CAMPANIEN
; b 2 INFÉRIEUR. |} SUPÉRIEUR. | INFÉRIEUR. | SUPÉRIEUR.
. Zeilleri, n. sp
£ serrato-marginatum , Redt, sp . Bourgeoist, d'Orb, sp
. Bontanti, n.
: Desmondi, n. sp
. pseudo-texanum , n. sp
- texanum, Rômer, sp!
M. campaniense, n. sp
ACANTHOCERATIDES.
Go J
Genre GAUTHIERICERAS. A. DE GROSSOUVRE, nov. gen.
Je distmgue sous ce nom générique une série d'espèces dont les tours à section subquadrangulaire présentent sur leur bord externe une quille médiane très saullante : en dehors de ce caractère extérieur, les cloisons offrent aussi certaines particularités spéciales qui les placent comme formes de transition entre celles des Mortoniceras et celles du genre suivant, Peroniceras.
Les Gauthiericeras ont, comme les Mortoniceras, des cloisons moims découpées que celles des Peroniceras ; leur premier lobe latéral diffère de celui de ces derniers par l'absence d'une fourche terminale nettement individualisée.
Par contre, les lignes suturales des Gauthiericeras et des Peroniceras, moins réduites que celle des Mortoniceras, ont la mème disposition générale : dans les deux genres, l'extrémité supérieure de la troisième selle latérale est située bien au-dessous du niveau des extrémités des deux premières, circonstance toute différente de ce que l’on trouve dans les Mortoniceras.
Je prends comme type de ce genre Ammonites Margæ, Schlüter, dont je donne ci-dessous le dessin des cloisons.
Fig. 34.
Gauthiericeras Marge (gros. = 3,3), d'après l'échantillon représenté pl. XV, fig. 2. gæe\s } P I » ns
GAUTHIERICERAS BAJUVARIGUM. ReDTENBAGHER, sp.
(PL IX, fig. 13 PL XII, fig. » et 3.)
1873. Ammonites bajuvaricus. Redtenbacher, Die Cephulopodenfauna der Gosauschichten ; Abhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, t. V, p. 107, pl. XXIV, fig. 2. 1885. Ammonites Isamberti. Fallot, Crétacé du sud-est de la France, p. 232, pl. Il, fig. 1.
Coquille discoïdale, comprimée, à tours peu embrassants, à flancs plats, à bord externe subconvexe, portant en son milieu une quille saillante assez marquée, bordée de deux petits méplats limités par deux carènes à peme visibles.
Ombilic de grandeur moyenne, peu profond, à paroi verticale se raccordant avec les flancs par un pourtour un peu anguleux.
Sur le bord de l'ombilic prennent naissance des côtes surélevées à son vor sinage immédiat : elles sont droites, légèrement obliques en avant et se terminent vers le bord externe par un tubercule presque rond, à peine transverse. Les côtes taniôt restent simples, tantôt se bifurquent d’une manière un peu obscure à mi-hauteur des flancs; la proportion des côtes simples et des côtes bifurquées est variable d’un échantillon à un autre.
Quand la coquille s'accroît, les côtes s'effacent peu à peu et les flancs deviennent à peu près lisses, sauf sur le bord ombilical et sur le pourtour externe où l’on apercoit encore quelques nodosités.
Les échantllons figurés paraissent bien conformes au type décrit par Redgénérale et le même mode d’ornementation : seulement, Redtenbacher indique dans sa description que la quille médiane est bordée de deux légers sillons, ce
tenbacher sous le nom d’Ammonites bajuvaricus. C'est la même forme
que ne montre pas bien nettement la figure. D'ailleurs, à première vue, les échantillons que J'ai examinés paraissent posséder aussi des sillons et ce n’est qu’en les examinant avec soin qu’on voit que l’ensemble de la quille médiane et des méplats en donne l'illusion. Le dessin des’ cloisons de cette espèce donné par Redtenbacher présente beaucoup d’analogies avec celui des échantillons que j'y rattache et est notamment bien caractérisé par la forme de son premier lobe latéral.
M. Fallot a décrit une espèce des grès de Dieulefit à laquelle il a donné le nom d’Ammonites Isamberti; elle me parait devoir être rattachée au même
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iype spécifique, et elle diffère seulement d’A. bajuvaricus par son ombilic plus large et ses côtes plus fortes.
Nous avons donc avec les échantillons de la Touraine et de Dieulefit une série de formes constituant des variations d’un même type spécifique, en rapport avec les dimensions de lombilic.
