TABLEAU VI
Croissance totale et rendement des cultures de B. subtilis sur bouillon de cervelle de veau, en fonction de la concentration du milieu.
ponction Croissance totale Rendement TS Det 4 5,0 5,0 —18 % 2 12,0 6,0 457296 & 23,5 5.9 0,0 % 6 37.0 6.2 RU:
10 61,0 6,1 + 3,4% 14 81 5,8 — 1,7% 20 115 5,8 HATL Rendement moyen : 5,9.
On voit que les résultats sont identiques aux précédents. Cependant ils sont moins précis que dans le cas de B. coli, les écarts par rapport à la moyenne sont plus importants. La variabilité des maxima observés avec cette souche s’est du reste toujours montrée plus élevée qu'avec B. coli.
La phase exponentielle de la culture correspondant à la concentration la plus élevée dans l’expérience précédente (concentration 20) s’est prolongée jusqu’à la densité 80 (64 mg. sec par litre). Il est difficile, quelle que soit la concentration du milieu, de prolonger plus loin la croissance à taux constant. [l est donc probable qu’un autre facteur limitant s’introduit à partir de cette densité. Quoique je n’aie pas réalisé d'expériences destinées à identifier ce facteur, 1l
Ÿ QU Ê d G à à $ S LS)
Concentration ou milieu D GS) F1G. 6. — Croissance totale des cultures de B. subti-
lis en bouillon de cervelle de mouton, en fonction de la concentration du bouillon. Unités arbitraires.
paraît très probable que ce ralentissement est dû à une diffusion trop lente de l’oxygène dans le milieu, malgré l’agitation des fioles de culture. La relation linéaire entre la concentration du milieu et la croissance totale continue en effet de se vérifier au delà de cette limite. Il ne peut donc s’agir d’un facteur limitant proprement dit mais d’un «facteur de ralentissement ». Quoi qu’il en soit, il est certain qu’au-dessous de la densité 80 seul l’appauvrissement du milieu limite le taux de la croissance.
Détermination de la source alimentaire jouant le rôle limitant.
Dans les expériences qui viennent d’être décrites, on a considéré les aliments dans leur ensemble. Les expériences ont consisté à diluer un milieu complexe. Il est vraisemblable qu’au cours de la
à Mes
croissance l’une des sources alimentaires nécessaires à la vie des organismes disparaît avant les autres, et joue à elle seule le rôle de facteur limitant, les autres aliments se trouvant encore en excès alors que celui-là a disparu. Il est important, au point de vue pratique comme au point de vue théorique, de savoir quelle source alimentaire joue ce rôle. Il importe surtout de savoir s’il s’agit d’un aliment fournisseur d’énergie (source carbonée) ou non (source azotée ou phosphatée par exemple).
On peut montrer facilement qu’il s’agit de la source carbonée. En effet, si à une culture de B. coli ayant achevé sa croissance sur bouillon de cervelle de veau, on ajoute du glucose en concentration suffisante, la croissance reprend aussitôt, alors que l’addition d’une source azotée (WNÆ4CT) ou phosphatée (PO4KH?) ou de tout autre élément minéral ne produit aucun effet.
Expériences en milieux synthétiques.
On voit donc que, dans les milieux complexes utilisés, la limite de croissance est en fait imposée par la disparition d’un seul aliment, ou du moins du groupe de substances constituant la source carbonée. Les expériences suivantes ont été faites dans un milieu synthétique dont tous les constituants minéraux sont demeurés constants et où seule variait la concentration de l’unique source carbonée.
a) B. coli. — Pour la préparation des milieux v. p. 31. Les deux tableaux suivants résument la croissance de la souche sur deux glucides, dont un hexose (glucose) et un hexite (mannite). Les concentrations sont indiquées en milligrammes par litre. La croissance totale est donnée en unités néphélémétriques (colonne 2) et en milligrammes de substance sèche par litre (colonne 3).
Le rendement est exprimé en :
milligrammes de poids sec par litre concentration du glucide en mg. par litre