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INFÉRIEUR. | MOYEN. | SUPÉRIEUR. | INFÉRIEUR. | SUPÉRIEUR

Tissotia Robini, Thiollière, sp Ewaldi, de Buch, sp..

Redtenbacheri, n. sp

haplophylla, Redt., sp Slizewiczi, Fallot, sp Barroisia Haberfelineri, v. Hauer, sp...

— Nicklèsi, n. sp......

sequens, n. Sp

— Boissellieri, n. sp

Mortoniceras Zeïlleri, n. sp......

serrato- marginatum, Redt.,

Bourgeoisi, d'Orb., sp.....

Bontanti, n. sp

Desmondi, n. sp

pseudo-texanum, n. sp

texanum , F. Rômer, sp....

campaniense, n. Sp. « Gauthiericeras bajuvaricum, Redt., sp...

— Margæ, Schlüt., sp

Peroniceras subtricarinatum, d’Orb., sp .

— var. tridorsatum, Schlüt.….

westphalicum, Schlûüt, sp...

Moureti, n. sp

Rousseauxi, n. sp

Czôrnigi, Redt., sp L'Epéei, Fallot, sp.........

() Par ce signe j'indique que ces espèces appartiennent à l'étage coniacien, maïs que je ne suis pas en mesure de préciser la zone particulière qu'elles habitent.

HOPLITIDÉS. 107

FAMILLE DES HOPLITIDÉS.

Conformément aux indications données par M. Douvillé, je range dans la famille des Hoplitidés toute une série de formes, plus ou moins plates, ou plus ou moins renflées, dont l’ornementation consiste généralement en côtes assez fortement mfléchies en avant et convergeant en faisceaux, soit vers des tubercules ombilicaux, soit vers des tubercules placés dans la région médiane des flancs.

Ce qui caractérise ce genre au point de vue de la ligne suturale, c’est le premier lobe latéral; il est à terminaison impaire et sa forme générale est triangulaire, et non quadrangulaire, comme dans les Acanthoceratidés : son extrémité est donc anguleuse, au lieu d’être large et arrondie. On retrouve ce caractère bien marqué dans toute une série de formes crétacées, chez lesquelles le triangle formé par le premier lobe latéral est tantôt très étroit, tantôt étalé et prenant un développement considérable : dans ce dernier cas, il peut arriver que les lobules situés du côté externe se développent aussi d’une manière anormale et fmissent par acquérir une individualité propre. On passe ainsi aux formes, telles que Placenticeras syrtale, chez lesquelles les trois premiers lobes latéraux ne sont en réalité que les lobules du premier lobe latéral des autres espèces de ce groupe. |

On voit que l’on doit faire rentrer dans cette famille :

1° Tous les Hoplites ;

2° Les espèces qui doivent être rattachées au genre Sonneratia institué par M. Bayle (Bull, Soc. géol. de France, 3° série, 13 janv. 1870, t. VIE, p. 91) pour Ammonites Dutemplet ;

3° Les ammonites du genre Schlünbachia, emend., limité aux formes du groupe de ScAl. varians, après élimination de celles qui se rapportent au groupe d'Am. inflatus, Am. texanus, etc., ces dernières devant rentrer dans la famille des Acanthoceratides :

4° Les espèces du genre Douulléiceras, nov. gen. (page 26), créé pour les formes, analogues à Ammonites Martini et Am. mamillaris, caractérisées par l'absence d’une ligne de tubercules siphonaux et par la forme de leurs cloisons

Fig. 40.

Di 0e

2 ui

\ } Schlônbachia varians (gros. —5), d’après un échantillon | Sonneratia Cleon (gros. — 4,5), d’après Douvillé, de Rouen. [ B.S. G. EK., 3°, XVIII, p. 289:

Sonneratia perampla, d'après Sharpe, Placenticeras syrtale (gros. —3,5), d'après l’'échantiHlon

pl. X, fig. »°. } représenté pl. V, fig. 3.

Fig, 44.

Sphenodiscus cf. pedemalis (gros. 2,5), dessin de M. Douvillé, d'après un échantillon de Sainte-Croix, près le Mans.

HOPLITIDES. . : 109

qui comprennent une première selle large et festonnée et un premier lobe latéral large et anguleux (voir p. 23, fig. 1 et 2);

5° Les espèces du genre Sphenodiscus.