Redtenbacher a décrit sous les noms d’Am. Aberlei (loc. cit., p. 111, pl. XXV, fig. A) et Am. propoetidum (p.116, pl. XXVI, fig. 6) deux formes bien voisines de Am. bajuvaricus comme aspect extérieur, mais s'en distinguent par le dessin de leurs cloisons, dont le premier lobe latéral est à terminaison impaire. Les tubercules du bord de lombilic sont aussi beaucoup plus prononcés, et sous ces divers rapports ces deux espèces se rapprochent plutôt du groupe des Schlünbachia Fournieri, n. sp., et Schl. Bertrand, n. sp.
Cloisons. — La ligne suturale très réduite comprend seulement, outre le lobe siphonal, deux lobes latéraux et un lobe auxihaire ; le deuxième lobe latéral est très petit et pourrait presque être considéré comme un lobule; la troisième selle latérale est très surbaissée, ce qui donne à la ligne suturale un aspect tout différent de ce que l'on voit chez les Mortoniceras.
Gauthiericeras bajuvaricum (gros. — 4,30), d’après l'échantillon représenté pl, XI, fig. 3,
Gisement. — En France, cette espèce se trouve dans les couches de l'étage coniacien ; en Touraine, dans les calcaires durs qui constituent la base de Ia craie de Villedieu; en Aquitaine, dans l’assise L! de M. Arnaud, à Cognac.
Echantillons examinés. — Quatre échantillons de la parte inférieure de la craie de Villedieu (collection de l’École des mines, collections de l'abbé Bourgeois et Le Mesle).
Un échantillon des environs de Cognac, assise L!.
IMPRIMERIE NATIONALE
EXPLICATION DES FIGURES
Planche IX.
FiG. 1. — Individu adulte {collection Le Mesle), vu de côté pour montrer l’ornementation des flancs qui reste la même jusqu'à l'extrémité du dernier tour; les côtes qui réunissent les tubercules ombilicaux aux tubereules externes s'atténuent seulement sur les derniers tours. On apercoit la quille ventrale qui se détache des flancs.
Partie inférieure de la cräie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, . commune de Couture (Loir-et-Cher).
Planche XII.
FiG. 2°. — Individu (collection de l'École des mines) vu de côté. Calcaires de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fig. 22. — Le même, vu du côté ventral.
FrG. 3°. — Individu {coilection de l'abbé Bourgeois à l'École de Pontlevoy) vu de côté. Calcaires de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Rihochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fc. 32. — Le même, vu du côté ventral.
| GAUTHIERICERAS MARGÆ. Scncürer, sp.
J (PL XV, fig 1 ct ».) 1867. Ammonites Margæ. Schlüter, Jüngsten Ammoneen Norddeutschlands, p. 29; pl. V, fig. 2. 1872. Ammonites Margæ. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreïde, p. 43; pl. XIF, fig. ls
1873. Ammonites Margæ. Redtenbacher, Die Cephalopodenfauna der Gosauschichten. Abhandl. d. k. k. geol. Reichsanstalt, t. V, p. 109 ; pl. XXV, fig. 1.
Coquille discoïdale, comprimée, à ombilice moyen.
Spire formée de tours peu embrassants, croissant d'ordinaire plus vite en hauteur qu'en épaisseur : chaque tour recouvre le précédent sur environ le. liers de sa hauteur. | |
Ombilic moyen se raccordant avec les flancs par un pourtour bien arrondi.
Bord externe, subconvexe, portant une quille saillante ornée de légères crénelures; de chaque côté de la quille se trouve un méplat limité par une arète, souvent invisible sur les échantillons mal conservés.
Les flancs sont ornés de côtes larges, fortes, séparées par des intervalles bien supérieurs à leur largenr, Près de l’ombilic, ces côtes sont très saillantes,
ACANTHOCERATIDES. 91
pincées et forment une sorte de crête bien marquée qui s'étend un peu au delà du premmer tiers de la hauteur des flancs, puis s’atténuent notablement à partir de ce pot et continuent, soit simples, soit bifurquées, jusqu'au bord externe, où elles s'arrêtent à une certaine distance des carènes latérales, se terminant par un tubercule très saillant, très épais et un peu allongé dans le sens de la spirale d’enroulement.
