n. sp — velledæformis, Schlüter, sp.
— Larteti, Seunes, sp Hauericeras Gardeni, (Baïly) Favre, sp.
en pseudogardeni, Schluter, sp.
Fayoli, n. sp — Welschi, n. sp
Ne Ke
Ke KKK- - KKKKKK
LYTOCERATIDES.
Lytoceras Sicardi (), n. sp Gaudryceras mite, v. Hauer. sp... ....
—— Rouvillei, n. sp..........
lüneburgense, Schlüter, sp.
planorbiforme, J.Bôhm , sp.
KKX <= >
() Voir la note, p. 224.
[I [#r] ee]
Genre SCAPHITES. Parkinson.
Ce groupe d'espèces, dont la spire est partiellement déroulée, a été considéré par Neumayr comme dérivant'des Perisphinctes, à cause de la forme et de l’ornementation des aptychus que l’on a rencontrés chez quelques mdividus : il les a rattachés aux Holcostephanus.
D'autres paléontologistes les ont rapprochés des Lytoceras en raison de leurs lobes et selles bifides, mais, comme l'a fait observer M. Douvillé, la présence de tubercules sur la coquille parait exclure toute: parenté entre ces deux
genres.
Fig. 87.
AU 7j
ie DEN
Scaphites, sp. (gros.— 12) (), d'après un échantillon des environs de Sougraignes (cliches de M. Nickles).
Contrairement aux opinions précédentes, M. Douvillé est d'avis que le plan général des cloisons des Scaphites doit les faire placer dans la famille des Pal chellidés ; 1 signale lanalogie de certains de leurs jeunes avec Stoliczhaia dispar.
Il résulte de là que les Scaplutes doivent être classés dans la famille des Acanthoceratidés, telle que je l'ai défime plus haut : c’est une conclusion qui me parait très acceptable et qui semble encore confirmée par le mode d’ornementation spécial à ce groupe.
Les Scaphites comprennent donc des formes qui, dans le jeune âge, res-
(I est intéressant de remarquer que, dans cette cloison, le deuxième lobe latéral semble être à terminaison impaire; quand la coquille atteint une taille plus grande, il se termine par deux lobules et prend tout à fait l'aspect du premier lobe. La même observation peut être faite sur la cloison de Gaudryceras Rouvillei (voir fig. 86, p. 228); chez cette espèce, la terminaison des lobes latéraux ne devient bien nettement paire qu'à partir d'une certaine taille.
Cette différence d'aspect des cloisons dans le jeune et dans l'adulte pourrait donc induire en erreur dans certains cas.
SGAPHYTES. 239
semblent assez à Stoliczkaia dispar, sont à ombilic étroit, à tours embrassants, arrondis sur le bord externe, ornés de côtes simples se multipliant sur la région externe des flancs, soit par intercalation, soit par bifurcation. Le dernier tour se sépare des autres, présente une partie rectiligne (hampe), puis se recourbe en fer à cheval (crosse) de manière que la spire d’enroulement fait face à la bouche; cette dernière est ordmairement un peu contractée, munie d’une apophyse ventrale, d’apophyses dorsales et parfois d’oreullettes latérales.
Sur la hampe et la crosse, l’ornementation se modifie souvent et devient tuberculeuse; ce caractère est surtout accentué chez les formes les plus récentes.
SCAPHITES MESLET. A. pe GROSSOUVRE, n. sp.
(PI. XXXIT, fig. 4 et 7.)
Coquille assez épaisse.
La partie enroulée montre des côtes droites, radiales, qui se bifurquent sur le bord externe et passent sur le contour ventral sans s'interrompre entre elles il s’en intercale d’autres qui n'existent que sur la région externe des flancs et ne descendent pas plus bas que le point de bifurcation des premières. Vers l'extrémité du dernier tour, celles-ci s’espacent peu à peu et le omente beaucoup.
Sur la hampe, les côtes ombilicales sont fortes, très espacées, surélevées
nombre des côtes externes correspondantes au
sur le bord interne en un tubercule pincé, allongé dans le sens longitudinal, et se terminent sur le bord externe par un tubercule transverse; ces tubercules cessent de se montrer avant l'extrémité de la crosse.
