‹ Recherches sur la craie supérieureChapitre 2 sur 62 · DES · texte numérisé non relu

DES

Les travaux de L. von Buch et de d’Orbigny ont depuis longtemps permis de répartir les espèces de la craie en un certain nombre de familles Cristati, Tuberculal, Clypeiformes, etc., dont quelques-unes correspondent assez exactement aux genres actuellement admis. Les recherches plus récentes de MM. Suess, Hyatt, Bayle, Neumayr, Uhlig, Zrttel, ont montré comment, en se basant sur les caractères tirés de la forme extérieure, de l’ornementauon, des lignes de suture, du bord buccal, de la dernière loge, des aptychus et anaptychus, on pouvait arriver à limiter avec plus de précision les divers genres et à grouper ceux-ci d'une manière naturelle.

Neumayr a publié sur la systématique des ammonites un important mémoire (0 qu'il reproduisit à peu près intégralement, quelques mois plus tard 4 dans une autre publication ©); la seule modification mtroduite consiste dans la création du genre Acanthoceras pour des formes primitivement réunies au genre Hoplites.

La classification de Neumayr est établie sur des considérations génétiques ; en suivant le développement chronologique des diverses formes, il cherche à montrer comment certains genres dérivent les uns des autres et arrivent à se séparer quand des modifications importantes se produisent -dans leurs caractères.

Neumayr distingue dans les ammonites quatre grandes subdivisions.

I. ARCESTIDÉS. — Il n'existe dans cette famille que deux genres renfermant des ammonites de la craie, Amaltheus et Schlônbachia. Dans le premier, Neumayr place une série de formes chez lesquelles la

Ueber Kreideammonitiden. Sitzungsber. d. Wien. Akad. LXXI. 1875. @) Die Ammoniten der Kreide und die Systematik der Ammonitiden. Zeitschrift d. deutsch. geol. Gesellschaft. XXVIT. 1875.

La

simplification du dessin de la ligne suturale paraît dériver du plan général des cloisons des Amaltheidés jurassiques (Am. Requieni, Am. Robin) et une autre série chez lesquelles la multiplicité des lobes provient de la différenciation des lobules du premier lobe latéral des Amaltheus typiques (Am. syrtalis, Am. placenta, Am. pedernalis, Am. Vibrayei, etc.).

Le second comprend toutes les formes carénées de la craie, telles que Am. varians, Am. cristatus, Am. Bravaisi, Am. Fleuriausi, Am. Haberfelineri, Am. inflatus, Am. Margæ, Am. subtricarinatus, Am. texanus, etc.

I. Troprrinés. — Cette famille ne renferme aucune espèce crétacée.

IL. Lyrocerarinés. — Les Lytoceratidés comprennent les Lytoceras et les Phylloceras, dont les représentants dans le système infracrétacé et le système crétacé sont encore nombreux : Neumayr y rattache un certain nombre de formes déroulées, Hamites, Baculites et Turrilites.

IV. AEcoceraTiDés. — Avec les trois subdmisions : A. Aegoceratinés ; B. Harpoceratinés; C. Stephanoceratinés.

. La première ne renferme pas d’ammonites crétacées; dans la seconde se trouve le genre Haploceras créé par M. le docteur Zittel pour un ensemble de formes aflines des Oppelia, appartenant au Jurassique moyen et supérieur. Neumayr y rattache les espèces de la craie supérieure, les Ligati de d’Orbigny, pour lesquelles on a plus tard créé le genre Pachydiscus : Am. galicianus , Am. gollevillensis, Am. neubergicus, etc.

La subdivision des Stephanoceratinés est composée avec les genres Stephanoceras, Gosmoceras et Perisphinctes à peu près dimités au jurassique, et les Holcostephanus, Hopltes, Acanthoceras et Stohiczkaia spéciaux au système infracrétacé et au système -crétacé.

Neumayr rattache encore Ammonites radiatus et Am. Leopoldi aux Peri- | sphinotes.

H considère les Holcostephanus dont Am. Astieri est la forme la plus typique, comme dérivant des Perisphinctes et prenant leur: origine partie dans: l'Inde (Am. Cautleyi, Opp.) et partie dans les mers boréales (Am. diptychus, Keys.).

Les Hoplites dériveraient aussi des Perisphinctes et en particulier du groupe de Am. polyplocus et Am. involutus.

Les Acanthoceras et les Stohiczhia seraient issus des Hoplites; les premiers se rattacheraient à Hoplites abscissus et les seconds à Hoplites Dutemplei.