M. Douvillé a encore rattaché à cette famille le genre Pachydiscus, créé par M. le docteur Zittel pour tout un ensemble de formes renflées de la craie. Le savant professeur de l’Université de Munich considère comme espèces typiques de ce genre À. peramplus, A. neubergicus, À. gollewillensis, A. Wittekind, À. galcianus, À. auritocostatus, À. arialoorensis.

Or, le genre ainsi composé comprend deux séries d'espèces dans lesquelles la ligne suturale est absolument différente.

Dans les unes, telles qu'Am. peramplus, les cloisons sont tout à fait analogues à celles des Sonneratia, tandis que dans les autres, telles qu’A. neubergicus, À. gollevillensis, etc., les cloisons très ramifiées présentent au contraire une grande ressemblance avec celles des Puzosia.

Je crois donc devoir détacher les formes du groupe d’Am. peramplus du genre Pachydiscus pour les rattacher, au moins provisoirement, au genre Sonnerata avec lequel elles présentent, d’ailleurs, comme l’a fait remarquer M. Douvillé, une très grande analogie sous le rapport de l’ornementation.

Les autres Pachydiscus me paraissent devoir être placés à côté des Puzosia, et Je les classerai dans la famille des Phylloceratidés.

Genre SCHLONBACHIA. Neumayr, emend.

Le genre Schlünbachia a été créé en 1875 par Neumayr pour les ammonites

Fig. 46.

Schlünbachia varians (gros. —5), d'après un échantillon de Rouen.

de la craie à bord externe fortement caréné. Dans la pensée de son auteur,

il comprenait une série d'espèces variées, telles qu'Am. bajuvaricus, Am. subtricarinatus, Am. inflatus, Am. lexanus, Am. varians, etc.; les unes doivent être rattachées aux Acanthoceratidés À cause de la forme de leurs lobes, et les autres être placées dans la famille des Hoplitidés. Je prendrai donc comme espèce type de ce genre Schlünbachia varians, dont l’ornementation rappelle beaucoup celle de la plupart des Hoplitidés et dont les cloisons offrent bien aussi les caractères que je leur ai attribués. Je donne ci-dessus les cloisons d’un individu de cette espèce que j'ai recueilli dans la couche fossilifère de la montagne Sainte-Catherine, près Rouen.

SCHLÔNBACHIA NANCLASI. A. DE GRossouvRE, nov. sp.

(PI. IN, fig. 4.)

Coquille discoïdale, comprimée. s

Spire formée de tours embrassants, croissant assez rapidement, à flancs presque plats et parallèles, à bord externe convexe, anguleux en son milieu.

Ombilic médiocre, à paroi verticale, à pourtour anguleux.

Les flancs sont ornés de côtes simples, arrondies, flexueuses, séparées par des intervalles supérieurs à leur largeur. Elles sont très légèrement surélevées * sur le bord.ombilical et portent un tubercule vers leur mieu : sur la région externe des flancs, elles deviennent plus larges et plus accentuées et s'interrompent sur le pourtour externe. Entre deux côtes principales, prend naissance une côte intermédiaire qui ne descend jamais au-dessous de la moitié des flancs.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Cette espèce présente de grandes analogies avec Schlünbachia Boreaui : elle en diffère par des côtes moins nombreuses, plus espacées, toujours simples, sans tubercule ombilical et présentant vers le m:ilieu de leur longueur des tubercules épineux qui n’existent pas dans cette dernière espèce. Le bord externe est fort différent, car dans Schl. Boreaui il existe une quille saïllante bordée de deux sillons.

Habitat. — Calcaires glauconieux de la base de l'étage comiacien de la

Dordogne : assise K de M. Arnaud.

HOPLITIDÉS. 11]

Échantillon examiné. — Un seul (collection Arnaud) provenant des environs de Périgueux, première tranchée de la ligne de Coutras.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche IT.

Fi. 4°, — Individu (collection Arnaud) type de l'espèce, vu de côté. ; Calcaires glauconieux de l'étage coniacien inférieur (assise K de M. Arnaud); première tranchée de la ligne de Périgueux à Coutras, à la sortie de Périgueux.

Frc. 2. — Le même, vu du côté ventral.