Les échantillons que j'ai pu examiner montrent quelques différences entre eux au point-de vue .de l’ornementation : les côtes notamment peuvent être : plus ou moins nombreuses et plus ou moins serrées sur la région ventrale de la hampe et de la crosse.
Observations. — En 1850, d'Orbigny a donné le nom de Scaphites Geinitzi a une espèce « voisine de Scaphiles æqualis, mais pourvue de plis tuberculeux externes » (Prodrome de paléontologie strahgraphique, IT, 27° étage, Sénonien, n° 58, p. 214). I la cite de Villedieu (Loir-et-Cher), Dresde et Strehlen.
Les formes figurées sous ce même nom, soit par M. le docteur Schlüter, soit par MM. Fritsch et Schlôünbach, constituent un type assez différent de
celui que l'on trouve dans la craie de Villedieu. Elles appartiennent pour la plupart à l'étage turonien; en France, le nom de Scaphites Geinitzi à aussi été appliqué à l'espèce de la craie à Micraster breviporus du nord du bassin de Paris.
Comme il n’est pas possible de définir avec précision l'espèce de d'Orbigny en remontant au Scaphiles æqualis, Gemitz, cité en synonymie, à cause de l'insuffisance de la figure que l'on trouve dans l'ouvrage de ce savant, je considérerai le nom de Scaphites Geinilzi comme s'appliquant à l'espèce turomienne, précisée par les descriptions et figures de M. le docteur Schlüter et de MM. Fritsch et Schlônbach, et je donne en conséquence un nouveau nom à celle de la craie de Villedieu.
Rapports et différences. — Scaphites Meslei présente quelques analogies avec Scaphites Geinitzi, Schlüter, du Scaphiten-Pläner de la Westphalie, et notamment avec l'échantillon représenté pl. XXIIF, fig. 13. Il s’en distmgue par des côtes beaucoup plus écartées et moins nombreuses sur la hampe et par la présence de tubercules externes à leur extrémité. Il est aussi proportionnellement plus épais.
Échantillons examinés. — Deux (collection À. de Grossouvre) des calcaires durs formant la base de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture, et carrière des environs de Lavardin (Loir-et-Cher).
Deux autres (collection Réjaudry) des couches de l’assise L! de M. Arnaud. Environs de Jonzac (Charente-Inférieure).
Planche XXXII.
Fic. 4%, — Individu (collection A. de Grossouvre) vu de côté : une partie du dernier tour de spire a été enlevée pour montrer les premiers tours. Calcaires durs de la partie inférieure de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fic. 4. — Le même, vu du côté ventral.
Fic. 7°. — Individu (collection A. de Grossouvre) vu de côté. Calcaires durs de la partie inférieure de la craie de Villedieu. Environs de Lavardin (Loir-et-Cher).
F1. 7°, — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES. 201
SCAPHITES LAMBERTI. À. pe GROssOUVRE, n. sp.
(PL XXXIT, fig. 1 et 5.)
1872. Scaphites Geinitzi, d'Orb., var. binodosus. Fritsch et Schlônbach, Cephalopoden der bôhmischen Kreideformation, p. 43, pl. XIV, fig. 13.
Je distingue sous ce nom une espèce assez voisine de la précédente, mails qui s'en sépare par la forme des tubercules externes de la hampe et de la crosse, arrondis au lieu d’être transverses; les côtes qui réunissent les tubercules ombilicaux aux ventraux sont droites au lieu d’être flexueuses.
Elle me parait bien correspondre à celle de la craie de Bohème que MM. Fritsch et Schlônbach ont distinguée sous le nom de Scaphites Geinitzi, d'Orb., var. binodosus, Rômer.
Gisement. — En Touraine, dans la couche inférieure de la craie de Villedieu. En Aquitaine, dans le coniacien moyen. En Bohème, dans les Chlomeker-Schichten des environs de Jungbunzlau et de Leneschitz, et dans les rognons de sphérosidérite des Priesener-Schichten de Priesen.
Échantillons examinés. — Deux (collection Le Mesle) de la craie de Villedieu (Loir-et-Cher).