Les considérations développées par Neumayr ont été adoptées à peu près intégralement jusqu'à ce Jour, et c'est tout récemment que M. DouvilléU) à montré, en s'appuyant sur l'étude des cloisons, que l’on avait réuni à tort dans certains groupes des formes absolument hétérogènes. Ce travail présente donc une grande importance pour la question générale de la classification des ammonites de la craie. ei

S’attachant en particulier à ces formes qui, en raison de la simplicité de leurs cloisons, ont été pendant longtemps rapprochées des cératites du trias, M. Douvillé fait voir que cest avec raison qu'on les a séparées en deux groupes, l'un caractérisé par une ligne suturale réduite, l’autre par un grand nombre de selles et de lobes. Le premier groupe a été rapporté au genre Buchiceras, Hyatt; mais celui-ci a comme type Buchiceras bilobatum, Hyatt, espèce non figurée, dont les selles sont dentelées et les lobes anguleux, tandis que les formes Ewaldi-Tissohi sont, au contraire, caractérisées par des selles larges à contours arrondis et des lobes élargis à leur partie inférieure, qui est seulement denticulée: Il faut chercher ailleurs les analogies de ces dermères, et M. Douvillé fait remarquer que certaines espèces du néocomien d’Alcoy, appartenant aux Pulchellia, Uhlig, présentent le même plan général des cloisons.

M. Douvillé propose, en conséquence, le nom générique de T'ssotia pour le groupe Evwaldi- Tissot, en prenant comme espèce type Tissoha Tissot.

Près des Tissotia et des Pulchellia viennent encore se placer, en raison de la similitude du plan des cloisons, les genres MVeolobites, Fischer, et Stohczkaia, Neumayr.

Passant au second groupe des soi-disant cératites de la craie, M. Douvillé montre par une série d'exemples que les Sphenodiseus et Placenhceras doivent se ranger à côté des Sonneratia et des Hoplites.

M. Douvillé termine son important travail en signalant l’hétérogénéité du genre Schlünbachia qui renferme des formes appartenant à des branches très distinctes; en particulier, Am. texanus (type du genre Mortoniceras) et Am. inflatus se rapprochent de certains Acanthoceras, tandis qu'Ammonites varians, par ses lobes trifurqués et l’'ornementation de ses flancs, doit être rattaché aux

Classification des Cératites de la craie, 1890. (Bull. Soc. geol. de France, 3°, XNVIIL, p. 275.)

Hoplitidés. Il propose, en conséquence, de prendre Am. varians comme type du genre Schlénbachia.

De même Acanthoceras renferme une série de formes Martini-manullaris caractérisées par un lobe large et anguleux, tandis que la plupart, des autres Acanthoceras rappellent les'Pulchelludés par le type de leurs cloisons, où l’on reconnait une! tendance à la bifurcation des lobes. l

M. Douvillé a appliqué ces considérations dans son cours de paléontologie, professé à l'École des mines, et il range les espèces de la craie dans les

fanulles suivantes :

PayLLoceraTinés. — Cette famille comprend les Phylloceras, déjà bien caractérisés dans le trias, à côté desquels M. Douviilé place les Puzosia (— Des-

moceras).

LyrocerarTinés. —- Avec le seul genre Lyloceras.

AGANTHOGERATIDÉS. — Les flancs sont ornés de côtes simples, bifurquées

ou intercalées, présentant deux rangées de tubercules principaux épineux et : 2 4 1 ÿ , Ë ; 2 a

presque toujours d'autres rangees de tubercules supplémentaires. On peut ÿ

distinguer les genres :

Acanthoceras comprenant deux groupes de formes, le premier dans lequel les côtes sont interrompues ou déprimées sur la ligne siphonale, le second caractérisé par la présence d’une rangée de tubercules impairs.

Prionocyclus avec côtes S'infléchissant en avant dans la région ventrale ; la ligne siphonale est marquée par une suite de tubercules aplatis.

Mortloniceras avec ornementation analogue à celle des genres précédents ; la ligne siphonale est omée d'une quille tranchante et continue.

Hoprrripés. —— Les côtes sont fortement infléchies en avant, surtout dans le voisinage de la région ventrale, et elles convergent en faisceaux soit vers des tubercules ombilicaux, soit vers des tubercules placés vers le milieu des flancs. Les cloisons ont des lobes nettement trifides dès le jeune âge, tandis qu'ils sont arrondis dans les jeunes Acanthoceratidés.

Elle comprend les genres :

Hoplites dans lequel les côtes arrivent obliqguement sur la région ventrale

el s'interrompent avant d'attendre la ligne siphonale en se surélevant et en donnant naissance à un tubercule oblique; la région ventrale est anst bituberculée et parait souvent comme tronquée.

Placenticeras. — Côtes latérales peu marquées et se réduisant souvent à deux rangées de tubercules allongés; les deux rangées de tubercules externes

sont bien marquées sur la région ventrale, qui est tronquée.

Schlônbachia avec la même ornementation que les Hoplites, mais en outre une carène sur la ligne siphonale.