SCHLÔNBACHIA BOREAUL. A. DE GROSSOUVRE, n. sp. (PL. VII, fig. 3.)

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours embrassants, croissant assez rapidement, à flancs presque plats, à bord externe arrondi, portant en son milieu une quille mince saillante, bordée de deux sillons.

Ombilic médiocre, à paroi verticale, à pourtour anguleux.

La coquille est ornée de côtes arrondies, flexueuses, assez serrées, partant généralement par paires d’un tubercule qui fait lépèrement saillie à l’intérieur de l'ombilic. Elles sont infléchies en avant et présentent, vers le milieu des flancs, une légère surélévation à partir de laquelle elles se rejettent un peu en arrière. Les côtes tantôt restent simples, tantôt se bifurquent au pont d’inflexion. En arrivant sur le bord externe, elles se surélèvent et s’infléchissent en même temps plus fortement en avant, pour s'arrêter à une petite distance des sions.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Cette espèce n’a que de lointaines analogies avec Barroisia Haberfellneri et avec Ammonites Neptuni; j'ai indiqué précédemment comment elle diffère de Schl. Nanclasi, avec lequel elle présente quelques rapports.

Habitat. — Calcaires blancs cristallins du coniacien moyen : assise L! de

M. Arnaud.

Echantillon examiné. — Un seul (collection Arnaud) des environs de Cognac.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche VII.

Fig. 3°. — Individu {collection Arnaud) type de l'espèce, vu de côté. Calcaires durs du coniacien moyen : assise L1 de M. Arnaud. Environs de Cognac (Charente).

Fi. 32. — Le même, vu du côté ventral.

SCHLOÔNBACHIA FOURNIERI. A. DE GROSSOUVRE, n. sp (PI. XXXV, fig. 1.)

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours embrassants, se recouvrant environ sur les Me tiers de leur hauteur, s’accroissant plus rapidement en hauteur qu’en épaisseur.

Ombilic de grandeur médiocre, à paroi verticale, nettement séparée des flancs par un pourtour anguleux.

Bord externe arrondi, pmcé et muni en son milieu d’une petite quille séparée des flancs par une surface lisse.

Flancs peu convexes, presque plats.

Section des tours subquadrangulaire, beaucoup plus haute que large.

La coquille est ornée de côtes partant d'un petit tubercule allongé placé tout contre le pourtour de l'ombilic : ces côtes, obliques en avant, s’atténuent très rapidement, rebroussent un peu en arrière au-dessous de la mi-hauteur des flancs, reparaissent plus distinctes sur la région externe et se terminent à une petite distance du méplat qui borde la quille siphonale par des tubercules légèrement allongés dans le sens de l’enroulement. De distance en distance se détache par bifurcation obscure, un peu au-dessous du point de rebroussement, une côte intercalaire ayant sensiblement la même allure qu'elle.

Toutes ces côtes sont très régulièrement distribuées; un peu avant la fin de la partie cloisonnée de la coquille, on aperçoit une légère dépression du test dans le sens transverse.

Sur. la dernière loge de l'échantillon examiné, l’ornementation diffère complètement de celles-des tours précédents : elle consiste en sillons larges,

HOPLITIDÉS. 113

ayant la mème allure que les côtes, c’est-à-dire obliques en avant et flexueux en forme d'S très allongé. Sur le bord de l'ombilic, ces sillons délimitent des parties surélevées, d’où partent des stries flexueuses qui viennent s'arrêter à l'arête limitant le mébplat latéral de la quille siphonale. Quelques-unes de ces stries se termiment par de petits tubercules, beaucoup moins accentués que ceux de la partie cloisonnée.

Cloisons. — La ligne suturale de cette espèce présente les caractères du genre Schlôünbachia, comme on peut s’en assurer en comparant le dessin de sa cloison, relevé par M. Douvillé, avec celui de la cloison de ScAl. varians, que j'ai donné plus haut.

Fig. 47.

ETS

Schlünbachia Fournieri (gros. — 4), dessin de M. Douvillé us l'échantillon représenté pl. XXXV, fig. 1.

an E-

Le lobe latéral se termine en pointe et est plus profond que le lobe siphonal; la première selle latérale est divisée en trois parties par deux lobules principaux, et la partie médiane de cette selle est elle-même subdivisée par un lobule de moindre importance que les précédents.