Deux autres (collection Réjaudry) de l'assise L! des environs de Jonzac (Charente-nférieure).
EXPLICATION DES FIGURES
. Planche XXXII.
Fic. 1. — Fragment d’un individu (collection Le Mesle) vu de côté. Calcaires durs de la partie inférieure de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fic. 5°. — Fragment d’un individu {collection Le Mesle) vu de côté. Calcaires durs de.la partie inférieure de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fc. 5?. —— Le même, vu du côté ventral.
IMPNIMENLE NATIONALE.
SCAPHITES POTIERTI. À. pe GROSSOUVRE, n. sp.
(PL. XXIE, fig. 3.)
Coquille médiocrement épaisse.
La partie enroulée montre des côtes serrées, flexueuses, se multipliant sur le bord externe. Les côtes principales sont légèrement renflées et surélevées vers le point de bifurcation. Sur la hampe, les côtes principales s’effacent sur la région interne des flancs et persistent seulement sur le pourtour externe, où elles se terminent par de légers tubercules à peu près ronds, qui disparaissent un peu avant l'extrémité de la crosse. Sur la région ombilicale, deux tubercules internes se montrent sur la hampe, au-dessous du coude de la crosse, et se relient aux externes par une ou deux côtes peu nettes.
Cette espèce se distingue facilement des précédentes.
Gisement. — L'échantillon unique examiné (collection du Musée d'Angers) vient des calcaires durs de la base de la craie de Villedieu, carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher) W.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXII.
Fig. 3°, — Individu (collection du Musée d'Angers) vu de côté.
Calcaires durs de la partie inférieure de la craie de Villedieu; carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher). |
Fi. 32, — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES ARNAUDI. A. De GROSSOUVRE, n. sp.
(PL XXXU, fig. 8.)
Coquille peu épaisse, ayant dans son ensemble une forme elliptique assez régulière. | |
Flancs presque plats ; bord externe convexe.
La coquille est ornée de côtes serrées, arrondies, falculiformes, tantôt peu marquées sur le bord interne, tantôt y présentant un tubercule à partir
® Je viens de recevoir de M. Eberhard Fugger le moulage en plâtre d'un échantillon de cette espèce provenant des couches de Glaneck, près Salzbourg.
SCAPHITES. 943
duquel elles s’infléchissent en avant; plus accentuées sur la région externe, où elles rebroussent en arrière et où elles donnent naissance à deux ou trois pettes côtes assez fortement infléchies en avant et passant à peu près normalement sur la région ventrale. Toutes les côtes sont légèrement atténuées vers les deux tiers de la hauteur des flancs.
L'ornementation varie peu jusqu’à l'extrémité de la coquille; le bord de la bouche est précédé d'un étranglement et d'une saïllie peu prononcés et possède une languette latérale, comme celui de Scaplates aurilus, Schlüter.
Scaphites Arnaud diffère de Sc. auritus, Schlüter, du Cuvieri-Pliner de Westphalie, par ses côtes plus flexueuses, plus falculiformes et bifurquées plus près du bord externe. I diffère par les mêmes caractères de Scaphites
auritus, Fritsch et Schlônbach, des Priesener-Schichten de Bohème.
Gisement. — Scaphites Arnaudi habite les couches moyennes de l'étage
coniacien de l’Aquitaine.
Échantillons examinés. — Deux échantillons : l’un (collection Arnaud) de l'assise L! des environs de Miremont; l'autre (collection Réjaudry) de lassise L! de Samnt-Simon-de-Jonzac (Charente-Inférieure).
Planche XXXIL.
Fi. 8. — Individu (collection Réjaudry) vu de côté. Etage coniacien : assise L' de M. Arnaud. Saint-Simon, près Jonzac (Charente-Inférieure).
Fic. 82. — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES FRITSCHI. À. DE GROSSOUVRE, n. sp.
1872. Scaphites auritus. Fritsch et Schlônbach, Cephalopoden der bôhnuschen Kreide, p. 44, pl. XI, fig. 9, 12, 14, 15; pl. XIV, fig. 12.