Sonneratia. — Côtes non interrompues sur la ligne siphonale et dessinant sur la région ventrale, arrondie ou tranchante, une série de chevrons plus ou moins arrondis et infléchis en avant.

Sphenodiscus. — Tours à section ogivale. Ce genre dérive du précédent de la même manière que les Placenticeras dérivent des Hoplites par l'élargissement du premier lobe latéral.

Pachydiscus. — Ornementation presque identique à celle des Sonneratia.

PuscHezLurés. — Les tours souvent larges et l'ombilic étroit rappellent les Placenticeras, tandis que les cloisons, à éléments moins nombreux, rappellent celles des Acanthoceratidés à carène ou tubercules siphonaux. Cette famille comprend les genres :

Pulchellia. — Région ventrale bituberculée; flancs ornés de côtes infléchies en avant et souvent larges et épaisses.

Mammites. — Sur les flancs, côtes larges, épaisses, souvent peu distinctes, se terminant chacune par un fort tubercule latéral duquel partent une ou

deux côtes externes aboutissant à une double rangée de tubercules externes.

Stoliczkaia. — Côtes fines, embrassantes, fasciculées ou intercalées, traversant la région ventrale, qui est arrondie.

Tissoha. — Région ventrale carénée; cloisons très simples et souvent analogues à celle des cératites, mais elles s’en distinguent par la présence d’un lobule au milieu de la selle externe.

Cet exposé montre combien les idées de M. Douvillé diffèrent du Système développé par Neumayr. Il faut bien reconnaître que la recherche des

LUMINMERIS NATIONALE,

affinités des diverses espèces d’ammonites présente d’autant plus de difficultés qu'il nous est encore impossible le plus souvent de savoir comment dérivent les unes des autres les diverses formes qui ont peuplé successivement les mers des temps géologiques. On voit, par exemple, apparaître à diverses époques des types nouveaux qui n’ont aucune parenté avec ceux qui habitaient précédemment la même région; ces nouvelles formes proviennent sans ‘aucun doute de l’imnugration d'espèces étrangères dont l’arrivée coïncide avec l'ouverture de communications directes entre des bassins marins précédemment séparés. Les lacunes qui existent encore dans nos connaissances paléontologiques d'une grande partie du globe ne nous permettent donc pas de suivre dans le temps les différenciations successives d’un même type.

D'autres difficultés viennent s'ajouter à celle-ci et plus particulièrement la rareté des matériaux d'étude.

Prenons par exemple Ammoniles Goweri du callovien inférieur. La forme adulte de cette espèce rappelle tout à fait par son aspect extérieur un Cæloceras, par exemple C. linguiferum, qui habite un niveau un peu inférieur. Si l'on peut casser les échantillons et obtenir les tours internes, on voit alors apparaitre une forme et une ornementation qui mdiquent l'attribution de cette espèce au genre Cosmoceras; le bord externe présente un méplat sur lequel les côtes passent droites et normales, tout à fait comme chez Ammonites calloviensis, Am. Duncani et comme aussi chez Am. niortensis, Am. Garanti, Am. longovicensis et Am. Jason; mais chez ces dermiers le méplat ventral est bien plus étroit, et sur cette partie les côtes sont d'ordinaire à peu près complètement effacées. Lorsque l’on connait les adultes des espèces précédentes, on observe, dans la forme et l’ornementation, la série de modifications qui font passer le Jeune d’Am. Gowert, à caractères de Cosmoceras bien accusés, à la coquille adulte ayant l'apparence d’un Cœloceras ; le méplat ventral disparait, le bord externe devient arrondi et ne conserve plus trace des arêtes latérales qui limitaient le méplat médian; en même temps les côtes passent régulièrement sur le bord externe arrondi. En un mot, la coquille a alors perdu tous les caractères extérieurs par lesquels on caractérise d'ordinaire les Cosmoceras : de même les adultes d’Am. niortensis et Am. Garanti sont bien différents des types habituels que l’on trouve dans les collections et qui sont représentés dans les ouvrages de paléontologie.

En résumé, comme je l'ai déjà dit plus haut, chaque espèce, lorsqu'elle arrive à son dernier terme de développement, a passé par une série de stades

dans chacun desquels la forme et l’ornementation ont eu des caractères spéciaux; ceux-c1 sont parfois si différenciés, que deux individus de la même espèce, à deux stades différents, seraient naturellement considérés comme appartenant à deux espèces bien distinctes, si l’on ne connaissait pas d'avance les variations successives propres à cette espèce. Réciproquement, deux mdividus présentant une grande analogie comme aspect extérieur peuvent apparcenres différents.