Rapports et différences. — Cette espèce me parait être une mutation de Schlônbachia Goupih, d'Orbigny, de l'étage turonien : elle se rattache à ce type aussi bien par sa forme générale que par son ornementation. Elle s’en distingue facilement par la présence de ‘tubercules sur le bord ombilical et sur le pourtour externe.

Gisement. — Le bel échantillon que J'ai fait figurer provient du département de la Charente, mais son gisement précis est inconnu. Î est constitué par une roche calcaire assez dure et compacte, d’un blanc légèrement

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jaunâtre, renfermant des bryozoaires. Je ne connais de roches analogues que dans les assises Li et M de M. Arnaud. Comme il existe dans les Corbières une forme très voisine, mais néanmoins différente, que Je vais décrire, dont le gisement correspond à peu près aux couches limites des assises M et N, on peut de ce fait conclure que l'échantillon de la Charente n'appartient pas à ces assises et que dès lors il doit, avec beaucoup de vraisemblance, être ! classé dans l’assise L', c’est-à-dire dans la partie moyenne de l'étage comiacien.

Échantillon examiné. — Un seul (collection Fournier).

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXXV.

Fic. °. — Individu (collection Fournier) vu de côté pour montrer l'ornementation des flancs.

Calcaires blanchâtres à bryozoaires de la Charente. Gisement précis inconnu.

Fic. 1. — Le même, vu du côté ventral, en arrière.

Fic. 1° — Le même, vu du côté ventral, la bouche en avant.

SCHLÔNBACHIA BERTRANDI. A. DE GROSsOUVRE, n. sp.

(PL XXIX, fig. 6; pl. XXXVIIT, fig. 1.)

Cette espèce est à peu près identique à la précédente comme forme, et son ornementation est également si voisine de celle-ci que la distinction des deux espèces, quoique réelle, est assez délicate.

On voit cependant que dans Schl. Bertrandi les surélévations ombilicales sont beaucoup plus accentuées et ndividualisées que dans l’espèce précédente et qu'elles constituent de véritables tubercules très saillants et presque ronds. Les côtes, bien qu’affaiblies dans la région médiane des flancs, y sont cependant mieux marquées. Les tubercules externes sont aussi plus accentués et surtout plus franchement allongés dans le sens de la spirale d'enroulement; les côtes se prolongent au delà de ces tubercules jusqu’au méplat lisse qui borde la quille par une partie affaiblie, arquée, très large et très oblique en avant.

L'échantillon figuré planche XXXVIIT, fig. 1, possède sa dernière loge, qui occupe près des trois quarts de la longueur du dernier tour. L'ornemen-

HOPLITIDES. 115

tation y est fort différente de celle de la dernière loge de Schl. Fournieri; elle est identique à celle de la partie cloisonnée, seulement elle va en diminuant progressivement de vigueur depuis le commencement de la loge jusqu'à son extrémité et on n’y voit pas les sillons transverses de l’autre espèce.

Sur le grand échantillon de la planche XXXVIIT, on observe que le nombre des tubercules ombilicaux, faible sur les premiers tours visibles (5 à 6 au plus), va ensuite en augmentant considérablement. Ce caractère paraît très variable, car j'ai d’autres échantillons, de petite taille, qui montrent un nombre bien plus considérable de tubercules ombilicaux : amsi l’un d'eux, de 35 millimètres de diamètre seulement, en a déjà une quinzaine sur le dernier tour.

Cloisons. — Le grand échantillon, à l’état ferrugmeux, laisse apercevoir le dessm des cloisons d’une manière suffisante pour que l'on puisse se rendre compte qu'elles sont fort voisines de celles de l’espèce précédente.

Habitat. — Cette espèce appartient comme la précédente à la série de Schlénbachia Goupili : elle constitue une mutation plus récente qui n'est pas rare dans les environs de Sougraignes (Aude), où elle se trouve dans les calcaires marneux à Lima marticensis et Placenhceras syrtale, immédiatement au-dessus des marnes bleues à Mortoniceras texanum. Elle est le plus souvent en fragments et très empâtée dans la gangue.

Échantillons examinés. — Huit échantillons (collection A. de Grossouvre) provenant du chemin de Sougraignes aux Croutets et du ravin au nord de Sougraignes.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXIX.