Le Scaphites auritus de Bohème diffère de celui de Westphalie par ses côtes moins flexueuses et plus écartées sur la région interne des flancs; le même nom ayant été donné simultanément à ces deux espèces différentes, je propose une nouvelle dénomination pour la première : elle appartient d’ailleurs à un niveau plus élevé que l’autre.
24h LES AMMONITES DE LA CRAIE SUPÉRIEURE.
SCAPHITES HAUGE A. DE GRossOuvRE, n. Sp.
(PL XXXI, fig. 5.)
Coquille médiocrement épaisse, de forme ovale, peu allongée. Flancs presque plats, bord externe peu convexe. Les tours intérieurs sont ornés, sur’les flancs, de côtes radiales, presque droites, assez serrées, assez fortes, s'accentuant progressivement de lombilic jusqu'au pourtour externe, où elles se terminent par un tubercule arrondi. Au commencement de la hampe, elles s’espacent peu à peu, et sur la partie supérieure on ne trouve plus que de vagues ondulations partant de deux gros tubercules arrondis situés sur le bord interne et se terminant sur le bord externe par de gros tubercules transverses très saillants. La région ventrale ornée sur les prenniers tours de côtes fines, serrées, légèrement infléchies en avant, est à peu près lisse sur la hampe et ne redevient costulée que sur la crosse. Cette espèce est voisme de Scaphites binodosus, Schlüter (Loc. cit., pl. XXIV, fig. 4 à 6) ; mais ce dernier se distingue par la présence d'une série de tubercules assez nombreux sur le bord interne des flancs de la hampe et de la
crosse.
Gisement. — Le seul échantillon examiné provient de l’assise P3 de M. Ar-
naud. Tauillard (Charente).
EXPLICATION DES FIGURES. , Planche XXXI.
F 16. 5°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté. e Partie inférieure de l’assise P° de M. Arnaud. — Tauillard (Charente).
1e: 5P, - Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES HIPPOCREPIS. Monrow, sp.
(PL. XXII, fg. 2 et 35 pl XXXV, Big. 6; pl XXXVIL, fig. 3.) Ammonites hippocrepis. Dekay, Annals of the New-York Museum, vol. I, pl. V, fig.
1834. Scaphites Cuviéri. Morton, Synopsis of the org. rem. of the crel. group of the U. S., p. ji pl. VIT, fig. 1.
ï SCAPHITES. 2115
1876. Scaphites Guvieri. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p.162, pl. XLIF, fig. 1 à 3. 15 1889. Scaphites hippocrepis. Holzapfel, Die Mollusken der Aachener Kreide, p. 62, pl. V, fig. 3.
Coquille assez épaisse, elliptique.
Flancs peu convexes, se raccordant graduellement avec le contour externe.
La coquille, dans la partie enroulée, est ornée de côtes radiales, peu marquées sur la région interne des flancs, s’accentuant progressivement jusqu’au point de bifurcation situé sur le pourtour externe; le bord ventral porte des côtes plus nombreuses, fines et serrées.
Les flancs sont presque lisses sur la hampe et sur la crosse; on voit seulement au-dessus du coude de la crosse deux forts tubercules plus où moins allongés, accompagnés parfois dans la région médiane d’un ou deux autres plus faibles; sur le pourtour externe règne une série de tubercules presque ronds, continués parfois sur les flancs par des côtes obseures très courtes. [ls commencent à la partie inférieure de la hampe et se continuent d’une mamère à peu près régulière jusqu'à l'extrémité de la crosse. Les côtes qui ornent le bord ventral disparaissent souvent vers le milieu de la hampe, pour
reparaitre à son extrémuté et persister sur toute la crosse.
Observations. — D'après Morton, ce scaphite aurait été prinutivement décrit par Dekay sous le nom d’Ammonites hippocrepis; aussi a-t-il abandonné le nom de Cuviert qu'il avait proposé d'abord pour cette forme et l'a remplacé par le précédent.
M. le docteur Schlüter a représenté plus tard, en 187 6, deux individus de cette espèce bien conformes à la figure de Sc. Cuviert on par À Morton.
Plus récemment, M. ie docteur Han a aussi figuré cette espèce d'après un échantillon des grès glauconieux à Actinocamax quadratus des envi-
rons d’Aix-la-Chapelle.