Lorsqu'il y a bifurcation, les deux côtes externes s'infléchissent de part et d'autre de la direction de la côte ombülicale ; lorsque les côtes restent simples, elles sont irès légèrement flexueuses.
La proportion des côtes simples et des côtes bifurquées varie beaucoup pendant les diverses périodes de développement de la coquille : sur les échanons jeunes et en général jusqu'au diamètre de 80 millimètres, elles alternent plus ou moins régulièrement; plus tard, la proportion des côtes bifurquées diminue et finalement toutes restent simples.
À un certain degré de développement, les côtes ombilicales ne forment plus la crête nette et tranchée dont je viens de parler, mais seulement une parte surélevée et pincée dont la saillie croît puis décroit régulièrement à parür de l’ombilic; les côtes s’effacent ensuite dans la région médiane et dans la région externe des flancs.
Cloisons. — Analogues à celles de l’espèce précédente, comme le montre
le dessin ci-dessous.
Fig. 36.
nu
Gauthiericeras Margæ (gros. = 3,3), d'après l'échantillon représenté pl. XV, fig. 2.
Observations. — L'identification des échantillons que j'ai en vue avec Am.
Margæ, Schlüter, ne me parait pas douteuse, bien que ce savant n'ait pas signalé l'existence des deux arêtes latérales qui accompagnent la quille ventrale ; mais celles-ci ne sont visibles que sur les échantillons en bon état de conservation et formés par une roche suffisamment dure. De même la crénelure de la quille n'a pu être observée que sur un seul échantillon en raison de l'état de conservation de cette partie de la coquille. On sait d’ailleurs que dans le terrain jurassique, on trouve des échantillons d’Am. canaliculatus qui ont indifféremment la quille lisse ou dentelée.
Parmi les formes qui se rattachent à G. Margæ, quelques-unes s’en écartent par leur ombilic beaucoup plus large et leurs tours beaucoup moins élevés. Ainsi chez un échantillon des environs de Torsac (Charente) [collection Boreau-Lajanadie], ayant 20 centimètres de diamètre et un ombilic de 10 cenümètres, le dernier tour n’a, à son extrémité, que 6 centimètres de hauteur : c'est donc une forme à large ombilic et à tours peu élevés; les côtes sont simples, droites, presque radiales, espacées et au nombre de 20 sur le dernier tour.
Gisement. — Cette espèce habite partout l'étage coniacien. En Touraine, elle se trouve dans les calcaires durs qui forment la base de la craie de Villedieu ; en Aquitaine, dans l’assise L? de M. Arnaud; dans les Corbières, dans les calcaires marneux immédiatement inférieurs aux couches à Micraster brevis.
M. Schlüter la signalée dans les marnes de l’Emscher, sur la bordure méridionale du bassin de Westphalie, principalement dans les environs de Herne. Un échantillon qui avait été indiqué primitivement comme venant des marnes à P. quadrata, d'Osterfeld, doit, d’après la rectification de M. le docteur Schlüter, être considéré comme venant plus probablement des marnes de Stoppenberg, près Essen (étage de l’Emscher).
Redtenbacher en a figuré un individu provenant de Glaneck, près Salzbourg.
Echantillons examinés. — Deux échantillons de la base de la craie de Villedieu (coliections À. et G. de Grossouvre).
Divers échantillons de la Charente et de la Dordogne (assise L? de M. Arnaud); Torsac près Angoulème, Fouquebrune, Périgueux, Sarlat... .. (collections Arnaud, Boreau-Lajanadie).
Plusieurs échantillons des Corbières (collections Péron et A. de Grossouvre).
ACANTHOCERATIDÉS. 93
Planche XV.
Fig. 1°. — Individu de taille moyenne (collection G. de Grossouvre) vu de côté, montrant l'ornementation de l'adulte qui consiste en côtes simples, légèrement sinueuses, un peu infléchies en avant: on voit cependant encore sur le dernier tour une côte bifide.
Calcaires durs de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fig. 1. — Le même, vu du côté ventral.
Fig. 2 — Individu de petite taille (collection À. de Grossouvre) vu de côté, montrant des côtes tantôt simples, tantôt bifides. On peut voir que la quille ventrale est dentelée.
Calcaires durs de la base de la craie de Villedieu. Carrières de la Ribochère, commune de Couture (Loir-et-Cher).
Fi. 22. — Le même, vu du côté ventral, l'ouverture en arrière. Fig. 2. — Le même, vu du côté ventral, représenté de manière à montrer la section des tours.