Fig. 6. — Individu (collection A. de Grossouvre) vu de côte. Calcaires marneux jaunes à Lima marticensis situés immédiatement au-

dessus des marnes bleues à Mortoniceras texanum sur le chemin de Sougraignes aux Croutets (Aude).

Fig. 6°. — Le même, vu du côté ventral.

Planche XXXVIII.

Fic. 1. — Individu (collection A. de Grossouvre) type de l’espèce, vu de côté. Marnes bleues du ravin situé au nord de Sougraignes (Aude).

Genre HOPLITES. Neumayr.

Ce genre a été créé en 1875 par Neumayr. Il renferme des formes généralement à ombilic étroit et à tours élevés dont le bord externe est tronqué : l'ornementation consiste en côtes obliques, atténuées où mème interrompues sur le bord externe et terminées par une surélévation ou un tubercule oblique. ;

La cloison présente bien les caractères indiqués précédemment pour la famille des Hoplitidés : la première selle latérale est fort large. Le prenner lobe latéral terminé en pointe est dissymétrique et les lobules situés du côté externe sont en général assez développés.

Je donne à titre d'exemple la cloison de Hoplites splendens.

ni? 7 we 1

Hoplites splendens (gros. = 4,5), d'après Douvillé, B. S. G. F., 3°, XVIII, p. 289.

HOPLITES GOSSELETI. À. pe GROSSOUVRE, n. sp.

(PI. XXXVI, fig. 1.)

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours peu embrassants, croissant rapidement en hauteur.

Ombilic moyen, peu profond, se raccordant graduellement avec les flancs.

Flancs peu convexes.

Bord externe tronqué, étroit.

Section des tours ovale, très élevée, la largeur étant à peu près égale à la moitié de la hauteur et ayant sa plus grande valeur environ à mi-hauteur.

Les flancs sont ornés de côtes fortes, élevées, arrondies, séparées par des intervalles à peu près égaux à leur largeur.

HOPLITIDÉES. 117

Les côtes, prenant naissance sur le bord immédiat de l’ombilic, sont simples, radiales, presque droites et seulement un peu imfléchies en avant sur le premier tiers de leur hauteur à partir de l'ombilic. Entre elles, il s’en intercale, de distance en distance, une qui s’efface avant d'atteindre l'ombilic.

Toutes ces côtes présentent à une petite distance du bord externe un tubercule et se terminent à leur extrémité, sur l'arête qui limite le méplat siphonal, par un tubercule très saïllant constituant une véritable épine normale à ce méplat; celui-ci est donc encadré entre les deux rangées externes de tubercules.

Cette belle espèce présente de grandes analogies avec Hoplites coesfeldiensis, particulièrement avec l'individu que M. le docteur Schlüter a fait figurer en 1867 (Jüngsten Ammoncen Norddeutschlands, pl. T, fig. 1 et 4) et surtout avec celui qu'il a fait représenter en 1872 (Ceph. d. ob. deutsch. Kreide, pl. XX, fig. 1). Ceux-ci en diffèrent par leurs côtes beaucoup plus obliques en avant, partant par groupes de deux ou de trois d’un tubercule ombilical, alors que dans Hoplites Gosseleti les côtes sont simples et ne présentent aucune trace de tubercule ou de surélévation au bord de l’ombilic. De plus, la distance entre les deux tubercules externes est moins grande dans l'espèce de West-

phalie que dans celle des Corbières.

Gisement. — Le gisement précis de Hoplites Gosseleti ne m'est pas connu : il provient de la région comprise entre Bugarach et Soulatge.

Son niveau exact ne peut donc être établi et peut osciller entre les diverses zones du comacien ou du santonien : en tout cas on peut affirmer que cette espèce habite un horizon bien nettement inférieur à celui de H. coesfeldiensis et que sa présence dans les couches crétacées des Corbières constitue la première apparition dans l'Europe occidentale des formes de ce petit groupe.

EXPLICATION DES FIGURES, Planche XXXVI.

Fig. 1‘. — Individu (collection Gabelle) vu de côté pour montrer sés côtes simples radiales et presque droites, caractère qui distingue cette espèce de Hoplites coesfeldiensis.

Environs de Soulatge (Aude). Gisement inconnu.