Gisement. — Sc. hippocrepis caractérise les couches inférieures de létage campanien et principalement la zone d’Act. quadratus.
M. Lasne a recueilli un fragment de cette espèce, bien reconnaissable, , dans la craie grise phosphatée des environs de Beauval (Somme).
Elle n’est pas rare en An dans les couches supérieures de l’assise P! de M. Arnaud. DU
M. le docteur Schlûüter la signale de Les couches à Act: quadratus de
Lochtum, près Vienenburg, sur le versant Nord du Harz, et dans la zone à Becksia Sækelandi de Coesfeld et Holtwick (Westphalie):
Enfin M. le docteur Holzapfel l'indique des sables glauconieux d’Aix-la- Chapelle, où, là encore, elle accompagne Act. quadratus.
Échantillons examinés. — Cinq (collection Arnaud) de l'assise P! de Saint- Hilaire-de-Monimoreau et Livernant (Charente) et de Mensignac (Dordogne).
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXXII.
Fic. 2. — Fragment d’un individu (collection Arnaud) vu de côté. Etage campanien : assise P! de M. Arnaud. — Saint-Hiaire (Charente). Fc. 3°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté.
Étage campanien : assise P! de M. Arnaud. — Tranchée de Vaure, Mensignac (Dordogne).
F1G. 32. — Le même, vu du côté ventral.
Planche XXXV.
Fic. 6°. — Individu (collection de l'École des mines), vu de côté. Provenance inconnue.
Fc. 6P. — Le même, vu du côté ventral, la bouche en avant.
Fig. 6°. — Le même, vu du côté ventral, la bouche en arrière.
Planche XXXVII.
Fig. 3°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté. Mensignac (Dordogne), assise P! de M. Arnaud.
F1g. 3°. — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES AQUISGRANENSIS. Sconrüter.
(PI. XXXI, fig. 3, 4 et 6.) 1872. Scaphites aquisgranensis. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide,p. 8n, pl. XXIV, fig. 7 à 9.
1889. Scaphites aquisgranensis. Hokapfel, Die mollusken der auchener Kreide, p. 6, pl. V, fig. 2.
Coquille toujours de petite talle, peu paie ayant dans son: ensemble une forme ovale allongée.
SCAPHITES. 217
Flancs presque plats; bord externe peu convexe.
La coquille est ornée, dans la partie enroulée, de côtes fortes, assez serrées, sinueuses, d’abord dirigées en avant, puis rebroussant un peu en arrière et gion ventrale : entre elles 1l s’en intercale d'autres qui n'existent que sur la région externe des flancs et sur la région
passant normalement sur la ré
ventrale. Une partie de ces dernières se détachent par bifurcation des premières.
Sur la hampe, les côtes qui ornent les flancs sont moins nombreuses, obscures et à peine visibles, et elles se terminent à leurs deux extrémités par des tubercules : ceux du bord interne sont à peu près ronds, tandis que ceux du bord externe sont transverses. Ils vont en augmentant de valeur jusqu'au coude de la crosse, puis de là en décroissant peu à peu vers son extrémité. Les côtes de la région ventrale s’effacent parfois vers le milieu de la hampe; elles reparaissent, en tous cas, à son extrémité supérieure, plus fortes et plus espacées que sur la partie inférieure.
Rapports et différences. — Gette espèce est assez voisine de certaines variétés de Scaphites constrictus et notamment de celle représentée pl. XXXIT, fig. 2 ; elle en diffère par ses flancs plus plats, la section subquadrangulaire de la hampe et de la crosse, et par la série régulière de tubercules placés sur le bord interne de la hampe, tandis que chez Sc. constrictus 1 arrive fréquemment qu'il n’y en a pas sur cette partie : quand il s'en trouve, ils sont peu nombreux et irrésulièrement disposés.
Gisement. — Cette espèce habite, dans les couches crétacées d’Aix-la-Chapelle, l’assise des sables glauconieux du Lusberg, caractérisée par Actinocamax quadratus. H
Dans l’Aquitame, elle se trouve dans les couches inférieures du campanien, vers le sommet de l’assise P! de M. Arnaud, à Montmoreau et à Livernant (Charente) et à Mensignac (Dordogne).