Il est donc certain que pour apprécier les affinités réelles de deux espèces,

tenir réellement à deux espèces différentes et même à deux

il faudraït pouvoir étudier d’une manière complète l’évolution de leur forme et de leur ornementation; pour les ammonites de la craie supérieure, en particulier, cette recherche est le plus souvent impossible en raison de la pénurie des matériaux dont le paléontologue peut disposer. C’est en pareil cas que l'importance des cloisons se fait sentir, et ce caractère, qui vient d'ordinaire s'ajouter simplement aux autres, acquiert alors une valeur prédominante.

Reprerions le cas d'Ammonites Goweri, dont nous avons seulement en main un échantillon adulte. Par son aspect extérieur, 1l semble appartenir au genre Cœloceras; mais si nous pouvons examiner ses cloisons, nous verrons qu’elles n'ont aucune analogie avec celles de ce genre et nous reconnaïtrons, au contraire, leur smulitude avec celles des autres Cosmoceras.

On voit quel secours peut prèter l'étude de la ligne suturale dans la recherche des affinités véritables des diverses espèces, surtout lorsque l’on ne connaît pas, pour chacune d'elles, l’évolution complète de la forme et de l'ornementation.

Aussi ne puis-je qu'adhérer complètement aux idées émises par M. Douvillé sur cette question, et je reproduis textuellement le passage le plus saillant de sa note : 3

« I nous reste à examiner les caractères tirés de la forme des cloisons. Ceux-ci ont une grande importance dès l’origine du groupe des ammonites, puisqu'ils sont à peu près exclusivement employés pour le classement des formes les plus anciennes ou goniatites. Ici les cloisons sont relativement simples; leur plan général, c’est-à-dire la disposition et la forme des selles et des lobes, est facile à observer et à définir. 2

« H n’en est pas de même pour les ammonites, où les cloisons sont souvent d'une complication extrême. Mais si l'on réfléchit que dans le jeune âge les cloisons sont tout à-fait comparables à celles des Goniatites, rien ne

s’opposerait en réalité à ce qu'on appliquât aux ammonites jeunes le mème mode de classement qui a donné de bons résultats pour les Gomatites. Nous croyons qu'on obtiendra ainsi des résultats d’une haute importance en poursuivant jusqu'au stade goniatite les belles recherches entreprises, 1l y a quelques années, par Branco, sur les premières phases du développement des ammonites; à ce moment et un peu après, quand la cloison commence à se subdiviser, son plan général n’est pas encore masqué par la complication des découpures des lobes et des selles : il peut fournir des caractères d'une grande netteté et de nature à jeter une vive lumière sur les affinités et les origines des divers groupes d'ammonites.

« Du reste on peut affirmer dès maintenant que, maloré leur plus ou moins grande complication, l'unité de composition des cloisons est nettement perceptible dans tous les groupes vraiment naturels; ainsi on reconnait tout de suite un Phylloceras à la terminaison en forme de feuille arrondie des éléments de ses cloisons; les cloisons des Lytoceras sont tout aussi reCOnnalssables à leurs selles et à leurs lobes profondément bilobés. I suflit de feuulleter les beaux mémoires de Mojsisovies pour être frappé de l'uniformité des cloisons non seulement dans un même genre (Arcestes, Joannites, Cladhscites), mais encore dans une même famille (Geratitidæ).

« Cette unité de plan est d'autant plus facile à saisir et surtout à définir, que la cloison est moins découpée; généralement cette forme simple ne peut s'observer que dans le jeune âge; de là, l'importance du stade goniatite, sur laquelle nous avons insisté déjà. »

Les considérations qui précèdent font ressortir la difficulté d'établir dans les ammonites des genres bien naturels; le plus souvent ceux qui ont été faits sont beaucoup trop vastes et composés alors d'éléments hétérogènes; tels sont Amaltheus, Harpoceras, Haploceras, Acanthoceras, Schlônbachia, etc. À tous points de vue, il est préférable de pousser l'analyse jusqu'à ses dernières limites et de créer des genres parfaitement homogènes, réduits même à n'être que ce que Waagen appelait une bonne espèce. De la sorte, on évitera des erreurs comme celles qui ont été déjà commises, et cette analyse approfondie permettra plus tard de refaire la synthèse sur des bases solides, et de coordonner les subdivisions irop restreintes en genres et en familles bien conformes aux affinités véritables. 1 faut, comme l'a dit M. Douvillé, que chaque division ne soit pas une sorte de fagot composé avec des morceaux pris de tous les

côtés, rendant toute reconstitution impossible tant que Île fagot n'aura pas été défait. « Malheureusement, en ce qui concerne les ammonites, il est à craindre qu'il n'y ail encore plus d'un fagot à défaire, plus d’un genre hétérogène à démembrer. »

Ne craignons donc pas de pousser l'analyse trop loin, si nous voulons rendre possible une reconstitution sérieuse; je tiens qu'il est plus utile d'établir un genre bien homogène, même restreint, que de constituer un

groupe trop vaste avec des membres étrangers les uns aux autres.

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