Fic. 1. — Le même, section des tours.

HOPLITES VARI. ScnLürer, sp.

(PI. VIII, fig. 3; pl. IX, fig. 2 et 3.)

1859. Ammonites Marroti. Coquand, Synopsis des fossiles de la formation crétacée du sud-ouest de la France.

1867. Ammonites coesfeldiensis. Schlüter, p. parte, Jüngsten Ammoneen Norddeutschlands, p- 14; pl. I, fig. 2 et 3, non fig. 1 et 4.

1867. Ammonites costulosus. Schlüter, p. parte, Jüngsten Ammoneen Norddeutschlands, p. 17; pl. Il, fig. 1, non fig. 2, 5 et 4.

1872. Ammonites striato-costatus. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p- 69, pl. XX, fig. 1 et 4.

1876. Ammonites Vari. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 160.

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours embrassants, se recouvrant sur près des trois quarts de leur hauteur, croissant très rapidement surtout en hauteur.

Ombilic à paroi presque verticale séparé des flancs par un rebord anguleux à peine arrondi.

Flancs presque plats. |

Section des tours subquadrangulaire, un peu amincie dans la région siphonale.

La coquille est ornée de côtes fortes, surélevées sur le bord de l'ombiic, obliques et légèrement arquées en avant, puis revenant un peu en arrière pour s'infléchir de nouveau très fortement en avant sur le bord externe. À ce point d'inflexion elles portent un petit tubercule arrondi et se terminent sur la carène - qui limite le méplat ventral par un tubercule plus large, transverse et faisant saillie en dehors, de telle sorte que la région ventrale paraît excavée. Les tubercules externes se correspondent symétriquement sur les deux carènes latérales du méplat ventral. ;

Entre les côtes principales il s’en intercale une ou deux autres qui ne descendent pas jusqu’au bord de l’ombilic et disparaissent avant de l’atteindre, ou bien viennent se souder aux tubercules ombilicaux.

Cloisons. — Inconnues.

Rapports et différences. — Les échantillons de la craie du sud-ouest de la France me paraissent bien se rapporter à l'espèce décrite par M. le docteur

HOPLITIDÉS. 119

Schlüter et particulièrement à l'échantillon de la figure 2 de la planche I (Jüngsten Ammoneen) : comme cette forme s'écarte assez notablement des autres individus figurés, je propose, en reprenant le nom de Coquand, de la nommer Hoplites Vari, Schlüter, var. Marroti, Goquand.

Hoplites Vari se distingue de A. coesfeldiensis parce que ses tubercules les plus externes sont situés chacun à l'extrémité d’une côte, tandis que dans cette dernière espèce un tubercule externe correspond, au moins dans la prenuère période de développement, à plusieurs côtes. Le même caractère différencie H. Vari de H. dolbergensis, qui ne parait être que la variété de forme renflée de /1. coesfeldiensis.

H. lemfôrdensis, Schlüter, qui appartient au même groupe, s'en distingue aisément par ses tubercules plus nombreux formant plusieurs rangées.

Un des échantillons que j'ai sous les yeux montre une côte accessoire sans tubercule externe, rappelant aimsi l'échantillon (Jüngsten Ammoneen, pl. I, fig. 5), lequel me paraît pouvoir être considéré comme une forme de passage entre H. Vari et H. coesfeldiensis.

Observations. — M. le docteur Schlüter a créé en 1867, d’après une série d'échantillons de la craie de Coesfeld et Ahlen (Westphalie), deux espèces qu'il nomma Am. coesfeldiensis (pl. I, fig. 1 à 5) et Ammonites costulosus QUI CS END En 1872, ce savant distingua dans les formes qu'il avait comprises sos le nom d'A. coesfeldiensis deux types : 1l conserva seulement ce nom pour les échantillons des figures 1 et { et, en même temps, fit figurer de nouveaux exemplaires de cette espèce (pl. XVIF, fig. 1 à 3); dl donna le nom d’Am. striato-costatus aux échantillons des figures 2 et 3 et leur réunit celui de la figure 1 de la planche IT qu'il avait d’abord rapporté à Am. costulosus. Plus tard, en 1876, il remplaça le nom d’Am. striato-costatus, déjà employé par Meneghini, par celui d'Am. Vari.