Échantillons examinés. — Une dizaine {collections Arnaud, Boreau-Lajanadie, Mouret, Réjaudry, À. de Grossouvre), provenant de Montmoreau, Livernant et Mensignac.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXXI.
Fi, 3. — Individu (collection Boreau-Lajanadie), vu de côté.
Étage campanien : assise Pl de M. Arnaud. — Montmoreau (Charente). F1G. 4°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté.
Etage campanien : assise PI de M. Arnaud. — Tranchée de Vaure, près
Mensignac (Dordogne), sur la ligne de Périgueux à Ribérac.
F1G. 6°. — Individu (collection Boreautajanadie) de petite taille, vu de côte.
Étage campanien : assise P! de M. Arnaud. — Livernant (Charente). Fig. 6°. — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES CONSTRICTUS. Soweno, sp.
(PL. XXXI, fig. 1,°,7 8.)
1817. Ammornites constrictus. Sowerby, Miner. Conch., IT, p. 189, pl. CLXXXIV:, fig: 1
1810. Scaphites constrictus. D'Orbigny, Palcontoloqie française, Terrains crétaces, Î, p. 522, pl. CXXIX, fig. 8 à 11.
1858. Scaphites multinodosus. F. von Hauer, Cephalop. der Gosuuschichten À p-9; pl 1, fig. 7 et 8.
1861. Scaphites constrictus. Binkhorst, Monographie des qastéropodes et cephalopodes de la craie supérieure du Limbourg, p. 38, pl. V, fig. 6.
1869. Scaphites constrictus. E. Kavre, Mollusques fossiles de la craie des environs de Lemberg, p- 18, pl. V, fig. 1 à 5. l ‘
1872. Scaphites constrictus. Schlüter, Cephalopoden der ‘oberen deutschen: Kreide, p. 92, pl. XXVII, fig. 5 à 9. ;
Coquille elliptique dans son ensemble, peu épaisse, ayant sa plus grande hauteur.à peu près vers le milieu de la hampe.
La partie enroulée de la coquille montre des côtes ss partant de l'ombilic, obliques en avant, passant sur le bord externe avec une légère inflexion en avant: elles se bifurquent à des distances variables de lombilic, les unes assez près du bord ombilical, d’autres se détachant plus lom des côtés bifurquées. Un peu avant la fin de la spirale, on voit apparaître, de distance en distance, à l'extrémité de quelques-unes d’entre elles, de légères surélévations qui se transforment sur la hampe en de véritables tubercules, régulièrement espacés et à peu près ronds ; ceux-ci diminuent d'importance s sur nn crosse et disparaissent avant son extrémité. :
Cette espèce éprouve de nombreuses modifications dans sa forme et dans
SCAPHITES. A 249
son ornementation; tantôt la région ventrale est lisse sur la hampe et la crosse, tantôt elle est ornée de côtes transverses. Tantôt le bord de l’'ombilic est lisse, tantôt quelques côtes y sont surélevées longitudinalement, tantôt on y trouve une rangée de trois à six tubercules allongés, desquels partent des côtes arquées allant rejomdre les tubercules ventraux. La hampe peut être elle-même plus ou moins courte ou plus moins allongée.
Cette espèce donne donc naissance à une nombreuse série de variétés, et il me paraît assez probable que Scaplites tenuistrialus, Kner, in E. Favre, n’est qu'une variété extrême, inerme.
Gisement. — Scaphites constrictus caractérise les couches les plus élevées de la craie à Belemnitella mucronata. A se trouve dans le calcaire à baculites du Cotentin (Manche); dans le calcaire de Kunraed, près Maestricht:; dans les Alpes autrichiennes à Neuberg en Styrie; dans le flysch de Siegsdorf (Haute Bavière); dans la craie à Belemnitella mucronata de Lemberg et Nagorzany (Galicie); en Allemagne, à Lunebourg et dans l'ile de Rugen. Dans lAquitaime, M. Arnaud a trouvé dans l’assise P5 de Saint-Médard-de-Barbezieux un exemplaire qui me paraît pouvoir lui être rapporté.
Échantillons examinés. — Une série d'échantillons (collection de l'École des mines, collection A. de Grossouvre) provenant des environs de Fresville, près Valognes (Manche).
Un échantillon (collection Arnaud) de Sant-Médard-de-Barbezieux (Charente) : assise P5.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXXI.
Fic. 1°. — Individu (collection de l'École des mines) de grande taille, vu de côté. Calcaires à baculites du Cotentin. — Fresville, près Valognes (Manche). Fi. 1. — Le même, vu du côté ventral, la bouche en avant. Fic. 1°. — Le même, vu du côté ventral, en arrière.
Fic. 2°, — Individu (collection de l'École des mines) de petite taille, vu de côté. Calcaires à baculites du Cotentin. — Fresville, près Valognes (Manche).
Fi. 2. — Le même, vu du côté ventral, en arrière. Fic. 2°. — Le même, vu du côté ventral, la bouche en avant. Fi. 7. — Individu (collection A. de Grossouvre), variété plate, vu de côté. Calcaire à baculites du Cotentin. — Fresville, près Valognes (Manche).
IMPRIMERIE NATIONALE
Fic. 8°. — Individu (collection À. de Grossouvre), variété plate et de grande taille, vu de côté.
Calcaire à baculites du Cotentin. — Fresville, près Valognes (Manche). Fig. 8. — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES PULCHERRIMUS. A. Rômer.
(PI. XXXII, fig. 6 et 9.)
1811. Scaphites pulcherrimus. A. Rômer, Verst. nordd. Kreidegebild., p. 91 (non pl. XIV, fig. 4).
1872. Scaphites pulcherrimus. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 85, pl. XXVI, fig. 1 à 5.
Coquille peu épaisse présentant une forme assez régulièrement elliptique.
Flances plats; bord externe convexe, un peu méplat en son milieu.
Les flancs sont ornés de côtes légèrement flexueuses, présentant cmq ranoées de tubercules à partir de chacune desquelles elles se subdivisent plus ou moins régulièrement. La première rangée se trouve près de l'ombilic ; la seconde, au premier quart de la hauteur; la troisième, un peu au-dessous des deux tiers et les deux dernières sont assez rapprochées et présentent les tubercules les plus accentués.
Sur la hampe, les côtes sont fortement obliques en avant : les tubercules situés du côté interne existent toujours, mais ceux de la deuxième et de la troisième rangée deviennent un peu obscurs et ceux des deux rangées externes sont de plus en plus marqués.
L'ornementation de la région ventrale est peu apparente sur les échanüllons examinés. M. le docteur Schlüter mdique que tantôt elle est lisse et tantôt elle porte de petites côtes reliant les deux rangées latérales de tubercules.
Dans le grand échantillon, la région ventrale est complètement lisse sur la loge, et les tubercules des deux rangées latérales situées de part et d'autre de la ligne siphonale ne se correspondent pas symétriquement. Les tubercules des rangées précédentes ne correspondent pas non plus à ceux de la rangée la plus externe et sont en plus grand nombre que ces derniers. Les côtes qui ornent les flancs s'arrêtent à la quatrième rangée.
Un échantillon plus petit et en très bon état présente une rangée médiane de tubercules sur da région ventrale, réunis irrégulièrement aux tubercules latéraux par des côtes peu prononcées. Il montre, en outre, des côtes lisses
SCAPHITES. 251
sur les tours les plus internes. On voit donc que la coquille possède d’abord
gée impaire de tubercules qui disparait plus tard.
une rang
Gisement. — Couches supérieures de la craie à Belemnitella mucronata.
Craie de Lemfôrde.
Existe vraisemblablement aussi dans les Alpes autrichiennes ; l'échantillon du Schliefgraben sur le versant occidental du massif du Traunstein, près Gmunden, indiqué par M. F. von Hauer sous le nom de Scaphites multinodosus, appartient vraisemblablement à cette espèce l).
Campanien supérieur (dordonien), assise Q de M. Arnaud, des environs de Neuvic (Dordogne). à
Echantillons examinés. — Deux (collection Arnaud) des environs de Neuvic (Dordogne).
Planche XXXII.