Parmi les formes affines, M. le docteur Schlüter distmgua encore, en 1872, un nouveau type, Am. scaphitoïdes, et comme ce nom avait déjà été employé par Coquand, il le remplaça un peu plus tard par celui de Am. lem- Jérdensis. En 1876, il établit un nouveau type, Am. dolbergensis (pl. XLIV, fig. 1 à 4), pour des individus voisms d’A. coesfeldiensis que l'on peut, il me semble, considérer comme les variétés renflées de celui-ci.

On voit par cet exposé combien les formes dont il s’agit présentent d’affinités et peuvent jouer entre elles : 1l est donc très probable qu’elles ne

Sy

constituent réellement qu'une seule et bonne espèce dont le niveau stratigraphique est assez nettement marqué vers la partie moyenne de l'étage campanien.

J'a1 déja donné plus haut la synonymie relative à H. Vari, et je ne crois pas inutile de donner celle des H. coesfeldiensis et H. lemfôrdensis.

HOPLITES COESFELDIENSIS. Scenrürer, sp.

1867. Ammonites coesfeldiensis. Schlüter, p. parte, Jüngsten Ammoneen Norddeutschlands, p- 14, pl. [, fig. 1 et 4, non fig. 2 et 3.

1872. Ammonites coesfeldiensis. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 56, - pl. XVII, fig. 1 à 8.

1876. Ammonites coesfeldiensis. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 159,

pl. XLIV, fig. 5 à 7.

HOPLITES LEMFORDENSIS. Scrürer, sp.

1872. Ammonites scaphitoïdes. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p. 63, pl: XIX, fig. 1 et 2.

1872. Ammonites lemférdensis. Schlüter, Bericht uber die 29 Gener. Versammlung der natur: last. Ver. für Rheinland. É

1876. Ammonites lemfôrdensis. Schlüter, Cephalopoden der oberen deutschen Kreide, p: 160,

pl. XLIV, fig. 6 et 9.

Gisement. — Je ne connais Hoplites Vari, en France, que de l’Aquitaine où il habite la base de l’assise P# de M. Arnaud : Courgeac et Petingaud, près Montmoreau (Charente); Ribérac et Bouteille (Dordogne). H. Vari se trouve dans l'Allemagne du Nord à Ahlen, Wertberg près Hamm, Darup, Coesfeld (Westphalie) et Haldem, dans des couches qui appartiennent à la partie moyenne de la craie à Belemnitella mucronata.

Échantillons examinés. — Un échantillon (collection de l'École des mines) des environs de Ribérac (Dordogne).

. Une série d'échantillons (collections Arnaud, Boreau-Lajanadie, À. de Gros-

souvre) de Petingaud près Montmoreau (Charente), Ribérac et Bouteille

(Dordogne).

HOPLITIDÉS. 121

EXPLICATION DES FIGURES

Planche VIII.

Fic. 3°. — Individu (collection de l'École des mines) vu de côté: c'est l'échantillon que Coquand a pris comme type d'Am. Marroti.

Environs de Ribérac (Dordogne).

Fic. 32. — Le même, vu du côté ventral.

Planche IX,

FiG. 2°. — Individu (collection Arnaud) vu de côté. I se rapporte aussi complètement que possible aux figures 2 et 5 de la planche I, de M. le docteur Schlüter (Beitrag. zur Kennitniss der jüngsten Ammoneen).

Étage campanien : assise P° de M. Arnaud, Bouteille (Dordogne).

Fi. 22. — Le même, vu du côté ventral.

FiG. 3°. — Autre individu (collection Arnaud) vu de côté : assise P5 de M. Arnaud. Petingaud, près Montmoreau (Charente).

Fi. 3°. — Le même, vu du côté ventral; on voit qu'il existe sur le méplat ventral des côtes droites réunissant les tubercules externes de l'extrémité des côtes qui ornent les flancs.

HOPLITES LAFRESNAYET. D'Orsreny, sp,

(PL. XXII, fig. 4.)

1840. Ammonites Lafresnayeanus. D'Orbigny, Paléontologie française, terrains crétaces, I,

p-326; pl. XOVII, fig. 3 à 5.

Coquille discoïdale, comprimée.

Spire formée de tours assez embrassants, se recouvrant sur la moitié de leur hauteur et croissant assez rapidement.

Ombilic moyen, peu profond, à paroi verticale séparée des flancs par un pourtour presque anguleux.

Flancs presque plats.

Section des tours subquadrangulaire, ayant sa plus grande largeur au voisinage de l’ombulic.

Bord externe méplat.

IMPRIMERIE NATIONALE

La coquille est ornée de côtes peu nombreuses, très obliques en avant, légèrement flexueuses, surélevées ou subtuberculées sur le bord de l'ombilic : elles s’élargissent ensuite progressivement, s’aplatissent et se terminent sur le “bord externe par deux tubercules transverses très rapprochés; vers la fin du dernier tour de l'échantillon examiné, il n'existe plus qu'un seul tubercule à l'extrémité des côtes. fé

Le méplat ventral demeure lisse dans la partie comprise entre les tubercules latéraux.

Entre les côtes principales, il s'en mtercale en général une, rarement deux, prenant naissance à peu de distance de lombilic et s’élargissant progressivement comme les premières, pour se terminer comme elles par un ou deux tubercules transverses.

L'échantillon figuré, qui est la reproduction photographique du type de d'Orbigny, montre, un peu avant l'extrémité du dernier tour, un tubercule qui a pris un développement anormal et qui fait fortement saillie.

Cloisons. — Les cloisons sont peu distinctes sur l'échantillon examiné; le dessin qu'en a donné d'Orbigny est une restitution établie au moyen de détails pris sur plusieurs cloisons successives; il paraît néanmoins assez bien correspondre à la réalité.

Les cloisons se composent uniquement, en dehors du lobe externe, de deux lobes latéraux; ceux-ci sont à terminaison impaire et beaucoup plus étroits que les selles adjacentes. La selle externe est subdivisée par des lobules secondaires, dont deux beaucoup plus importants que les autres.

Fig. 49.

Hoplites Lafresnayei, d'après d'Orbigny, pl. XCVIT ’ fig: 5.

Rapports el différences. — Hoplites Lafresnayet se rapproche beaucoup des formes précédentes par son mode d'ornementation : il‘en° diffère principale-

HOPLITIDES. 123

ment par ce caractère que les deux tubercules externes situés à l'extrémité des côtes sont bien plus rapprochés que dans les autres espèces et placés sur le méplat ventral, au lieu de se trouver sur les flancs.

Habitat. — Assises supérieures de la craie à Belemnitella mucronata : craie à baculites de Fresville, près Valognes (Manche).

Échantillon examiné. — Un seul (collection de la Sorbonne) type de l’'es-

pèce de d'Orbigny.

EXPLICATION DES FIGURES

Planche XXII.

Fic. 4°. — Individu (collection de la Sorbonne), vu de côté, ayant servi de type à d'Orbigny pour l'établissement de cette espèce.

Calcaires à baculites du Cotentin; Fresville (Manche).

Fig. 4}, — Le même, vu du côté ventral, pour montrer les deux rangées de tubercules qui se trouvent de part et d'autre du bord ventral.

Genre PLACENTICERAS. Mer.

Ce genre, établi en 1870 par Meek (Proced. phil. Soc. Philadel., XI, P h29), a comme type Ammonttes placenta, Dekay. je

IL comprend, tel que je l’entends, des formes plates, au moins dans le jeune âge, discoïdes, à bord externe généralement tronqué et limité de chaque côté par une quille ou une ligne de tubercules.

La ligne suturale est composée d’un assez grand nombre d'éléments, d'autant plus que, comme l’a montré M. Douvillé), le premier lobe latéral s'est ouvert et a presque perdu son individualité propre par suite du développement anormal des deux lobules principaux qui subdivisent la selle externe ; ceux-ci, suffisamment différenciés, acquièrent alors l'importance des autres lobes et ne pourraient, plus en être distingués, si l’on ne remontait à leur origine. Le troisième lobe représente donc, en réalité, l'extrémité du premier lobe latéral, et d'habitude il descend un peu plus bas que les autres.

® Classification des Cératites de lu craie. Bul. Soc. géol. de France, 3° série, XIII, p: 282. 16,

Fig. 50.

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Placenticeras syrtale (gros. = 3,5), d'après l'échanullon représenté pl. V, fig. 3.

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