Fr. 6. — Individu (collection Arnand) vu de côté, montrant seulement les premiers tours de la spire. N Assise Q de M. Arnaud. — Neuvic (Dordogne).
FrG. 9. — Individu (collection Arnaud) vu de côté,
Assise Q de M. Arnaud. — Neuvic (Dordogne).
Frc. 9, — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES GIBBUS. Scurüren, (PI. XXXI, fig. 10.)
1872. Scaphites gibbus. Schlüter. Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 87, pl. XXVI, fig. 6 à 9.
L'échantillon le plus typique que je puisse rapporter à cette espèce est d'assez grande taille, mais 1l est fortement déformé par la compression, de sorte que certains des caractères énoncés par M. le docteur Schlüter ne peuvent être observés; c’est ainsi qu'il est impossible de dire si, sur la dernière loge, les
flancs sont bien nettement séparés de la région ventrale par une carène.
® Scaphites multinodosus. Von Hauer, 1866, Neue Cephalopoden aus den Gosaugebilden der Alpen, p. 7, pl. I, fig. 7 et 8. Get échantillon est différent de celui précédemment signalé par ce savant, 18b8, dans les couches des environs de Neuberg (Cephal. der Gosauschichten, p. 9).
BA
Le bord de la bouche forme un angle obtus, très légèrement supérieur à un angle droit, avec le bord externe de la hampe.
Les tours de la partie enroulée sont ornés de côtes fines, serrées, bifurquées, sur lesquelles, un peu avant le commencement de la hampe, des tubercules se montrent de distance en, distance, à leur point de bifurcation.
Elles disparaissent complètement sur les flancs de cette dernière parüe, et sur son pourtour externe les tubercules ventraux deviennent plus rapprochés et plus vigoureux. Ils sont allongés transversalement et séparés par des intervalles un peu supérieurs à leur longueur. À l'extrémité de la coquille, ils sont un peu plus rapprochés, plus petits et moins allongés et deviennent presque ronds sur la crosse.
Ils sont accompagnés sur les flancs de deux autres rangées latérales qui ne descendent guère que jusqu'à l'extrémité imférieure de la hampe ; au voisinage de la bouche se montrent encore quelques tubercules formant une quatrième rangée très courte ne dépassant pas le coude supérieur de la hampe. En arrière se trouve une surélévation, mal marquée sur l'échantillon examiné; elle correspond probablement au gros tubercule dont parle M. le docteur Schlüter.
Gisement. — L'échantillon examiné (collection Arnaud) provient de l’assise P5 de Saint-Médard-de-Barbezieux (Charente). Je crois pouvoir rapporter à cette espèce un échantillon de beaucoup plus petite taille provenant de la carrière d'Angoumé (Landes). è )
En Allemagne, cette espèce se trouve dans les couches moyennes de la craie à Belemnitella mucronata, à Coesfeld et Darup (Westphalie) et à Haldem et
Lemfôrde.
EXPLICATION DES FIGURES
Planche XXXII.
Fic. 19°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté. Étage campanien : assise P5 de M. Arnaud. — Saint-Médard-de-Barbezieux (Charente).
Fi. 10Ob, — Le même, vu du côté ventral.
SCAPHITES SPINIGER. Scnrürer.
1872. Scaphites spiniger. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 82, pl. XXV, fig. 1 à 7.
Je me borne à signaler la présence de cette espèce dans la craie de
SCAPHITES. 253
Meudon, d’après l'examen de deux échantillons de la collection de l’Institut catholique qui m'ont été communiqués par M. de Lapparent.
En Allemagne, elle parait habiter les couches moyennes et supérieures de la craie à Belemnitella mucronata et se trouve assez abondamment à Haldem, à Darup et à Coesfeld.
En Suède, elle se trouve sur toute la hauteur de l’assise à B. mucronaia,
d’après M. Lundgren (The fossil faunas of Sweden. IL. Mesozoic).
SCAPHITES VERNEUILT. D'Onsrexy, sp.
(PL XXVI, fig. 2.)
1840. Ammonites Verneuili. D'Orbigny, Paléontologie française, Terrains cretaces, 1, p. 329, pl. XCVIIT, fig. 3 à 5.